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5 choses à savoir sur les jumeaux numériques

publiée le 11 mai 2020

Le recours au « jumeau numérique » provient de l’industrie. De premières applications ont vu le jour dans le domaine de la santé. Son potentiel dans la recherche médicale semble immense.

Voici cinq choses à savoir sur ce concept prometteur :

D'où vient cette expression ? 

Le « jumeau numérique » ou « digital twin » est un terme qui vient de l’industrie. Avant de produire une voiture ou un avion, les ingénieurs développent un premier prototype, qui est virtuel. Ce double numérique permet de reproduire les fonctionnalités de l’objet physique. Il est ainsi possible d’en simuler les performances dans un environnement réel.

Prédire pour mieux guérir 

Dans le domaine de la santé, il est aussi possible de concevoir un jumeau numérique. Ce n’est pas un robot ou une réplique d’une partie du corps fabriquée par une imprimante 3D, mais un ensemble de données, logées sur un ordinateur, qui correspond le plus fidèlement possible à l’organisme humain.
L’idée est par exemple de tester le traitement avant de l’administrer au patient. A la place des tests in vivo, on parle de tests in silico, en référence au silicium.

Quelles applications dans la santé ?

En voici plusieurs : 
  • Dans le cadre des anévrismes, il est possible de scanner l’aorte thoracique, afin de simuler le déploiement de l’endoprothèse et de l’adapter à la morphologie du patient. Le CHU de Saint Etienne et les chercheurs de l’Ecole des Mines de la même ville ont travaillé ensemble sur ce projet. Alors qu’il fallait plusieurs semaines pour ajuster un stent à la bonne taille, deux jours suffisent désormais pour sa conception.
  • La visualisation en 3D de l’anatomie du pied permet d’obtenir une simulation biomécanique du mouvement du pied, une information essentielle pour réaliser la meilleure prothèse possible.
  • Il en est de même avec les prothèses dentaires, afin de bien simuler l’occlusion.
  • Un programme qui permet de simuler une opération de la cataracte a été élaboré par une société suisse.
  • Le CHU de Bordeaux collabore avec Siemens Healthineers. Ils ont mis au point un dispositif d’assistance de resynchronisation cardiaque.
  
Le double virtuel marque une étape dans la médecine de précision. Il pourrait à terme être possible de considérer les différences physiques et génétiques de chaque patient, avec une visualisation de l’impact des traitements et de leurs effets secondaires.

Des retombées dans le domaine de la recherche 

Les jumeaux médicaux pourraient aussi permettre de tester l’effet d’une molécule dans le corps d’un patient plus rapidement qu’actuellement, alors que de nombreux tests cliniques n’aboutissent pas, parfois même au bout de plusieurs années.
Les doubles virtuels pourraient aussi faciliter la recherche sur certaines maladies rares, où il est difficile de recruter des patients pour les essais cliniques.
Si personne ne doute que les essais in vivo vont rester indispensables, on estime que les essais in silico vont avoir des bénéfices importants :
  • Une accélération du développement des traitements,
  • Une chute des coûts de recherche, ouvrant la voie au développement de nouveaux traitements,
  • Une diminution des tests sur l’homme et sur l’animal

Un jumeau pour chacun 

Certains n’hésitent pas à imaginer qu’à terme, chaque individu ait son jumeau numérique.
Il serait alors possible de simuler sur le jumeau les répercussions du tabagisme, d’une alimentation trop grasse, ou au contraire les effets d’une activité physique plus soutenue. En prévention, cette technique permettrait de mesurer l’impact à long terme de nos choix de vie.

Coronavirus : l’Agence du numérique en santé en renfort

publiée le 06 avril 2020

Petit récapitulatif. Le cap du basculement dans un financement de droit commun des actes de téléconsultation (TLC) intervient lors de l’accord conventionnel entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins de septembre 2011. Résultat (pré-Covid-19) : la téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné. En effet, le patient doit être connu du médecin depuis 12 mois et donner son consentement à la TLC.

Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé

Mais depuis la crise du Conoravirus, les règles d’accès (actes remboursés tant pour les patients que pour les médecins) à la télémédecine ont été assouplies. Ainsi, selon l’Assurance Maladie, il n'est désormais plus nécessaire de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation « en présentiel physique » dans les 12 mois précédant la téléconsultation pour y avoir recours. Et les actes sont pris en charge à 100 % jusqu'à la fin du mois d'avril. 

