Les dernières actualités . Mot clé : santé

Communiqué Coronavirus

publiée le 17 juin 2020

Date de première publication 11 mars 2020
Dernière mise à jour le 13 mai 2020

SOMMAIRE



INFORMATIONS POUR CONTACTER VOTRE AGENCE


Nos agences sont désormais fermées au public et les rendez-vous en présentiel ne peuvent plus être assurés.

Nos agents restent disponibles pour toutes vos questions, demandes et sinistres par e-mail et par téléphone. Nous vous recommandons fortement de privilégier les e-mails en indiquant les coordonnées téléphoniques sur lesquelles vous serez joignable.


Merci pour votre compréhension.


Prise en charge de l'Assurance maladie

Dans le cadre de l’épidémie de coronavirus, l’Assurance maladie a annoncé sur son site la prise en charge à titre dérogatoire des indemnités journalières des professionnels de santé libéraux en cas d’interruption d’activité à partir du 1er février 2020.

Trois cas peuvent se présenter :
  • Le professionnel de santé libéral est atteint par le Coronavirus : l’Assurance maladie prend en charge la durée de l’arrêt de travail sans délai de carence
  • Le professionnel de santé doit respecter une période d’isolement : prise en charge de la durée de l’arrêt par l’Assurance maladie sans délai de carence
  • Le professionnel de santé libéral doit rester à domicile pour assurer la garde de son enfant concerné par une période d’isolement : prise en charge de la durée de l’arrêt par l’Assurance maladie sans délai de carence
Un conseiller du service médical est à votre disposition au 0811 707 133. Retrouvez toutes ces informations sous ce lien : https://www.ameli.fr/medecin/actualites/professionnels-de-sante-liberaux-exposes-au-coronavirus-prise-en-charge-des-ij

Nous saluons cette initiative et réaffirmons que le règlement des indemnités forfaitaires des contrats de prévoyance sera assuré conformément aux conditions particulières en cas de maladie avérée.

A titre dérogatoire, nous créons un fonds de solidarité pour indemniser également la période de confinement pour les professionnels de santé libéraux qui ont été en contact rapproché avec une personne diagnostiquée positive au coronavirus, sur présentation d’un arrêt de travail. Le versement des indemnités journalières se fera conformément au contrat, après expiration de la franchise maladie.

Pour autant, l’évolution de la maladie et le passage en phase épidémique font évoluer le dispositif puisque la quatorzaine pour « les cas contact » n’est pas maintenue (hors cas spécifiques). C’est pourquoi, depuis le 6 avril, nous avons décidé de réorienter le montant de cette allocation à de nouvelles actions en faveur des personnels de santé mobilisés pour combattre la propagation de l’épidémie.

Nous rappelons en outre qu’en cas d’hospitalisation en lien avec cette affection, la prise en charge est assurée dès le premier jour d’hospitalisation sous réserve des dispositions contractuelles.

Le Directeur Général de la Santé invite l’ensemble des professionnels de santé à s’inscrire à la liste de diffusion du site DGS-urgent pour avoir des informations régulières sur le Covid-19.
Votre agent général se tient à votre disposition pour toutes questions relatives à vos contrats d’assurance.

Vous êtes atteint du COVID-19

  • Vous êtes à domicile : votre contrat de prévoyance s’applique conformément à vos dispositions contractuelles, sur présentation d’un arrêt de travail
  • Vous êtes hospitalisé : votre prise en charge est assurée dès le premier jour d'hospitalisation sous réserve des dispositions contractuelles

Prise en charge des personnes fragiles

Par solidarité avec les personnes fragiles*, placées en arrêt de travail à titre préventif conformément aux recommandations du site declare.ameli.fr de l'Assurance maladie, nous prenons en charge, au titre des contrats, les indemnités journalières.
Cette mesure s’applique à compter du 13 mars dans la limite de 21 jours d’arrêt de travail, dans les mêmes conditions qu’un arrêt de travail pour maladie prescrit par un médecin.

