Les dernières actualités . Mot clé : vaccin

Mieux prévenir le cancer du col de l'utérus

publiée le 18 décembre 2019

Le dépistage du cancer du col de l’utérus va bientôt être systématisé au niveau national. L’objectif : augmenter significativement le taux de couverture et résoudre les inégalités territoriales. Où en est-on aujourd’hui du dépistage ?

En France métropolitaine, chaque année, le cancer du col de l’utérus est diagnostiqué pour près de 3 000 femmes, et cause 1 100 décès. C’est pourtant le cancer qui peut être le plus efficacement contrôlé grâce à une double prévention : la vaccination contre le virus du papillome humain (HPV) et le dépistage. Celui-ci permet de détecter et traiter les lésions précancéreuses avant qu’elles se transforment en cancer. 
Rappelons que le cancer du col de l’utérus est attribuable dans presque 100% des cas à une infection à papillomavirus humains transmise par voie sexuelle. 8 femmes sur 10 sont exposées à la maladie au cours de leur vie.

Objectif : dépister la maladie auprès de 80% des femmes concernées

Déclaré priorité de santé publique par l’OMS, le cancer du col de l’utérus va désormais faire l’objet d’un dépistage organisé, qui en train d’être déployé partout en France. Ce programme national vise à atteindre une couverture de 80% des femmes de 25 à 65 ans, et à réduire les inégalités d’accès à ce dépistage. Au final, il s’agit de faire diminuer de 30% à la fois l’incidence du cancer et le taux de mortalité à 10 ans.

Jusqu’à présent, le dépistage (par frottis) dépendait d’une décision individuelle. Demain, grâce au programme organisé au niveau national, toutes les femmes de 25 à 65 ans qui n’ont pas fait de dépistage au cours des 3 dernières années recevront un courrier les invitant à consulter un professionnel de santé (sage-femme, médecin généraliste, gynécologue) pour réaliser un dépistage. 

À l’occasion de la mise en place de ce programme, Santé publique France a publié en septembre dernier des données récentes sur la prévention du cancer du col de l’utérus. Elles montrent que la prévention actuelle est insuffisante. Seules 60% des femmes de 25 à 65 ans se font dépister régulièrement et le recours au dépistage diminue fortement avec l’âge à partir de 50 ans. Le taux de couverture tombe à 44% chez les 60-65 ans.*



Les données révèlent aussi de fortes disparités géographiques avec des taux de dépistage qui varient de 42 à 68%. Les taux les plus faibles sont observés en Guadeloupe, Guyane, Martine et Mayotte ainsi que dans les Hauts-de-France, en Normandie, en Ile-de-France et en Centre-Val de Loire. Les taux les plus élevés concernent les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. A noter que la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur figure aussi parmi les zones de plus forte incidence du cancer du col de l’utérus. 

La vaccination anti-HPV est trop faible en France

Quant à la couverture vaccinale des adolescentes contre le HPV, elle est inférieure à 30%. C’est l’une des plus faibles d’Europe. Le Plan Cancer 2014-2019 a fixé l’objectif de vacciner 60% des jeunes filles dès l’âge de 11 ans. La vaccination HPV relève d’une décision individuelle, surtout de la part des parents. Les professionnels de santé ont un rôle primordial d’information et de sensibilisation.
Rappelons que les hommes sont également infectés par les papillomavirus humains. La Haute autorité de santé porte actuellement une recommandation en faveur d’un élargissement de la vaccination contre les HPV à tous les garçons de 11 à 14 ans. Ainsi la vaccination pourrait être généralisée à tous les adolescents dans les prochains mois.


Campagne de vaccination antigrippale

publiée le 15 novembre 2019

Votre patient n’a pas reçu de bon de prise en charge pour la vaccination antigrippale ? Il est possible qu’il puisse tout de même bénéficier d’un vaccin antigrippe gratuit. Explications.

Cette année, les modalités pratiques de la campagne nationale de vaccination antigrippale ont changé. Premier changement : les sages-femmes ainsi que les pharmaciens volontaires peuvent désormais réaliser les injections. Les sages-femmes peuvent vacciner les femmes enceintes et l’entourage d’un nourrisson ; quant aux pharmaciens, ils ne peuvent pas vacciner les personnes mineures.

Qui peut bénéficier du bon de prise en charge totale du vaccin antigrippal ?

