« Des résultats encourageants » dans la lutte contre la désertification médicale, se félicite la Caisse nationale d’assurance maladie à l’occasion de la publication, début juin, du premier bilan annuel de l’Observatoire de l’accès aux soins, mis en place dans la convention médicale en décembre 2024.
On peut comprendre l’enthousiasme de la branche maladie de la Sécurité sociale. En effet, "après une baisse de 9,8% observée en 2024, qui avait conduit le nombre de primo-installations à un point bas sur la période récente, l'année 2025 est marquée par une nette reprise”, analyse la Cnam.
Une tendance amenée à se poursuivre
Au total, 2 810 médecins généralistes se sont ainsi installés pour la première fois en exercice libéral, contre 2 130 en 2024, soit une hausse de près de 32% sur l’année, quantifie la Cnam. Ce regain de la démographie des médecins généralistes en ville s’explique notamment par le relèvement significatif au cours de la décennie précédente du nombre de places ouvertes dans les facultés de médecine, détaille la Caisse. Qui ajoute : “ cette tendance positive devrait se poursuivre dans les mois et année à venir”.
À l’arrivée, cette progression porte le nombre de primo-installations à un niveau plus de deux fois supérieur à celui observé en 2012. Elle constitue un signal encourageant pour le renforcement de l'offre médicale de premier recours, résume, en substance, la Cnam.
Au chevet des populations les plus fragiles
Autre bonne nouvelle, ce sont les populations les plus en déshérence qui semblent le plus bénéficier de ce rebond démographique. En effet, la dynamique d’installation apparait “particulièrement favorable” dans les zones d’intervention prioritaires, explicite la Cnam. Ainsi, en 2025, 891 médecins généralistes s'y sont installés, soit près de 300 installations supplémentaires par rapport à 2024 et une hausse de près de 45% en un an.
“Ce résultat constitue ainsi une évolution particulièrement positive pour les territoires les plus fragiles. Elle participe à une meilleure répartition territoriale des médecins généralistes libéraux, au bénéfice des populations qui rencontrent les plus fortes difficultés d'accès aux soins”, analyse la Caisse. Pour mémoire, selon les données publiées par l’Observatoire de l’accès aux soins, les médecins de famille continuent d'assurer le suivi d'un nombre significatif de patients puisque, en 2025, la patientèle moyenne médecin traitant demeure stable. Elle se situe à 1 033 patients par praticien.
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Assistants médicaux et Services d’accès aux soins : des dispositifs en pleine dynamique
Parce que l'amélioration de l'accès aux soins ne repose pas seulement sur le nombre de professionnels de santé installés, mais aussi sur les organisations mises en place pour faciliter la prise en charge des patients et dégager du temps médical, la Cnam a étudié l’évolution du taux de recours aux assistants médicaux.
Verdict ? Au 31 décembre 2025, 9 304 contrats étaient signés, “soit une hausse marquée de 20% en un an”, observe la Caisse. Qui poursuit : depuis le lancement du dispositif en 2019, le nombre de contrats n'a cessé d'augmenter avec une dynamique toujours soutenue, permettant à un nombre croissant de médecins de bénéficier de cette aide au quotidien et de dégager du temps médical pour la prise en charge de leurs patients.
Autre motif de satisfaction : le déploiement du Service d'accès aux soins (SAS) qui atteint également un niveau très élevé. Fin 2025, 98,5% de la population française était couverte par ce dispositif, contre 96,5% un an auparavant, recense la Cnam. Cette couverture désormais quasi généralisée constitue une étape importante pour améliorer l'accès aux soins non programmés sur l'ensemble du territoire.
Pour mémoire, le SAS a été conçu comme un service universel d’accès aux soins dans le cadre du Pacte de refondation des urgences de 2019. Il englobe, désormais, la régulation des SAMU-centre 15 et vise à assurer une réponse (H24, 7j/7) à une demande de soins urgents et/ou non programmés lorsque l’accès au médecin traitant n’est pas possible en première intention.
* Observatoire de l'accès aux soins : https://data.ameli.fr/pages/acces-aux-soins/