La Médicale prend en charge l’indemnisation des personnes fragiles jusqu’au 21ème jour, en tenant compte du niveau de franchise souscrit.
Le service declare.ameli.fr est ouvert depuis le 25 mars 2020 aux professionnels de santé qui peuvent utiliser ce site pour demander un arrêt de travail quand leur état de santé justifie qu’ils soient préventivement confinés à leur domicile.
Le contrat de prévoyance de La Médicale s'applique conformément aux garanties souscrites (indemnités forfaitaires et franchise, hors frais généraux).

* femmes enceintes dans leur 3ème trimestre, et personnes en ALD.


Vous êtes en isolement car avez été en contact avec une personne diagnostiquée positive au coronavirus

Depuis le 6 avril, « les cas contact » (hors exceptions) ne font plus l’objet de mise sous quatorzaine et d’arrêt de travail.

Vous devez rester à domicile car l'école de vos enfants est fermée

Vous êtes pris en charge par l'Assurance maladie sans aucun délai de carence. Votre contrat de Prévoyance s'applique uniquement en cas de maladie avérée.

Assurance emprunteur – Attestation de maintien en cas de report des échéances liées à votre crédit

Afin de réduire l’impact du confinement sur votre capacité à rembourser un crédit, des banques proposent à ce jour de reporter de plusieurs mois le prélèvement de leurs échéances de prêts.
En tant qu’assuré La Médicale, il vous est possible d’obtenir une attestation à destination de votre organisme bancaire qui notifie que l’assurance du crédit est prolongée d’autant.
Nous vous invitons à contacter par mail votre agence afin d’obtenir cette attestation. 

Assouplissement des modalités de paiement 

Afin de limiter l’impact financier de cette crise sur ses assurés, La Médicale vous propose de stopper momentanément vos prélèvements mensuels, et de les décaler de 3 ou 6 mois tout en passant au paiement par chèque ou paiement en ligne de votre cotisation sur le site internet de La Médicale, à compter de l’échéance de mai 2020. Des assouplissements concernant les délais de relance sont déjà appliqués avec un report de 90 jours sur la procédure réglementaire.
Nous vous invitons à contacter par mail votre agence pour la mise en place de ces nouvelles modalités.

Extension de la RCP

Vous mettez vos compétences au service des autres dans ce contexte sanitaire exceptionnel, en tant que libéral, hospitalier, salarié ou retraité ? La Médicale vous assure en étendant les garanties de votre contrat RCP au-delà de votre domaine de compétences et au-delà de l’exercice pour lequel vous êtes assuré :
  • Notre garantie RCP vous est acquise que vous vous mettiez bénévolement au service d’une structure de soins ou que vous soyez réquisitionné ou que vous soyez volontaire. Vous êtes couverts pour tous les actes que vous pratiquez (même en dehors de votre sphère de compétences habituelles), à titre exceptionnel, en cette période d'épidémie de Covid-19.
  • Notre garantie RCP est acquise à tous nos assurés, qui pratiquent les actes de télémédecine, dans leur sphère de compétences et dans le cadre des dispositions du code de la santé publique.
  • Notre garantie RCP est acquise à tous nos assurés autorisés légalement à pratiquer le télésoin, dans leur sphère de compétences et selon les dispositions réglementaires.
  • Pour nos clients retraités assurés en RCP, notre garantie est également étendue aux consultations qu'ils pourraient être amenés à effectuer dans ce contexte.
De plus, les praticiens assurés en RCP par La Médicale bénéficient d’un service d’assistance psychologique. En cas de maladie avérée pour vous ou l’un de vos proches, ou en cas de décès d’un patient n’hésitez pas à contacter le 0 810 31 01 02 (disponible du lundi au vendredi hors jours fériés, de 9h à 18h). 

Suite au confinement national, votre perte d'exploitation sera-t-elle couverte ?

