Depuis le 1er janvier 2026, le registre national des cancers est officiellement entré en vigueur en France. Jusqu’à présent, seuls les cancers d’enfants étaient recensés de manière exhaustive. Pour les adultes, la surveillance épidémiologique reposait sur des registres locaux ne couvrant qu’un quart du territoire.
Mieux suivre les cancers en France
Piloté par l’Institut national du cancer (Inca), ce registre va recueillir des données concernant l’ensemble des cas de cancers en France, de manière pseudonymisée (noms des patients non visibles). Il vise à nourrir les décisions de santé publique en termes de prévention, dépistage et prise en charge des malades, et à alimenter les équipes de recherche.
Les données recueillies de manière exhaustive, partout en France, permettront ainsi d’identifier les cancers les plus fréquents, les incidences des différents cancers selon les territoires, les populations les plus touchées… Il sera ainsi possible d’étudier les conséquences environnementales sur les cancers.
Un chantier de longue haleine
Il faudra plusieurs années pour que le registre national des cancers soit pleinement mis en œuvre. Le déploiement de ce projet de grande ampleur va se dérouler de manière progressive, dans le cadre de la stratégie décennale 2021-2030. Il s’appuiera notamment sur le pilotage par l’Inca des registres existants et la mise en place de nouvelles sources de données. Une des conditions de sa réussite : la mobilisation des producteurs de données.