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publiée le 15 octobre 2020

C’est le nombre d’internes recensés fin septembre, qui exerceront sous le nouveau statut de Docteur Junior* 

Le « big matching » a bien « matché » 

Cette nouvelle procédure d'affectation des internes, avant l'entrée dans la dernière phase du troisième cycle les transformant désormais en « docteurs juniors », s'est déroulée sans anicroche.

Pour mémoire, le « big matching » était prévu dans la réforme du troisième cycle des études médicales. Il s’agit d’un système d’appariement reposant sur un algorithme qui permet de croiser un poste ouvert avec un vœu d'interne et les choix des responsables de stage. La dernière phase de l'internat (d'une durée d'un an pour les spécialités médicales et de deux ans pour les spécialités chirurgicales), qui doit conduire le jeune praticien à une autonomie d'exercice, s’effectue donc désormais sous le statut de « docteur Junior ». Les internes de médecine générale ne sont pas concernés. 

Être pleinement à même d'exercer

La création de ce nouveau statut satisfait l’Intersyndicale nationale des internes (Isni). Comme l’expliquait cet été leur président, Justin Breysse, dans un entretien avec La Médicale : « la problématique de l’ancien système de formation, c’est qu’il y avait beaucoup trop d’internes qui recouraient à un poste d’assistant pour terminer leur formation. A la fin de son internat, on n’était pas en capacité d’exercer. C’était particulièrement formel dans le cadre des Diplômes d’Etudes Spécialisées complémentaires (DESC) comme par exemple la médecine d’urgence ou les spécialités chirurgicales pour lesquelles il fallait continuer à faire des semestres de formation ou en stage, alors qu’on avait terminé son internat. La logique du Docteur Junior, c’est de dire qu’à la fin de son cursus, quand on a obtenu le DES de sa spécialité, il faut qu’on soit pleinement à même d’exercer ».

*Source ISNI
 

Cumul emploi-retraite

publiée le 12 avril 2019

Au 1er janvier 2018, le dispositif de cumul emploi-retraite concerne 10% des médecins libéraux ou ayant une activité mixte, soit 12 000 praticiens. C’est presque 3 fois plus qu’il y a sept ans. 

Les médecins libéraux cumulant emploi et retraite cessent d’exercer à l’âge moyen de 69,5 ans

Une étude de la DREES* parue en décembre 2018 est riche en enseignements sur les médecins cumulant revenu d’activité et pension de retraite. On y apprend notamment qu’au-delà de 65 ans, deux tiers des médecins encore en activité sont des « cumulants ». Ils cessent d’exercer définitivement à l’âge moyen de 69,5 ans après avoir cumulé emploi et retraite pendant près de quatre ans. 

Le revenu global d’un retraité cumulant est similaire à celui d’un médecin libéral en activité

En moyenne, le revenu libéral imposable d’un cumulant est de 75 600 euros, auquel s’ajoute une pension moyenne de retraite de 40 000 euros. Au total, les revenus des cumulants sont ainsi quasiment équivalents à ceux des actifs non cumulants (cf. graphe ci-dessous). 
À noter que le revenu d’activité des femmes retraitées cumulantes est de 53 450 euros en moyenne, contre 81 140 pour les hommes (l’écart est comparable à celui existant parmi les médecins libéraux non retraités).



1 psychiatre sur 4 est un retraité qui continue à exercer

La proportion des médecins cumulants est très variable selon la spécialité et les territoires. Le cumul emploi-retraite concerne surtout les médecins spécialistes conventionnés en secteur 2, notamment les psychiatres. Et c’est à Paris que les médecins prolongent leur activité nettement plus longtemps qu’ailleurs.


*Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère des solidarités de la santé

Fiche conseil : le statut de médecin collaborateur libéral

publiée le 01 février 2019

Fiche conseil 👍


En faisant le choix d’une collaboration libérale, vous vous engagez à mettre à disposition d’un autre médecin, de même spécialité que vous, à la fois votre installation et une partie de votre clientèle. En contrepartie, le collaborateur vous verse une rétrocession. Avantages, inconvénients, contraintes ? On fait le point.   

Ce mode d’exercice est de plus en plus choisi par les jeunes médecins car il évite d’investir tout de suite dans un cabinet, et leur permet de bénéficier d’un accompagnement de la part du médecin titulaire. Il faut bien comprendre que, contrairement à un médecin remplaçant ou à un médecin collaborateur salarié, le médecin collaborateur libéral peut développer sa clientèle personnelle, en parallèle de la prise en charge d’une partie de vos patients. Sa clientèle propre est identifiée par la désignation du collaborateur libéral comme médecin traitant auprès de l’Assurance Maladie.

Le collaborateur libéral : un partenaire indépendant

Le médecin collaborateur libéral exerce en totale indépendance. Il perçoit donc directement ses propres honoraires et dispose d’ordonnances à son nom. Il peut apposer sa plaque professionnelle, déterminer ses plages horaires et jours de consultation, faire appel à un médecin remplaçant en cas d’absence… 
Mais alors, dans ces conditions, quels sont vos avantages à collaborer ? S’agit-il uniquement d’optimiser vos frais en partageant votre local et votre matériel avec un confrère ? 

La collaboration libérale : idéale pour tester un futur associé ou en amont d’une transmission de votre cabinet

La collaboration libérale a bien d’autres avantages. C’est une manière de réduire votre charge de travail pour exercer de manière plus sereine. Vous pouvez aussi considérer la collaboration libérale comme une phase de test avec un futur associé, ou bien comme une phase transitoire de transmission progressive de votre cabinet.

Quels que soient les bénéfices attendus, vous devez garder à l’esprit qu’en cas de rupture du contrat, vous prenez le risque de créer une situation de concurrence si le médecin collaborateur décidait de s’installer à proximité de votre cabinet pour conserver la clientèle qu’il a commencé à développer.

Le contrat : une étape indispensable pour élaborer une collaboration gagnant-gagnant

Ainsi, tout l’enjeu d’une collaboration libérale maîtrisée repose sur le cadre formel du contrat de collaboration entre vous, le médecin titulaire, et votre partenaire, le collaborateur libéral. Ce document précise notamment :

  • la durée du contrat (indéterminée ou déterminée), et le cas échéant les conditions de son renouvellement
  • les modalités de la rémunération (redevance fixe ou proportionnelle au montant des honoraires perçus par le collaborateur libéral)
  • les conditions d'exercice (jours et horaires de consultation…) et de mise à disposition de l’installation (salle d’attente, secrétariat…). Rappelons que le médecin collaborateur libéral peut constituer sa clientèle personnelle ; vous devez donc lui en laisser le temps nécessaire
  • les conditions et les modalités de rupture du contrat.
Pour faciliter vos démarches, l’ordre des médecins met à votre disposition un contrat type.

Collaborateur libéral ou remplaçant : 3 différences clés
  • Le collaborateur libéral exerce en son nom propre. Le remplaçant exerce en lieu et place du titulaire du cabinet
  • Le collaborateur libéral peut exercer de manière simultanée au médecin titulaire, et dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. Le remplaçant pallie l’absence du médecin titulaire pendant une période donnée
  • Le collaborateur libéral est obligatoirement un médecin inscrit à l’Ordre. Un remplaçant peut être un étudiant en médecine, titulaire d’une licence de remplacement.

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