Assistant médical, un nouveau métier

Publiée 21 juin 2019

médecins libéraux 

Après cinq mois de négociations, l’Assurance maladie et les trois principaux syndicats de médecins libéraux ont signé un accord le 20 juin qui officialise le nouveau métier d’assistant médical. Rappelons que cette mesure vise à décharger les médecins de tâches chronophages afin qu’ils puissent recevoir davantage de patients. Ainsi, l’assurance maladie versera une subvention aux médecins ayant recruté un assistant médical, mais en contrepartie les praticiens s’engageront à augmenter leur patientèle.

Quelles tâches confier à un assistant médical ?

Il reviendra à chaque médecin de définir, selon ses besoins, les tâches à confier à l’assistant médical. Le champ des possibles est large : soutien administratif, accompagnement de la consultation, coordination avec les autres acteurs de la santé.

Les tâches administratives consisteront par exemple à accueillir le patient, créer et gérer son dossier médical, recueillir et enregistrer les informations administratives et médicales…

Pendant une consultation, l’assistant médical pourra aider à l'habillage et au déshabillage, prendre les constantes (pesée, taille, tension artérielle), réaliser une vaccination, un test ou un dépistage, préparer et aider à la réalisation d'actes techniques comme un électrocardiogramme…

Pour faciliter la coordination entre professionnels de santé, le médecin pourra également confier à l’assistant médical la prise de rendez-vous avec un médecin spécialiste, un infirmier, un masseur-kinésithérapeute…

Quel profil recruter pour un poste d’assistant médical ?

En attendant la création d'une école d'assistants médicaux, l'accord signé prévoit que les médecins puissent recruter dès septembre prochain des aides-soignants, infirmiers ou secrétaires. Ces assistants devront s’engager à suivre une formation (en cours de définition) dans un délai de 2 ans.

Quels médecins pourront bénéficier de la subvention ?

Tous les médecins libéraux sont concernés, quelle que soit la spécialité, à condition d’exercer en secteur 1 (sans dépassement d’honoraires) ou avec des tarifs maîtrisés (secteur 2 Optam / Optam-CO). Pour certaines spécialités (chirurgien, radiologue…), la subvention sera réservée aux zones déficitaires en praticiens.

Il est important de noter que l’aide financière dépend de deux conditions : avoir un nombre de patients suffisant (plus de 640 pour un généraliste par exemple) et exercer de manière regroupée (sauf en zones sousdotées). Dans le cas d’un médecin exerçant seul, en zone sousdotée, la subvention sera de 36 000 € la première année, 27 000 € la deuxième et 21 000 € la troisième.

Ne pas oublier que la contrepartie de l’aide financière sera de s'engager à augmenter sa patientèle (proportionnellement au niveau de financement reçu).

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