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Campagne de vaccination antigrippale

publiée le 15 novembre 2019

Votre patient n’a pas reçu de bon de prise en charge pour la vaccination antigrippale ? Il est possible qu’il puisse tout de même bénéficier d’un vaccin antigrippe gratuit. Explications.

Cette année, les modalités pratiques de la campagne nationale de vaccination antigrippale ont changé. Premier changement : les sages-femmes ainsi que les pharmaciens volontaires peuvent désormais réaliser les injections. Les sages-femmes peuvent vacciner les femmes enceintes et l’entourage d’un nourrisson ; quant aux pharmaciens, ils ne peuvent pas vacciner les personnes mineures.

Qui peut bénéficier du bon de prise en charge totale du vaccin antigrippal ?

Second changement : l’Assurance maladie a envoyé un bon de prise en charge aux adultes pouvant bénéficier d’un vaccin antigrippal gratuit, notamment les personnes âgées à partir de 65 ans, et les patients atteints de certaines maladies chroniques comme le diabète.
Cependant, certaines personnes éligibles au vaccin antigrippal gratuit n’ont pas pu être identifiées par l’Assurance Maladie. C’est le cas par exemple des femmes enceintes, des personnes obèses dont l’IMC est supérieur ou égal à 40, ou encore de l’entourage familial des personnes immunodéprimées et des nourrissons à risque de grippe grave. Il faut savoir que l’entourage dit familial comprend non seulement les membres de la famille qui résident sous le même toit, mais également tous les contacts réguliers de la personne, par exemple l’assistant maternel dans le cas d’un nourrisson. D’où l’impossibilité à identifier toutes les personnes éligibles au vaccin gratuit. Pour ces personnes, les médecins peuvent prescrire le vaccin antigrippal avec un bon de prise en charge vierge, téléchargeable sur l’espace amelipro.

À noter : la prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie concerne le vaccin antigrippal mais pas l’injection. La prise en charge de l'injection du vaccin concerne uniquement les patients en affection de longue durée (ALD) pour laquelle le vaccin antigrippal est recommandé, ou bien au titre de l'assurance maternité (à partir du 6e mois de grossesse).

Expérimentations du ministère de la Santé

publiée le 23 septembre 2019

C’est le 30 septembre prochain que se termine la période de candidature des professionnels de santé pour participer aux expérimentations d’innovation du système de santé proposées par le Ministère de la santé. Ces deux expérimentations portent respectivement sur l’organisation et sur le financement. 

Expérimentation d'une organisation collective pour une patientèle partagée

L’expérimentation « Incitation à une prise en charge partagée » (IPEP) invite les professionnels de santé à se regrouper pour proposer des services à leur patientèle commune. Il s’agit d’améliorer l’accès aux soins, la coordination de la prise en charge (en particulier entre les soins de ville et l’hôpital), la pertinence des prescriptions de médicaments, et la prévention en santé. 
L’expérimentation est ouverte à différents groupements d’acteurs en santé : groupement de maisons de santé pluriprofessionnelles, maison de santé pluriprofessionnelle, centre de santé, communauté professionnelle territoriale de santé…. Les groupements doivent intégrer des médecins traitants, et totaliser une patientèle supérieure à 5000 patients… 


Expérimentation d’un financement collectif au forfait

Destinée aux professionnels de santé en ville organisés en équipes (maisons ou centres de santé, par exemple), l’expérimentation « Paiement en équipe de professionnels de santé en ville » (PEPS) consiste à tester un nouveau modèle de financement collectif forfaitaire. 
Le financement forfaitaire portera soit sur l’ensemble de la patientèle, soit sur la patientèle des personnes âgées de plus de 65 ans (ainsi que des personnes de plus de 50 ans en affection de longue durée pour maladie neurodégénérative), soit sur la patientèle des personnes diabétiques.
Peut candidater à cette expérimentation, la structure doit comprendre au moins trois médecins généralistes et un infirmier, avec une patientèle minimale de 250 personnes.


Ces deux expérimentations débuteront en janvier 2020.

Automédication

publiée le 06 septembre 2019

8 Français sur 10 pratiquent l’automédication, surtout pour des maux de tête ou de gorge et en cas d’état grippal. La prise de médicaments issus d’une ancienne prescription est largement répandue ; ce qui n’est pas sans risque. Toutefois le conseil du pharmacien est sollicité dans la majorité des situations d’automédication.  

L'automédication est pratiquée par 80% des Français, selon un récent sondage* ; et près d’une personne sur 4 envisage de recourir davantage à l’automédication dans un proche avenir.

