Une enquête nationale de l’Ordre des pharmaciens, réalisée auprès de plus de 3 000 professionnels, dresse un panorama du métier de pharmacien adjoint. Trois chiffres forts émergent, mais aussi trois chiffres préoccupants.
Trois chiffres qui montrent un attachement au métier de pharmacien adjoint
Trois quarts des professionnels sont satisfaits de leur métier de pharmacien adjoint, notamment du fait de la richesse des relations humaines avec leurs collègues et avec les patients.
Chez les moins de 40 ans, 42 % des pharmaciens adjoints souhaitent devenir titulaires et 29 % envisagent d’entrer au capital d’une officine sans changer de statut, preuves de leur volonté d’investissement à long terme.
Trois chiffres qui alertent sur les difficultés du pharmacien adjoint
45 % des pharmaciens adjoints disent avoir déjà été contraints de prendre une décision non conforme à la réglementation, sous l’effet de pressions (hiérarchie, patients ou prescripteurs). Un signal préoccupant sur leur indépendance.
57 % estiment que leur profession s’est dégradée ces cinq dernières années. Des patients de plus en plus agressifs, la hausse des pénuries de médicaments et, dans une moindre mesure, la surcharge de travail pèsent sur le moral des équipes.
31 % envisagent de quitter le métier dans les cinq prochaines années. Ce chiffre souligne un risque réel de désengagement si des réponses concrètes ne sont pas apportées rapidement. Parmi les propositions soumises par l’Ordre des pharmaciens aux répondants afin de renforcer la protection de leur indépendance professionnelle, plusieurs mesures ont été favorablement accueillies, dont la diffusion de supports pratiques comme des arbres décisionnels, la création d’une instance d’écoute, ou encore la mise en place de temps dédiés à la qualité.