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Pourquoi les arrêts de travail ne sont toujours pas respectés

publiée le 19 février 2020

Une étude récente pointe du doigt le fait que l’absentéisme dans les entreprises se situe à un niveau élevé. Elle met aussi pourtant en lumière que de plus en plus de personnes malades continuent à aller au travail.

Selon la récente étude* sur l’absentéisme réalisée par Malakoff Médéric Humanis, 44% des salariés sondés se sont vu prescrire au moins un arrêt de travail au cours des 12 derniers mois précédant l’enquête (et même 16% deux arrêts ou plus).
Un phénomène qui pourrait s’amplifier avec le vieillissement de la population ou un éventuel recul de l’âge légal de la retraite.

Des motivations variées

Néanmoins, il ressort également que seuls 72% des salariés concernés ont intégralement respecté les consignes du médecin, contre encore 81% en 2016. Dans le détail :
  • 11% ne l’ont pris que partiellement,
  • et 17% pas du tout.
Autre chiffre, 65% des salariés ont déjà travaillé alors qu’ils étaient malades au cours de 12 derniers mois, un chiffre qui monte à 72% pour les managers.

Plusieurs causes sont évoquées sur ce « présentéisme », plusieurs réponses étant possibles :
  • Le salarié déclare qu’il n’a pas l’habitude de se laisser aller (39%)
  • Il ne veut pas être pénalisé par les jours de carence (37%)
  • Il estime que ses taches ne peuvent pas être déléguées (22%)
  • Il ne souhaite pas être débordé de travail à son retour (21%)
Seule une minorité d’entre eux ont peur de perdre leur emploi ou de ne pas atteindre leurs objectifs.

Intervention du médecin traitant

7 fois sur 10, c’est le médecin traitant qui prescrit l’arrêt. Dans 17% des cas néanmoins, c’est un spécialiste qui intervient.

Les maux les plus fréquents constatés sont les suivants :
  • Maladies ordinaires (36%), l’arrêt de travail étant dans ce cas assez court TMS (25%)
  • Troubles psycho et épuisement professionnel (18%)
  • Accidents / traumatisme (15%), qui peuvent générer des arrêts longs
Seuls 13% des arrêts ne sont liés qu’à un contexte professionnel.

Des entreprises un peu démunies

Les arrêts concernent souvent les mêmes collaborateurs :
  • 36% des salariés arrêtés au cours des 12 derniers mois l’avaient déjà été dans l’année précédente. Avec une proportion plus importante chez les aidants, chez ceux ayant des enfants à charge, ceux sans jour de carence ou encore les Franciliens.
  • Un salarié absent au moins trois fois dans l’année a cinq fois plus de chance de subir un arrêt maladie long l’année suivante.
Face à ces phénomènes, une firme sur deux dispose d’un tableau permettant de mesurer l’absentéisme. Mais, rares sont celles (25%) ayant mis en place des actions de prévention pour les salariés, comme le coaching sur le stress, la nutrition, le sport ou les addictions.

*Étude de perception IFOP pour Malakoff Médéric Humanis effectuée par Internet auprès d'un échantillon de 1.507 salariés et par téléphone auprès de 400 dirigeants/DRH d'entreprises du secteur privé. Etude réalisée d'août à octobre 2019

8 médecins généralistes sur 10 acceptent de prendre en charge les soins non programmés

publiée le 04 février 2020

Les soins non programmés représentent une part significative de l’activité des médecins généralistes libéraux. Une étude de la Drees* publiée en janvier dernier s’est penchée sur la question. Plus de 3.000 médecins ont répondu à ce questionnaire.

La notion de soins non programmés correspond aux demandes de consultation, quel qu’en soit la raison, pour le jour même ou le lendemain, adressées aux médecins généralistes pendant les horaires d’ouverture de leurs cabinets.

Un taux élevé de prise en charge

D’après le Panel d’observation des pratiques et conditions d’exercice en médecine générale, 82% des médecins généralistes ont mis en place une organisation au quotidien qui leur permet de dispenser les soins non programmés. Concrètement, certains d’entre eux proposent, par exemple, des plages de consultations sans rendez-vous. C’est le cas au moins une fois par semaine pour 45 % d’entre eux.

Ces demandes non programmées représentent plus de 30% de l’activité d’une semaine ordinaire pour 4 médecins généralistes sur 10.
  • 28% des généralistes garantissent même à la totalité des demandes de soins non programmés,
  •  
  • et 45% à plus de la moitié.
Néanmoins, les consultations de dernière minute chutent à moins de 10% du nombre de visites total chez un médecin sur 10.