Il faut savoir que les Français ont une compréhension de l’automédication qui ne se limite pas aux seuls médicaments sans ordonnance ou à prescription médicale facultative. En effet, les réponses au sondage montrent que la définition populaire de l’automédication intègre notamment la médecine alternative, les dispositifs médicaux ou encore les vitamines.

Dans quelles situations ?

L’automédication est surtout pratiquée pour des problèmes de santé peu importants (46%) et/ou des situations connues (44%) : maux de tête (46%), état grippal (51%) et maux de gorge (41%) sont les cas les plus courants. 
Le recours à l’automédication est surtout motivé par la facilité d’accès au traitement (78%). 1 Français sur 2 estime que l’automédication lui fait gagner du temps.

À quel moment ?

Les Français font le choix de l’automédication dès le début des symptômes (43%) ou quelques jours après (39%). Rares sont les cas du recours à l’automédication en complément d’une prescription (2%).


Avec quelles informations ?

Même si le pharmacien joue un rôle clé, notamment pour le choix du médicament (pour 59% des sondés), les sites internet spécialisés en santé constituent une source d’information déterminante pour 20% des Français. Les effets indésirables et les interactions possibles entre médicaments figurent en tête des attentes d’informations.



Dans le contexte actuel de digitalisation de la société et de la montée en puissance de l’intelligence artificielle, les Français réaffirment le rôle de référents des professionnels de santé dans la pratique de l’automédication. Ainsi 9 personnes sur 10 pensent que le pharmacien aura un rôle identique voire plus important dans la pratique de l’automédication dans les années à venir.

*Sondage réalisé par Harris Interactive pour l’Afipa, la fédération des fabricants de produits d'automédication. 2 vagues (du 30 août au 5 septembre 2018 puis du 13 au 15 février 2019) auprès de 1000 personnes représentatives de la population française, via un questionnaire auto-administré en ligne.

Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

publiée le 12 août 2019


Entretien 


Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

L’association Kinés du Monde a été créée il y a un peu plus de trente ans. Basée à Grenoble, elle intervient, pour l’heure, essentiellement en Afrique et en Asie. Rencontre avec la représentante de kinésithérapeutes bénévoles et engagés. 


La Médicale : Depuis combien de temps votre association existe-t-elle ?

Alice Belliot Kinés du Monde a été fondée par un groupe de kinés basés en Corse. C’est là qu’a été situé le premier siège social, il a ensuite bougé à Paris, puis à Grenoble, où il est toujours aujourd’hui. L’idée est de répondre aux besoins de partenaires locaux, sur le terrain, dans des pays en voie de développement. Nous proposons un accompagnement dans la formation des professionnels de santé sur place et des personnes gravitant autour de la personne en situation de handicap. Mais en aucun cas, nous ne faisons des soins nous-mêmes. C’est l’une des valeurs de KdM : on ne fait pas à la place de. On accompagne les personnels, l’idée est que notre présence soit juste temporaire tout en favorisant une pérennité dans le soin.


Dans quel pays intervenez-vous ?

Alice Belliot : Actuellement, nous sommes surtout présents en Afrique. Au Sénégal, à Dakar précisément, sur un projet autour de la rééducation de la main et du membre supérieur. C’est un projet assez particulier puisque ce n’est pas une mission avec la présence de volontaires à long terme, qui partent six mois par exemple. On est plus sur de la formation continue. Ce sont des kinés de Dakar et des villes environnantes qui viennent deux à trois fois par mois à Dakar pour des sessions de formation. Nous avons répondu à une sollicitation qui émanait d’un chirurgien de Dakar.

Comment s'effectue le choix du pays et du domaine d'intervention ?

Alice Belliot : Nous sommes sollicités par des structures locales par mail et nous les étudions : répondent-elles aux compétences de Kdm ? Par exemple, certains ne nous demandent que du matériel, ce qui n’est pas de notre compétence. Quand on voit en revanche que les demandes rentrent dans le cadre de nos critères - la formation - nos bénévoles vont échanger avec les structures sur place pour voir ce que l’on peut mettre sur pied.

Quels sont les programmes en cours ?

Alice Belliot : Le programme de la main de Dakar existe aussi à Douala, au Cameroun, où il existe également un deuxième programme, plus classique celui-là, avec des volontaires qui partent sur place. C’est un programme qui dure un an. La première volontaire est partie six mois et est rentrée il y a peu. On devrait faire partir un autre volontaire en septembre, pour six mois également, afin de clôturer le programme. Toujours en Afrique, nous avons une mission diagnostic au Togo. Pendant quinze jours, deux bénévoles se rendent sur place pour échanger avec les partenaires et faire le tour de ce qui existe en matière de rééducation dans le pays ou dans la région. Les responsables de missions pourront ensuite écrire un projet. Le projet entre ensuite dans le cadre du budget prévisionnel de la mission et Il faut qu’on trouve des fonds. Ce qui est notre plus grande difficulté : trouver des bailleurs ou des mécènes qui financent nos missions. Sachant qu’à KdM, les missions ne partent que si on a, au préalable, les 100% du budget. Enfin, deux autres missions doivent se dérouler en septembre au Mali et à Madagascar. Et nous sommes intervenus également au Cambodge.