Bien que la pandémie ne soit pas un évènement garanti, La Médicale, fidèle à ses valeurs de responsabilité, de loyauté et de proximité, a décidé de faire un geste extra contractuel exceptionnel à destination de ses assurés titulaires d’un contrat « Multirisque Pro » ou « Multirisque Cabinet Professionnel » avec garantie perte d’exploitation.
Ils bénéficieront d’une allocation forfaitaire déterminée en fonction de la profession exercée et du chiffre d’affaires déclaré.
La somme sera versée à partir du mois de juin sans aucune démarche à effectuer.
Nous vous invitons à contacter votre agent pour plus d’informations.

Ce sont près de 30 000 professionnels qui bénéficieront de cette mesure de solidarité.

Afin de soutenir la reprise économique, La Médicale contribue aussi au fonds de solidarité national via la FFA ainsi qu’aux actions de solidarité du Groupe Crédit Agricole.

RCP : votre Couverture pendant la période de confinement, et après le 11 mai


Compte-tenu de l’évolution de la situation sanitaire, notre garantie RCP reste acquise à tous nos assurés qui souhaitent reprendre une activité en cabinet afin de prodiguer les soins indispensables à leurs patients, ainsi qu’aux praticiens en établissement souhaitant exercer en-dehors de tout acte d’urgence. Cependant, nous vous recommandons de vous référer aux indications fournies par votre Ordre, l’ARS ou les Sociétés Savantes dont vous dépendez.
Dans ce contexte, il vous appartient d’être en mesure de prouver que vous respectez les mesures de sécurité ainsi que de mentionner dans le dossier du patient, le motif de sa prise en charge, estimée indispensable, en cette période de confinement.

Afin de vous accompagner dans cette reprise, La Médicale met à votre disposition deux documents relatifs à l'information -Spéciale COVID-19- qu'il pourrait être intéressant de remettre à vos patients. Nous attirons votre attention sur le fait que ces documents, par essence "généralistes", seront à adapter par vos soins en fonction de vos spécificités.
Il convient donc de s'en servir comme modèle et non pas de les dupliquer sans effectuer ce travail d'adaptation.





Dernière mise à jour le 13 mai 2020.



Tout savoir sur l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM)

publiée le 26 mai 2020

Agence d’évaluation, d’expertise et de décision, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a été créée par la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé.
C’est le 1er mai 2012 que l’ANSM se substitue à l’Agence française de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé (Afssaps) dont elle a repris les missions, les droits et les obligations. L’ANSM a également été dotée de responsabilités et de missions nouvelles, avec des pouvoirs et des moyens renforcés. Etablissement public placé sous la tutelle du ministère chargé de la santé, l’Agence est financée par « une subvention pour charge de service public » reçue de l’Etat. Selon les documents de l’ANSM, en 2016, le montant de cette subvention était de 137 M€. Initialement dirigée par le Pr Dominique Maraninchi, l’ANSM est, depuis le 1er février 2014, pilotée par le Dr Dominique Martin, qui en est le directeur général.

Une double mission

Au regard de ses statuts, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé assure deux missions centrales :
  • offrir un accès équitable à l’innovation pour tous les patients ;
  • garantir la sécurité des produits de santé tout au long de leur cycle de vie, depuis les essais initiaux jusqu’à la surveillance après autorisation de mise sur le marché.

Un large champ de compétence

Médicaments
  • Tous les médicaments (avant et après AMM) et matières premières
  • Médicaments dérivés du sang
  • Stupéfiants et psychotropes
  • Vaccins
  • Produits homéopathiques, à base de plantes et de préparations
  • Préparations magistrales et hospitalières
Produits biologiques
  • Organes, tissus, cellules utilisés à des fins thérapeutiques
  • Produits de thérapie cellulaire et génique
  • Produits sanguins labiles
  • Produits thérapeutiques annexes
Dispositifs médicaux
  • Thérapeutiques, de diagnostic, diagnostic in vitro, des plateaux techniques, logiciels médicaux
Produits cosmétiques et de tatouage    

Autres produits de santé
  • Biocides
Une action en matière de police sanitaire nationale 