Pour ce type de demandes, le généraliste accorde plus souvent une consultation le jour même lorsqu’il s’agit de patients dont il est le médecin traitant. Les consultations non programmées durent en moyenne 16 minutes, ce qui est plus court qu’une visite programmée (18 minutes).

La Drees a également fait le point sur les cabinets médicaux. Plus de la moitié d’entre eux offrent une prise en charge des soins non programmés en permanence. Seuls 4% des cabinets ne sont pas organisés pour le faire. 

Une situation contrastée

Le Panel a pu aussi mettre en évidence que le fait d’offrir ce service présente certaines caractéristiques :
  • Les médecins qui y répondent sont souvent plus âgés. Et, ils exercent plus fréquemment au sein d’un cabinet regroupant 1 à 2 médecins en équivalent temps plein, avec un volume d’activité plus élevé.
  • A l’opposé, ceux qui sont « médecin traitant » d’une vaste patientèle le proposent moins souvent. La Dress indique qu’ils assurent sans doute un volume important de suivi chronique.
  • Ceux ayant des enfants en bas âge, ceux disposant d’un secrétariat et ceux situés dans des déserts médicaux figurent également en retrait.

Le renvoi vers d'autres professionnels

Lorsqu'ils ne peuvent répondre aux demandes de rendez-vous de dernière minute, un peu plus de la moitié des médecins généralistes réorientent les patients vers le secteur libéral (dont ceux faisant partie de la même structure) et un quart vers les urgences ou les services d'aide médicale urgente (Samu).

*Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques

Explosion des coûts liés au risque médical

publiée le 31 janvier 2020

Diverses études montrent une explosion des coûts liés au risque médical. Les réclamations sont plus nombreuses et les juges plus sévères.

Les réclamations en Responsabilité Civile Médicale (RCM) ne cessent de progresser depuis 20 ans. Cette tendance s’explique en partie par un changement de comportement des patients et de leurs proches. 

Dans le détail, le nombre des réclamations liées aux préjudices corporels et matériels, tous établissements de soins confondus, s’élève à 16.415 en 2018 (en augmentation de 3,9% sur un an). Pour les seuls établissements de santé, ce chiffre atteint 13.683 réclamations. 48% d’entre elles concernent des préjudices corporels.

Dans ce contexte, la Commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) a fait l’objet de plus de 2.600 saisines en 2018. Et, le nombre des décisions des juridictions administratives et judiciaires se situe à 1.271 en 2018, en hausse de près de 12%. 

Autre chiffre, le taux de condamnation ou de confirmation de condamnation (procédure en appel ou en cassation) des établissements de santé se situe à 64% en 2018.

Le montant moyen des condamnations a dépassé 351.000 euros en 2018. Ce chiffre marque un bond d’environ 100.000 euros par rapport au coût moyen des 5 années précédentes. Une des raisons en est l’explosion des dossiers de plus de 1 million d’euros (43 en 2018, contre 19 en 2017).

Des montants de réparation inédits 

La justice tient davantage compte des préjudices des patients. Une compagnie d’assurance a été condamnée en 2018 à verser une indemnité de 10,2 millions d’euros. Cette affaire est relative à un défaut de surveillance par un généraliste, concernant la gastro-entérite d’un bébé de sept mois. 

Ce dernier présente désormais un syndrome de West lésionnel et un fort taux d'incapacité. Le tribunal a cherché à évaluer la perte de revenus de cet enfant tout au long de la vie.

Des accords amiables plus coûteux

Pour compléter ce tableau, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux  (ONIAM ) indique dans son dernier rapport que 98 % des victimes d’accidents médicaux ont accepté ses offres amiables. 

Le montant moyen des offres amiables a atteint 98.000 euros en 2018, soit une augmentation de près de 10.000 euros depuis 2016, année de décision d’une revalorisation du barème d’indemnisation.

Une première action de groupe

Rappelons également que l’action de groupe en justice a été étendue à la santé en janvier 2016. 

Une première action a été lancée par l’APESAC, une association de parents d’enfants souffrant de malformations à la suite de l’administration de Dépakine pendant la grossesse. 

Dans cette affaire, l'ONIAM est intervenu « en substitution » pour déterminer le montant des sommes accordées aux requérants.

