Enora Martinez : En réalité, je cumule deux statuts. Je n’ai pas encore terminé mon internat et je ne peux pas encore m’installer, donc je continue ma formation avec des stages de consultation en cabinet libéral. Je terminerai mon cursus en novembre 2027. Je fais partie de la première promotion des Docteurs juniors dans ce qu’on appelle la quatrième année de médecine générale qui commence en novembre 2026. Mais je peux exercer comme remplaçante et en Mayenne, c’est très facile de trouver un cabinet pour faire du remplacement.
Enora Martinez : Je me suis naturellement tournée vers les médecins avec qui j’avais déjà travaillé dès le début de mon internat. On se connaît, je sais que ça se passera bien. Je sais comment le cabinet fonctionne, je connais l’organisation. Autre avantage, ils sont accessibles en voiture, je n’ai pas besoin de faire trois heures de route pour y aller. Ah oui, et je connais les logiciels métiers utilisés. Cela n’a peut-être l’air de rien, vu de l’extérieur, mais c’est une part très importante de l’exercice. Au final, c’est la somme de ces différents paramètres qui ont orienté mes choix.
Enora Martinez : Dans le cadre de mon internat, je suis au cabinet les mardis, mercredis et vendredis. En tant que médecin remplaçante, j’interviens essentiellement en maison médicale de garde de Mayenne, donc sur les horaires du soir à raison d’un ou deux créneaux par semaine, de 20h à 22h, dans le cadre de la permanence des soins ambulatoire.
Le reste de mon temps est consacré à la rédaction de mon mémoire de thèse, « La formation des internes de médecine générale sur l’IVG », pour l’obtention de mon doctorat qui me conférera mon diplôme de docteur.
Enora Martinez : Le statut de médecin remplaçant permet de pouvoir découvrir la médecine comme nous avons envie, nous, jeunes médecins, de la pratiquer. Ce qui n’est pas forcément le cas durant notre internat parce qu’on va se calquer assez naturellement sur la pratique des médecins qui nous forment.
À titre personnel, je me laisse encore quelque mois pour réfléchir. Mon conjoint est en Belgique, je vais voir ce qu’il est possible de faire : du transfrontalier avec des remplacements, exercer en Belgique directement... Ce sont des options à étudier.
Enora Martinez : Oui, c’est indéniable, cela permet une certaine autonomie. Tout comme le statut de médecin libéral d’ailleurs. Nous avons la possibilité de bouger, de choisir les contrats qui nous intéressent et qui vont pouvoir faciliter nos projets personnels en parallèle. Comparé à un statut de salarié classique ou à une première installation qui peut être lourde, le remplacement présente des avantages certains.
Enora Martinez : À vrai dire, je ne me suis pas encore vraiment penchée sur le sujet. Mais je crois savoir que c’est devenu moins compliqué. Des dispositifs ont été mis en place, notamment pour tout ce qui est Urssaf etc. Tout comme du côté de la Carmf, qui explique les procédures à suivre quand on est médecin remplaçant. En outre, généralement, on va remplacer dans les endroits où le courant passe bien avec le médecin remplacé, ce qui fait qu’on peut s’appuyer sur son expérience. Les remplacements en médecine générale, ce sont avant tout des relations humaines.
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