L’ANSM procède à l’évaluation scientifique et technique de la qualité, de l’efficacité et la sécurité d’emploi des médicaments et produits biologiques ; à la surveillance continue des effets indésirables prévisibles ou inattendus des produits de santé ; à l’inspection des établissements exerçant des activités de fabrication, d’importation, de distribution, de pharmacovigilance et qui mènent des essais cliniques. 
L’agence veille également au contrôle en laboratoires pour libérer des lots de vaccins et de médicaments dérivés du sang. Le contrôle de produits présents sur le marché, prélevés lors d’inspections, saisis par les autorités judiciaires ou les douanes fait aussi partie de son domaine d’intervention. 
Avec pour corollaire, la prise décisions de police sanitaire pour le compte de l’Etat français :
  • autorisation de mise sur le marché (AMM), retrait ou suspension d’AMM
  • autorisation d’essais cliniques
  • autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative d’un médicament et ATU de cohorte
  • recommandations temporaires d’utilisation de spécialités pharmaceutiques
  • libération de lots de vaccins et de produits dérivés du sang
  • retrait de produit ou de lots
  • interdiction de dispositifs médicaux sur le marché français
  • autorisation d’importation
  • autorisation préalable ou interdiction de publicité

Transparence des travaux et harmonisation européenne

Enfin, L’ANSM rappelle dans ses présentations qu’elle « développe également l’information des patients et des professionnels de santé, (…) assure la transparence des travaux des différentes instances » (…) et « travaille en étroite collaboration avec les partenaires institutionnels (autres agences sanitaires, Agences régionales de santé (ARS), Assurance maladie…)*, les sociétés savantes des professionnels de santé et les associations de patients ».  

L’ANSM veut promouvoir « une vision française de la sécurité et de l’innovation en participant activement aux travaux normatifs et d’harmonisation de l’Union européenne ».


* L’initiative EPI-PHARE
Le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS), EPI-PHARE constitué fin 2018 par l’ANSM et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie est une structure d’expertise publique en pharmaco-épidémiologie des produits de santé et sécurité sanitaire, autonome et réactive. Elle coordonne et réalise des études de pharmaco-épidémiologie pour éclairer les pouvoirs publics dans la prise de décision et répond à la demande croissante d’études basées sur les données complexes et massives du Système national des données de santé (SNDS – ex SNIIRAM). A ce titre, le dernier travail d’EPI-PHARE sur l’évolution de l’usage des médicaments de ville dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 en France est un bon exemple de ses activités.

5 choses à savoir sur les jumeaux numériques

publiée le 11 mai 2020

Le recours au « jumeau numérique » provient de l’industrie. De premières applications ont vu le jour dans le domaine de la santé. Son potentiel dans la recherche médicale semble immense.

Voici cinq choses à savoir sur ce concept prometteur :

D'où vient cette expression ? 

Le « jumeau numérique » ou « digital twin » est un terme qui vient de l’industrie. Avant de produire une voiture ou un avion, les ingénieurs développent un premier prototype, qui est virtuel. Ce double numérique permet de reproduire les fonctionnalités de l’objet physique. Il est ainsi possible d’en simuler les performances dans un environnement réel.

Prédire pour mieux guérir 

Dans le domaine de la santé, il est aussi possible de concevoir un jumeau numérique. Ce n’est pas un robot ou une réplique d’une partie du corps fabriquée par une imprimante 3D, mais un ensemble de données, logées sur un ordinateur, qui correspond le plus fidèlement possible à l’organisme humain.
L’idée est par exemple de tester le traitement avant de l’administrer au patient. A la place des tests in vivo, on parle de tests in silico, en référence au silicium.

Quelles applications dans la santé ?

