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Internes en médecine générale : Olivier Véran, un ministre à l'écoute

publiée le 02 mars 2020

Pour son premier déplacement en tant que ministre de la Santé, Olivier Véran est venu au congrès de l’ISNAR-IMG. L’occasion d’aborder, entre autres sujets, la question du temps de travail des internes, qui a fait l’objet d’annonces ministérielles.

Le traditionnel congrès annuel de l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes en médecine générale (Isnar-Img) s’est tenu à Saint-Etienne fin février. Et a reçu, à l’occasion de cette 21ème édition, deux invités de marque, en la personne du président du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), le Pr Vincent Renard, et du tout nouveau ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Au menu des discussions : la question de l’emploi du temps et des conditions de travail des internes en médecine générale (IMG), notamment lorsque ces derniers sont en stage à l’hôpital. Chiffres à l’appui. En effet, le Pr Renard a dévoilé les premiers résultats d’une grande enquête nationale s’appuyant sur plus de 2 000 réponses d’IMG sur leur "emploi du temps" en formation. 

Surcharge de travail


Ainsi, les futurs médecins généralistes passent en moyenne 9,54 demi-journées hebdomadaires en stage. Pour mémoire, les textes réglementaires prévoient que les internes en médecine générale passent chaque semaine 8 demi-journées en stage, une demi-journée à la faculté et une demi-journée pour leur travail personnel. Si, avec une moyenne de 7,88 demi-journées par semaine de stage, l’ambulatoire respecte la réglementation, l’hôpital, lui, affole les compteurs puisque le temps de travail hebdomadaire moyen des IMG y atteint 10,44 demi-journées. Un chiffre qui cache par ailleurs de fortes disparités régionales. A l’arrivée, il n’est donc pas surprenant qu’un gros tiers des internes interrogés (37%) qualifient leur charge de travail comme allant de « lourde à très lourde ».

Engagement ministériel 


Cette réalité, le nouveau ministre de la Solidarité et de la Santé qui, pour son premier déplacement et son premier discours avait donc choisi le congrès des internes en médecine générale, a assuré l’avoir entendue. Olivier Véran s’est en effet engagé sur plusieurs questions. Le non-respect du temps de travail hebdomadaire de 48 heures pour les internes tout d’abord, qui « n’est plus acceptable, il y a eu trop de drames ». C’est en ce sens que le ministre s’est dit prêt à engager des sanctions financières contre les établissements qui n'appliqueraient pas la législation. La comptabilisation des demi-gardes ensuite, qui seront ainsi désormais rémunérées. Quant à la prime perçue par les internes qui réalisent des stages en zone sous-dense, elle devrait passer de 200 à 300 euros brut par mois. Enfin, en matière de liberté d’installation le nouveau locataire de l’avenue de Ségur a assuré aux quelque 700 congressistes présents qu’il s’opposera « à tous ceux qui prônent la coercition à l’installation ». « Nous avons bien sûr été honorés par sa visite. Mais cela ne nous empêchera pas d’être hyper-vigilants sur la traduction concrète de ses propos. Surtout en matière de respect du temps de travail. En plus du risque accru de tragédies individuelles qui peuvent culminer au suicide, un interne épuisé ne peut pas prendre convenablement en charge les patients », analyse le porte-parole de l’Isnar, Matthieu Thomazo. 

Portrait de la première interne à avoir choisi médecine générale

publiée le 15 octobre 2019

Classée 28ème aux ECNi, Aurélie Mégnien est la première interne à avoir choisi la médecine générale comme spécialité. Rencontre avec une future médecin généraliste convaincue.

23 ans et la vie devant elle. Une vie dans laquelle la médecine générale devrait bientôt tenir une place essentielle. C’est, en effet, la spécialité qu’a choisie Aurélie Mégnien, classée au 28ème rang des dernières Epreuves Classantes Nationales informatisées (ECNi). 

« Je sais qu’il n’est pas si fréquent, avec mon classement, de choisir médecine générale, mais je suis sûre de mon choix », explique la jeune femme, originaire du Val de Marne. Il faut dire que la décision s’est mûrie et construite au fil de ses différents stages d’externat. « Cardiologie, dermatologie, néphrologie… Tout m’intéressait et je n’arrivais pas à choisir un seul organe. La médecine générale s’est donc assez naturellement imposée comme une évidence, même si j’ai un temps hésité avec médecine interne ». 

Et quelle a été la réaction de sa mère, médecin, cadre dans l’industrie pharmaceutique, et de son père cardiologue, à l’annonce de cette décision ?  « Rien de particulier, maman m’a juste demandé si je ne craignais pas de m’ennuyer. Mais quand je lui ai expliqué les raisons de mon choix, elle a compris ce qui m’intéressait dans cette discipline ». 

C’était le dernier jour du stage d’Aurélie au cabinet de médecine générale et le praticien la laisse faire la consultation. Une femme se plaint de douleurs au ventre. Aurélie l’ausculte, la consultation se termine. Son maître de stage lui demande son diagnostic. « Sans doute une constipation, mais il y avait un truc bizarre ». Le généraliste confirmera plus tard, une fois la radio effectuée. Il s’agissait d’une grossesse extra-utérine. « Le pire, c’est que si cela s’était produit en stage à l’hôpital, je ne serais probablement pas passée à côté. J’aurais spontanément demandé l’avis d’autres confrères et fait réaliser des examens complémentaires. J’ai appris beaucoup avec cette consult’ et c’est un exemple de ce qui me plaît vraiment dans la médecine générale : Il faut être hyper-vigilant et ne pas risquer de passer à côté de cas graves ».

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