Combien de bénévoles compte Kdm ? Recherchez-vous des volontaires ?

Alice Belliot : Nous sommes une association. Il y a un bureau et un conseil d’administration qui compte quatorze membres. Nous avons une salariée à temps-partiel et des bénévoles partout en France, voire dans les pays limitrophes. D’une manière permanente, on doit être environ une trentaine de personnes. La plus grande difficulté n’est pas de trouver des volontaires pour partir en mission mais de trouver des bénévoles qui peuvent s’investir dans l’association pour son fonctionnement propre.

La ville de Grenoble a ouvert un pôle de solidarité internationale, dont vous faites partie. Cela vous rend-il la tâche plus aisée ?

Alice Belliot : C’est en effet la politique de la ville depuis trois ans. L’idée était de rassembler les associations de solidarité internationale dont le siège est à Grenoble sur un même lieu, dans le même bâtiment, ce qui peut créer des synergies. Les projets en commun, soutenus par plusieurs associations ont souvent plus de poids. Je trouve ça très pertinent et ça commence à donner des résultats. Par exemple la mission diagnostic pour le Mali en septembre, que j’évoquais précédemment, résulte d’un travail conjoint de Kinés du Monde et de Santé Diabète Mali, dont le siège est lui aussi dans ce pôle de solidarité internationale.

Propos recueillis par François Petty

Crédit photo : Kinés du Monde

Mise en place d'une assurance-dépendance obligatoire ?

publiée le 26 juillet 2019

Selon une étude publiée au mois d’avril dernier, plus d’un Français sur trois se dit favorable à la mise en place d’un système d’assurance-dépendance obligatoire à mettre en place lors du passage à la retraite. Néanmoins, les Français expriment des opinions différentes selon leur âge ou leur profession.

La question de la dépendance est une source d’inquiétude chez les Français. 

Dominique Libault, directeur de l’EN3S et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport à Agnès Buzyn à la fin du mois de mars à l’issue de 6 mois de concertation et de mobilisation citoyenne, ayant dénombré pas moins de 400.000 participations. Pour lutter contre la perte d’autonomie, ce rapport préconise un financement via la contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).

A l’opposé, le rapport Bonne-Meunier remis récemment au Sénat milite pour la création d’une assurance « obligatoire » pour permettre à chacun de financer son séjour en maison de retraite ou les soins à domicile. Selon les corapporteurs, une cotisation de 12 euros par mois dès l’entrée dans la vie active permettrait le versement d’une rente viagère mensuelle d’environ 500 euros.

Néanmoins, les deux auteurs du rapport sénatorial montrent quelques divergences. Bernard Bonne, sénateur (LR) de la Loire préconise que la gestion du risque dépendance relève plutôt du secteur concurrentiel. 

A l’opposé, pour Michèle Meunier, sénatrice (Socialiste) de Loire-Atlantique, c’est à la Sécurité sociale de gérer ce dispositif. 

Qu’en pensent les Français ? Dans le sondage cité plus haut, réalisé en février, et qui a été commandé par le Cercle de l’Epargne et l’association d’assurés Amphitéa, 39% des Français se prononcent sur la solidarité nationale. Néanmoins, l’option de l’assurance obligatoire au moment de la retraite est soutenue par 37% des sondés.

D’autres pistes ne sont pas considérées comme souhaitables :
  • Une ponction sur l'héritage (14% seulement)
  • Une contribution des descendants (10%), même si cette option tient compte de leurs ressources
Dans le détail, les plus de 64 ans sont 44% à préconiser l’assurance obligatoire, ce qui les distingue nettement des autres classes d’âge. Cet engouement pourrait s’expliquer par le fait que le niveau de vie des retraités est meilleur que celui des actifs. Les travailleurs indépendants sont aussi intéressés par cette solution, les fonctionnaires très peu.

D’un point de vue politique, Les Républicains y sont à 47% favorables, les sympathisants de la France Insoumise optant pour leur part à 47% pour la solidarité nationale (impôts et cotisations sociales).

Si des contrats d’assurance-dépendance sont déjà commercialisés, ce type de couverture demeure encore assez marginal. En effet, en 2017, seules 2,7 millions de personnes avaient souscrit un produit de ce type. Le montant des primes demandées ferait reculer certains assurés potentiels.

La loi de programmation sur la dépendance sera présentée au cours de l’automne. 

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