Second changement : l’Assurance maladie a envoyé un bon de prise en charge aux adultes pouvant bénéficier d’un vaccin antigrippal gratuit, notamment les personnes âgées à partir de 65 ans, et les patients atteints de certaines maladies chroniques comme le diabète.
Cependant, certaines personnes éligibles au vaccin antigrippal gratuit n’ont pas pu être identifiées par l’Assurance Maladie. C’est le cas par exemple des femmes enceintes, des personnes obèses dont l’IMC est supérieur ou égal à 40, ou encore de l’entourage familial des personnes immunodéprimées et des nourrissons à risque de grippe grave. Il faut savoir que l’entourage dit familial comprend non seulement les membres de la famille qui résident sous le même toit, mais également tous les contacts réguliers de la personne, par exemple l’assistant maternel dans le cas d’un nourrisson. D’où l’impossibilité à identifier toutes les personnes éligibles au vaccin gratuit. Pour ces personnes, les médecins peuvent prescrire le vaccin antigrippal avec un bon de prise en charge vierge, téléchargeable sur l’espace amelipro.

À noter : la prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie concerne le vaccin antigrippal mais pas l’injection. La prise en charge de l'injection du vaccin concerne uniquement les patients en affection de longue durée (ALD) pour laquelle le vaccin antigrippal est recommandé, ou bien au titre de l'assurance maternité (à partir du 6e mois de grossesse).

Nouvelles vaccinations obligatoires

publiée le 06 février 2018

Fiche conseil 👍

Malgré les polémiques, l’obligation vaccinale a été étendue de 3 à 11 vaccins pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018.
La Médicale fait le point sur les nouveautés du calendrier vaccinal et sur la conduite à tenir face aux résistances de certains parents.

Quels sont les Professionnels de Santé concernés ?

  • En premier lieu : les médecins généralistes, les pédiatres mais aussi les sages-femmes. Les infirmiers peuvent vacciner sur prescription d’un médecin.
  • Bon à savoir : vous pouvez également orienter les parents vers un centre de vaccination ou de Protection maternelle et infantile (PMI) où ils pourront faire vacciner leur enfant gratuitement.

Quels sont les 8 nouveaux vaccins obligatoires ?

  • Alors que la couverture vaccinale en France diminue depuis plusieurs années, on constate que certains virus comme celui de la rougeole réapparaissent. Le ministère de la Santé a donc décidé de frapper fort en rendant obligatoires pour tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 huit vaccins jusqu’alors simplement recommandés.
  • Désormais, tous les bébés nés à partir du 1er janvier 2018 doivent être vaccinés dans leurs dix-huit premiers mois contre la coqueluche, l’Haemophilus influenza b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole. En plus des traditionnels diphtérie-tétanos-polio.
  • Cette obligation conditionne leur entrée ou leur maintien en collectivité. Les enfants nés avant le 1er janvier 2018 ne sont pas soumis à cette obligation.

Le carnet de santé est-il maintenu ?

  • Oui, tous les vaccins doivent être notés sur le carnet de santé comme auparavant, mais il est prévu des certificats de santé pour les moins de deux ans. Ces documents seront présentés pour toute admission en crèche, école…

Que faire face à un refus de vaccination ?

  • Pas grand-chose… Si ce n’est de tenter de sensibiliser les parents ! En effet, ils sont libres de leur choix, mais il n’est pas inutile de leur rappeler que si leur enfant non vacciné en contamine un autre, ils peuvent être poursuivis pénalement.
  • La recommandation de La Médicale :
    • Invitez les parents à se rendre sur le site vaccination-info-service.fr très pédagogique.
    • Gardez la notification de ce refus, dans vos tablettes, sur papier libre ou dans le dossier patient.

Un soignant habilité peut-il refuser de vacciner ?

  • En théorie non, mais en pratique oui. Vous êtes soumis au Code de déontologie et devez donc informer clairement les parents de votre décision et renvoyer ceux-ci vers un autre confrère ou un centre de PMI.
  • En cas de contre-indication à la vaccination, vous devrez rédiger un certificat de contre-indication provisoire ou définitif (ce qui demeure très rare). Comme dans toute rédaction d’un certificat médical, vous êtes soumis au secret médical.
Par conséquent, l’établissement d’accueil des enfants de moins de deux ans, ne peut pas contraindre les parents à donner les raisons médicales de contre-indication pour leur enfant.

 Les chiffres :
  • 30% des adultes ne sont pas à jour du rappel DTP (diphtérie-tétanos-polio) source : INPS
  • 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France entre 2008 et 2016.
 La date :
  • La Semaine de la vaccination 2018 a lieu du 23 au 29 avril 2018.

     1  

Contactez-nous

La Médicale propose des solutions d'assurances dédiées aux professionnels de la santé : Responsabilité Civile Professionnelle, Prévoyance, Multirisque Professionnelle mais aussi Santé, Auto, Habitation, Assurance Emprunteur... Quelle que soit votre activité, découvrez l'ensemble des offres de La Médicale pour vous couvrir aussi bien dans votre vie professionnelle que privée.