Le secteur pharmaceutique connaît des transformations notamment sous l’effet de la digitalisation. À l’échelle internationale, les modèles d’officine diffèrent sensiblement.
En France, le maillage officinal dense et la régulation stricte garantissent un accès de proximité aux soins. Le pharmacien y joue un rôle central, à la fois dans la dispensation et la prévention. La digitalisation progresse toutefois, avec l’essor de la téléconsultation en officine, de l’automatisation de la dispensation et des solutions de Click & Collect ou de casiers connectés. Malgré ces avancées, les officines doivent composer avec une concurrence accrue des pharmacies en ligne.
La diversité des modèles d’officine à l’international
À l’international, d’autres approches répondent aux mutations actuelles. Aux États-Unis, le modèle est dominé par de grandes chaînes, misant notamment sur des bornes automatiques de dispensation, via le scan d’une ordonnance. En Allemagne, les pharmacies indépendantes restent majoritaires, avec une montée progressive des ordonnances électroniques et un fort ancrage dans la prévention et le conseil santé. Le Royaume-Uni se distingue par une intégration poussée des pharmaciens dans le parcours de soins et l’autorisation pour certains pharmaciens de prescrire des médicaments pour des pathologies courantes. Enfin, le Japon illustre un modèle très technologique et très personnalisé avec une commande automatisée via des bornes interactives, rendue possible par une forte intégration entre pharmacies et hôpitaux.
Ainsi, trois grandes tendances se dessinent : la digitalisation (ordonnance électroniques, services Click & collect), la robotisation dans la gestion des stocks et la personnalisation de la relation patient. C’est dans ce contexte que les pharmaciens français doivent consolider leur rôle clé dans le parcours de soins.