C’est la raison pour laquelle, l’Agence du numérique en santé qui avait initié depuis plusieurs mois un travail relatif à la rédaction d’un volet de contenu pour la télémédecine a fait le choix de publier ce dernier à la fin du mois de mars. L’objectif ? « Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé dans le cadre des actes de téléconsultations entre les médecins et leur patient, ainsi que pour les actes de téléexpertise entre deux médecins en lien avec un cas patient ». Ce volet de contenu est constitué de spécifications fonctionnelles et techniques et décrit deux modèles de documents (un document pour la téléconsultation et un document pour la téléexpertise). 

Interopérabilité : accélérer la mise en œuvre 

« Ce document a été publié en concertation publique dans le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’information de Santé (CI-SIS) le 20 janvier 2020. Il se destine donc principalement aux éditeurs de logiciels santé », explique David Petauton, responsable de la communication de l’Agence numérique en santé. « En clair, il s’agit d’édicter des règles de fonctionnement du processus de cohérence et de partage des données de santé », développe-t-il. Et essayer ainsi, de contribuer à aider patients et professionnels de santé face à l’épidémie du Covid-19. Un combat numérique de taille. « Les enjeux liés au recours à la téléconsultation et à la téléexpertise dans la gestion de cette crise et de la prise en charge des patients, nous a conduit à publier plus tôt ce volet de contenu télémédecine », conclut l’Agence.  

Zoom sur le maillage officinal français

publiée le 30 mars 2020

Les pharmaciens font partie des professions de santé en première ligne face à l’épidémie de Covid-19. Dans le même temps, les violences conjugales ont augmenté de plus de 30% depuis le début du confinement. Pour permettre aux victimes d'appeler à l'aide, le gouvernement a décidé, en accord avec l'Ordre national des pharmaciens, de mettre en place un dispositif au sein des pharmacies pour alerter les forces de l'ordre. La Médicale vous propose un état des lieux du nombre d’officines et une présentation de ces hommes et femmes qui répondent, chaque jour, aux besoins de la population. 



Selon le panorama démographique au 1er janvier 2019, publié par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, la France comptait, en 2018, 74 115 pharmaciens inscrits au tableau de l'Ordre. Leur âge moyen ? 46,7 ans. Des pharmaciens qui s’inscrivent à l’Ordre de plus en plus tôt puisque le nombre de nouveaux inscrits de moins de 30 ans a augmenté de 12% par rapport à 2017, notamment sous l’effet de ceux qui s’inscrivent directement après leurs études (moins de 25 ans) dont la population a quadruplé en un an. Entre 2017 et 2018, l’âge moyen des primo-inscrits a baissé d’un an (à 27,8 ans). « Globalement, le nombre de pharmaciens de moins de 35 ans augmente (+1,4%) et représente désormais le quart de la population alors que les plus de 66 ans en constituent 3,6% », relève le conseil de l’Ordre. Au total, le territoire français compte aujourd’hui 21 281 officines selon les dernières données ordinales publiées au 1er avril 2020

Une profession qui se renouvelle

« La profession continue d’évoluer », analysait déjà l’Ordre national des pharmaciens en 2018. L’institution dégageait quatre grands axes dans cette évolution :  tout d’abord, un processus de restructuration avec une nette tendance au regroupement des officines, des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé. Le renouvellement de la profession ensuite. La tranche des moins de 33 ans y était prépondérante et représentait 15,9% des pharmaciens. En troisième lieu, l’Ordre relevait « la féminisation de l’exercice puisque plus de 67% des pharmaciens sont des femmes ». Et, enfin, se félicitait du « maillage territorial équilibré des officines, sécurisant l’accès aux médicaments et produits de santé ». Qui perdure aujourd’hui. « On recense ainsi en moyenne 32,4 officines pour 100 000 habitants, 7,3 laboratoires de biologie médicale, ainsi que 3,7 pharmacies à usage intérieur (PUI) », indique l’Ordre.

OCDE : le système de santé français est encore perfectible

publiée le 27 janvier 2020

L’OCDE a publié en novembre dernier son Panorama 2019 de la santé. La France est bien positionnée et l’espérance de vie des Français est élevée. Néanmoins, certains points, comme la prévention, restent à améliorer.

Les dépenses de santé, qui atteignent 11,2% du PIB, sont supérieures à la moyenne de l’OCDE (8,8%), mais progressent moins vite qu’ailleurs (+0,8% de 2008 à 2013). Elles devraient grimper à 13% en 2030 (vs 10% dans l’OCDE). 

L’OCDE souligne les points positifs du système français, comme l’accès aux soins :
  • la couverture publique et des assurances obligatoires est élevée, à hauteur de 83% (vs 73% dans l’OCDE).
  • les dépenses directes des ménages sont parmi les plus faibles des pays de l’OCDE (2% de la consommation finale des ménages vs 3,3% dans l’OCDE).

