4 arrêts de travail sur 10 concernent la santé mentale
Selon le baromètre Workplace Options réalisé par Ipsos BVA en mars 2026, 43 % des arrêts de travail survenus dans les 12 derniers mois étaient liés, en tout ou partie, à un motif psychologique : épuisement professionnel et conflit au travail (21 %), problèmes de santé mentale hors travail (18 %), situation d'aidant (12 %) ou encore charge parentale (9 %).
Un cercle vicieux que le kinésithérapeute peut contribuer à briser
Le lien entre santé mentale et santé physique n'est plus à démontrer : douleurs chroniques, troubles musculo-squelettiques, atteintes fonctionnelles sont des manifestations fréquentes de l'épuisement professionnel. Le kinésithérapeute, par sa position de praticien de premier recours et sa relation de proximité avec le patient, est souvent l'un des premiers professionnels de santé à percevoir ces signaux.
Le chaînon manquant : l'accompagnement et l'orientation
L'étude révèle un paradoxe supplémentaire : 69 % des actifs ne connaissent pas les dispositifs d'accompagnement proposés par l'assureur de leur employeur, mais 81 % de ceux qui les connaissent déclarent les utiliser. Le besoin est donc réel, l'offre existe, mais l'information ne circule pas. C'est précisément dans cette brèche que le kinésithérapeute peut jouer un rôle d'orientation : repérer, écouter, et rediriger vers les ressources adaptées : médecin traitant, psychologue, médecine du travail. Dans un système de santé sous tension, cette capacité à orienter est aussi précieuse que celle de traiter.