Certaines spécialités plus exposées

Par ailleurs, une étude croisée des risques en chirurgie en France et aux Etats-Unis réalisée en 2019 apporte certains enseignements : 
  • dans les deux pays, certaines spécialités génèrent plus de litiges, comme la chirurgie bariatrique et la chirurgie orthopédique. 
  • le taux de recours pour indemnisation est presque trois fois plus élevé en France. 
  • en revanche, le taux de dossiers clos, c’est à dire sans indemnité, s’établit à environ 80%, des deux côtés de l’Atlantique.

Notre sélection de livres

publiée le 10 janvier 2020

Parmi les nouveautés en librairie, nous avons sélectionné plusieurs ouvrages susceptibles de vous intéresser en tant que professionnel de la santé. On aborde cette fois-ci le burn-out parental, le déni de grossesse et la contraception.

Comment traiter le burn-out parental ? Manuel d'intervention clinique

Il s’agit du tout premier manuel destiné aux professionnels de santé pour les aider à accompagner les parents en situation de burn-out dans le cadre d’une prise en charge de groupe. L’ouvrage propose un programme en 8 séances de 2 heures. Tout le matériel nécessaire est inclus dans le manuel : déroulé, rappel des notions fondamentales, exercices à proposer avec des supports en version imprimable. Des témoignages de parents et de professionnels éclairent chaque séance avec notamment des astuces et des points de vigilance.
Paru en octobre 2019 – De Boeck Supérieur

Elles accouchent et ne sont pas enceintes : le déni de grossesse

Paru en 2011 et réédité récemment pour la première fois en format poche, ce livre remet en cause un certain nombre de certitudes sur l'instinct maternel, la grossesse, le lien précoce parents/bébé… En s’appuyant sur de nombreux cas, l’ouvrage répond aux questions que pose le déni de grossesse : comment le corps peut-il dissimuler une grossesse ? Comment le bébé arrive-t-il à se développer normalement ? Quels sont les types de personnalités victimes du déni de grossesse ? Quel est le rôle de l'entourage de la femme enceinte ?
Paru en octobre 2019 –  Les liens qui libèrent


La contraception : répondre aux questions les plus fréquentes, déconstruire les idées reçues, retenir l'essentiel

Conçu par trois gynécologues-obstétriciens, ce guide pratique s’adresse aux gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes pour faciliter leurs rôles d’information et de prescription des contraceptifs. Il explique avec simplicité les mécanismes d'action de chaque contraceptif ainsi que la façon de l’utiliser et les contre-indications. Grâce aux différents cas cliniques présentés, il permet de faire face à toutes les situations possibles.
Paru en octobre 2019 –  Vuibert

Achat de médicaments sur Internet

publiée le 16 décembre 2019

Comment alerter et aussitôt rassurer vos patients sur l’achat de médicaments sur Internet ? Voici l’essentiel à leur dire, sous forme de 3 questions-réponses.

Quels sont les risques en cas d’achat de médicaments sur Internet ?

L’Organisation mondiale de la santé estime que, partout dans le monde, y compris en France, on trouve sur Internet des médicaments qui sont falsifiés ou contrefaits. Certaines contrefaçons ressemblent tellement au produit authentique qu'elles peuvent tromper la vigilance des patients comme des professionnels de santé. Quasiment tous les médicaments sont concernés, originaux comme génériques.
Ces produits peuvent non seulement ne pas traiter les maladies qu’ils sont censés cibler, mais ils peuvent aussi être toxiques donc dangereux pour la santé des patients. 

Pour résumer : inefficacité voire toxicité.

Alors, sur quels sites Internet est-il possible d’acheter des médicaments en toute sécurité ?


 En France, la qualité et la sécurité des médicaments est garantie sur les sites des pharmacies qui ont obtenu une autorisation officielle pour vendre des médicaments sur Internet. La liste officielle de ces pharmacies en ligne est disponible sur le site de l’Ordre national des pharmaciens et sur le site du Ministère chargé de la santé.
Il est facile d’identifier les sites autorisés car ils ont l’obligation de comporter un logo officiel sur chaque page concernée par la vente en ligne de médicaments. Si le site est bien autorisé, un clic sur le logo renvoie le patient vers la liste officielle des pharmacies dans laquelle il est mentionné.

Pour résumer : le logo officiel permet de vérifier que la e-pharmacie est légale.

Peut-on acheter tous les médicaments sur Internet ?

En France, seuls les médicaments en vente libre, qui peuvent être obtenus sans ordonnance, sont disponibles dans les pharmacies en ligne.

Si votre patient veut en savoir plus, vous pouvez l’inviter à consulter le site d’information publique sante.fr.


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