En voici plusieurs : 
  • Dans le cadre des anévrismes, il est possible de scanner l’aorte thoracique, afin de simuler le déploiement de l’endoprothèse et de l’adapter à la morphologie du patient. Le CHU de Saint Etienne et les chercheurs de l’Ecole des Mines de la même ville ont travaillé ensemble sur ce projet. Alors qu’il fallait plusieurs semaines pour ajuster un stent à la bonne taille, deux jours suffisent désormais pour sa conception.
  • La visualisation en 3D de l’anatomie du pied permet d’obtenir une simulation biomécanique du mouvement du pied, une information essentielle pour réaliser la meilleure prothèse possible.
  • Il en est de même avec les prothèses dentaires, afin de bien simuler l’occlusion.
  • Un programme qui permet de simuler une opération de la cataracte a été élaboré par une société suisse.
  • Le CHU de Bordeaux collabore avec Siemens Healthineers. Ils ont mis au point un dispositif d’assistance de resynchronisation cardiaque.
  
Le double virtuel marque une étape dans la médecine de précision. Il pourrait à terme être possible de considérer les différences physiques et génétiques de chaque patient, avec une visualisation de l’impact des traitements et de leurs effets secondaires.

Des retombées dans le domaine de la recherche 

Les jumeaux médicaux pourraient aussi permettre de tester l’effet d’une molécule dans le corps d’un patient plus rapidement qu’actuellement, alors que de nombreux tests cliniques n’aboutissent pas, parfois même au bout de plusieurs années.
Les doubles virtuels pourraient aussi faciliter la recherche sur certaines maladies rares, où il est difficile de recruter des patients pour les essais cliniques.
Si personne ne doute que les essais in vivo vont rester indispensables, on estime que les essais in silico vont avoir des bénéfices importants :
  • Une accélération du développement des traitements,
  • Une chute des coûts de recherche, ouvrant la voie au développement de nouveaux traitements,
  • Une diminution des tests sur l’homme et sur l’animal

Un jumeau pour chacun 

Certains n’hésitent pas à imaginer qu’à terme, chaque individu ait son jumeau numérique.
Il serait alors possible de simuler sur le jumeau les répercussions du tabagisme, d’une alimentation trop grasse, ou au contraire les effets d’une activité physique plus soutenue. En prévention, cette technique permettrait de mesurer l’impact à long terme de nos choix de vie.

Coronavirus : l’Agence du numérique en santé en renfort

publiée le 06 avril 2020

Petit récapitulatif. Le cap du basculement dans un financement de droit commun des actes de téléconsultation (TLC) intervient lors de l’accord conventionnel entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins de septembre 2011. Résultat (pré-Covid-19) : la téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné. En effet, le patient doit être connu du médecin depuis 12 mois et donner son consentement à la TLC.

Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé

Mais depuis la crise du Conoravirus, les règles d’accès (actes remboursés tant pour les patients que pour les médecins) à la télémédecine ont été assouplies. Ainsi, selon l’Assurance Maladie, il n'est désormais plus nécessaire de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation « en présentiel physique » dans les 12 mois précédant la téléconsultation pour y avoir recours. Et les actes sont pris en charge à 100 % jusqu'à la fin du mois d'avril. 

C’est la raison pour laquelle, l’Agence du numérique en santé qui avait initié depuis plusieurs mois un travail relatif à la rédaction d’un volet de contenu pour la télémédecine a fait le choix de publier ce dernier à la fin du mois de mars. L’objectif ? « Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé dans le cadre des actes de téléconsultations entre les médecins et leur patient, ainsi que pour les actes de téléexpertise entre deux médecins en lien avec un cas patient ». Ce volet de contenu est constitué de spécifications fonctionnelles et techniques et décrit deux modèles de documents (un document pour la téléconsultation et un document pour la téléexpertise). 

Interopérabilité : accélérer la mise en œuvre 

« Ce document a été publié en concertation publique dans le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’information de Santé (CI-SIS) le 20 janvier 2020. Il se destine donc principalement aux éditeurs de logiciels santé », explique David Petauton, responsable de la communication de l’Agence numérique en santé. « En clair, il s’agit d’édicter des règles de fonctionnement du processus de cohérence et de partage des données de santé », développe-t-il. Et essayer ainsi, de contribuer à aider patients et professionnels de santé face à l’épidémie du Covid-19. Un combat numérique de taille. « Les enjeux liés au recours à la téléconsultation et à la téléexpertise dans la gestion de cette crise et de la prise en charge des patients, nous a conduit à publier plus tôt ce volet de contenu télémédecine », conclut l’Agence.  

