La succession des épisodes caniculaires depuis le printemps 2026 place les professionnels de santé de proximité dans une position clé. En contact régulier avec leurs patients, les kinésithérapeutes disposent d'une connaissance fine de leur situation et de leur environnement ; c’est un atout précieux pour identifier les situations à risque avant qu'elles ne deviennent critiques.
Repérer et orienter
Le premier réflexe est le repérage des patients isolés ou vulnérables : personne âgée vivant seule, personne en situation de handicap, femme enceinte… Si ce n'est pas déjà fait, il est utile de les inciter à s'inscrire sur le registre canicule de leur mairie, qui permet aux services municipaux de les contacter en cas de forte chaleur, pour s’assurer qu’elles n’ont pas besoin d’aide.
Adapter la prise en charge
Lors des pics de chaleur, le télésoin constitue une alternative pertinente pour assurer la continuité des soins tout en évitant des déplacements éprouvants, notamment pour les patients les plus fragiles (lire notre article : Télésoin: ce que tout kinésithérapeute doit savoir avant de se lancer).
Relayer les messages de prévention
Les kinésithérapeutes participent également à la sensibilisation de leurs patients aux bons gestes : hydratation régulière, maintien au frais, limitation des efforts physiques et surveillance des signes d'alerte. En cas de besoin, trois contacts essentiels à rappeler aux patients : Canicule info service au 0 800 06 66 66 (appel gratuit), le 15 (Samu) ou le 18 (pompiers) pour les urgences, et enfin, pour les conseils pratiques, le site géré par Santé publique France vivre-avec-la-chaleur.fr.