Ralentissement des gains d'espérance de vie

Depuis 2011, les gains d’espérance de vie progressent moins vite, en raison en particulier l’augmentation des décès dus à la grippe et autres maladies respiratoires. L’OCDE préconise la vaccination contre la grippe.

Les experts notent aussi que la baisse des risques liés aux maladies cardiovasculaires (AVC et crises cardiaques) ralentit. L’alcool et le tabac sont pointés du doigt. 75.000 décès prématurés pourraient être évités.
  • 25% des Français de plus de 15 ans fument quotidiennement contre 18% en moyenne dans le reste de l’OCDE.
  • La France est le 3ème pays de l’OCDE en termes de consommation d’alcool, à raison d’une moyenne de 13 litres par habitant de plus de 15 ans et par an. Une consommation qui ne baisse pas.
L’OCDE relève que les premiers résultats de la bataille contre le tabac sont trop récents pour être mesurés dans cette étude.

Des prescriptions inappropriées

Autre travers du système, les médecins Français ont tendance à prescrire encore trop d'antibiotiques. Leur utilisation est supérieure de 25% à la moyenne des pays de l'OCDE, même si les pouvoirs publics luttent contre cette médication excessive depuis 2002. Il s’agit d’ailleurs d’un sujet, qui concerne également d’autres pays, selon les prévisions de l’OCDE.



Néanmoins, l'agence Santé publique France a publié un rapport en novembre dernier, c’est-à-dire après la parution de l’étude de l’OCDE, qui indique une inflexion : la consommation d'antibiotiques a en effet chuté de 15% depuis 2009.

Réorganiser l'offre médicale

L’OCDE note qu’en 2017, 45% des médecins sont âgés de 55 ans ou plus en France, contre 16% dix ans plus tôt. Cette situation risque de renforcer à moyen terme le phénomène de désert médical. En revanche, l’Hexagone ne manque pas de personnel infirmier.

Avec 6 lits pour 1.000 habitants, la France est légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE, mais affiche un taux d’admission et une durée d’hospitalisation plus élevés.

Pour l’OCDE, la charge qui pèse sur l’hôpital pourrait être réduite par un meilleur recours à la médecine de ville. De la même manière, elle estime que de nouveaux rôles pourraient être attribués aux infirmiers ou aux pharmaciens pour alléger la charge de travail des médecins de ville, sans compromettre la qualité des soins. 

Sur ces points, la France a déjà engagé des mesures, comme avec l’extension programmée du nombre de maison de santé, l’encouragement de la télémédecine ou encore la création du poste d’ « infirmier en pratique avancée ».

Campagne de vaccination antigrippale

publiée le 15 novembre 2019

Votre patient n’a pas reçu de bon de prise en charge pour la vaccination antigrippale ? Il est possible qu’il puisse tout de même bénéficier d’un vaccin antigrippe gratuit. Explications.

Cette année, les modalités pratiques de la campagne nationale de vaccination antigrippale ont changé. Premier changement : les sages-femmes ainsi que les pharmaciens volontaires peuvent désormais réaliser les injections. Les sages-femmes peuvent vacciner les femmes enceintes et l’entourage d’un nourrisson ; quant aux pharmaciens, ils ne peuvent pas vacciner les personnes mineures.

Qui peut bénéficier du bon de prise en charge totale du vaccin antigrippal ?

Second changement : l’Assurance maladie a envoyé un bon de prise en charge aux adultes pouvant bénéficier d’un vaccin antigrippal gratuit, notamment les personnes âgées à partir de 65 ans, et les patients atteints de certaines maladies chroniques comme le diabète.
Cependant, certaines personnes éligibles au vaccin antigrippal gratuit n’ont pas pu être identifiées par l’Assurance Maladie. C’est le cas par exemple des femmes enceintes, des personnes obèses dont l’IMC est supérieur ou égal à 40, ou encore de l’entourage familial des personnes immunodéprimées et des nourrissons à risque de grippe grave. Il faut savoir que l’entourage dit familial comprend non seulement les membres de la famille qui résident sous le même toit, mais également tous les contacts réguliers de la personne, par exemple l’assistant maternel dans le cas d’un nourrisson. D’où l’impossibilité à identifier toutes les personnes éligibles au vaccin gratuit. Pour ces personnes, les médecins peuvent prescrire le vaccin antigrippal avec un bon de prise en charge vierge, téléchargeable sur l’espace amelipro.

À noter : la prise en charge à 100% par l’Assurance Maladie concerne le vaccin antigrippal mais pas l’injection. La prise en charge de l'injection du vaccin concerne uniquement les patients en affection de longue durée (ALD) pour laquelle le vaccin antigrippal est recommandé, ou bien au titre de l'assurance maternité (à partir du 6e mois de grossesse).

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