Quand les assureurs innovent en matière de santé

publiée le 09 mars 2020

Certains assureurs cherchent à influencer leurs clients en matière de santé. Qu’ont-ils commencé à mettre en place ?

Selon une étude réalisée par ReMark dans 16 pays, de plus en plus d’assurés expriment des attentes élevées auprès de leurs assureurs, qu’il s’agisse de santé ou de réduction du stress. 

Discovery, un assureur sud-africain, a été un pionnier dans l’assurance comportementale. 

Tout part d’un questionnaire que remplissent ses futurs assurés. Il porte sur leur mode de vie. Ce document permet à Discovery d’établir un programme individuel, visant par exemple à améliorer leur alimentation. 

Si l’assuré respecte ses recommandations, il obtient des récompenses, comme une baisse de sa prime d’assurance, des bons de réduction (salles de sport, nourriture bio, agence de voyage). Le système est déclaratif, mais l’assuré peut porter un objet connecté, comme un bracelet, qui enregistre ses efforts.

Ce programme, baptisé Vitality, s’applique aussi aux maladies psychiques, via des activités qui favorisent le sommeil, des techniques de pleine conscience ainsi qu’un numéro d’appel en cas d’anxiété. 



Ce concept qui joue sur les comportements a aussi été décliné à l’international via des partenariats de Discovery avec des assureurs locaux. 

Par exemple, Vitality a été adapté aux Etats-Unis par John Hancock pour les patients atteints de diabète de type 2, une population qui a parfois du mal à s’assurer. Outre un programme de réduction des risques, via par exemple l’activité physique, les services proposés comprennent également la publication de magazines d’informations ou encore des webinars.

Des résultats probants


D’après Discovery, les adeptes de Vitality tombent moins malades que la moyenne. Et ils vont moins souvent à l’hôpital.

Les études dévoilent des éléments positifs 
  • Les porteurs de la montre connectée ont augmenté d’un tiers leur activité physique. Et ce durablement (source : Apple Watch Study).
  • Incités par des prix plus attractifs, les assurés ont consommé environ 9% de plus de produits sains, comme des fruits et légumes et 7% de moins de produits déconseillés, en particulier les plus sucrés.
  • En 2017, il a aussi été constaté une baisse du pourcentage de masse grasse chez les personnes obèses en Afrique du Sud engagées dans le programme Vitality.

Les bénéfices d’une activité adaptée

Si les assureurs ont compris qu’une sédentarité excessive peut provoquer des maladies graves, ce qui leur coûte cher, le sport a aussi des vertus curatives.

En France, depuis un décret de janvier 2016, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Cette prescription est prévue dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée (ALD).

Quelques mutuelles ont pris des dispositions pour rembourser tout ou partie du « sport sur ordonnance », mais l’une d’entre elle a été victime de son succès. 

En effet, une mutuelle avait signé l’an dernier un partenariat avec une société spécialisée dans l’activité physique adaptée (APA), dédié aux malades relevant du régime ALD ou aux victimes d’un accident corporel dans les cas d’une atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) supérieure ou égale à 20%.

Néanmoins, cette expérimentation a été suspendue début janvier, le temps d’en réaliser un bilan, son coût s’étant révélé plus élevé que prévu pour la mutuelle.

Contactez-nous

La Médicale propose des solutions d'assurances dédiées aux professionnels de la santé : Responsabilité Civile Professionnelle, Prévoyance, Multirisque Professionnelle mais aussi Santé, Auto, Habitation, Assurance Emprunteur... Quelle que soit votre activité, découvrez l'ensemble des offres de La Médicale pour vous couvrir aussi bien dans votre vie professionnelle que privée.