Début novembre, l’Autorité de la concurrence a jugé Doctolib coupable d’abus de position dominante sur les marchés de la prise de rendez-vous en ligne et de la téléconsultation. Pour mémoire, ce jugement, rendu public le 6 novembre dernier, est le fruit de plusieurs années d’enquête et fait suite à la saisine, en 2019, de l’autorité administrative par Cegedim Santé, concurrent de Doctolib. Une saisine qui, en mars 2021, avait donné lieu à une perquisition dans les locaux de l’entreprise, leader de la prise de rendez-vous médicaux en ligne, pour faire la lumière sur ces accusations.
À l’arrivée, parmi les griefs retenus à l’encontre de la licorne française, l’Autorité de la concurrence reproche à Doctolib d’avoir intégré dans ses contrats d’abonnement, à partir de 2013 et jusqu’en septembre 2023, des clauses d’exclusivité interdisant ou dissuadant ses clients d’utiliser d’autres services concurrents.
Dans la foulée du prononcé du jugement, Doctolib qui conteste fermement sa position dominante, a annoncé faire appel et déclaré par voie de presse que la décision de l’Autorité de la concurrence, « présente une lecture erronée de notre activité, et de notre secteur » (…)
« Malgré notre fort usage par le grand public, Doctolib est un acteur récent dans le secteur des logiciels pour les soignants (3 fois plus petit que nos concurrents européens) et n’équipe aujourd’hui que 30 % des soignants français (10 % en 2019 au moment de la plainte) », argumente la licorne française.