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Entretien avec Jacques Guérin, président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires

publiée le 14 février 2020


Entretien 


Entretien avec Jacques Guérin, président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires

La Médicale : Combien de vétérinaires exercent en France aujourd’hui ?

Jacques Guérin :  Selon les derniers chiffres que nous avons recensés au 31 décembre 2019 et qui paraîtront dans notre prochain Atlas à la fin du premier semestre 2020, nous sommes exactement 18 874. Nous étions 18 548 l’an dernier. 


Vous exercez un métier qui fait souvent rêver dès l’enfance, mais dont la diversité est assez méconnue…. 

Jacques Guérin : Notre métier est certainement un métier-passion dont la vocation peut prendre naissance dans le très jeune âge. C’est une réalité constante et nous n’avons pas de problème de recrutement en termes de vocation. D’autant plus qu’aujourd’hui, la société a une approche en termes de relation à l’animal, qui a fait de ce dernier un véritable membre de la famille. Qu’il s’agisse des animaux de compagnie les plus courants : le chien ou le chat, ou même le lapin et le rat. Mais aussi, depuis dix-quinze ans, des animaux plus exotiques, comme les lézards, les iguanes ou les serpents. 

Mais êtes-vous tous formés pour soigner un iguane ou un python ?  

Jacques Guérin :  Par principe, la formation vétérinaire couvre l’ensemble des espèces. Ensuite, il est bien certain que notre compétence s’entretient et se met à l’épreuve tous les jours. Au final, l’expérience qui est acquise au fil de notre vie professionnelle nous fait nous orienter, en fonction de notre appétence, plus particulièrement vers telle ou telle espèce. Ou encore vers des grandes fonctions spécialisées que sont la dermatologie, la chirurgie, la cardiologie ou encore la cancérologie ou l’endocrinologie. 

A ce propos, y-a-t-il eu une évolution dans les traitements des pathologies animales ? 

Jacques Guérin : Comme toute profession de soignants, la nôtre est dépendante de l’évolution des technologies et de la science. Au même titre que nous avons énormément progressé sur l’évolution de l’espérance de vie humaine, nous, vétérinaires, avons maintenant à gérer le grand âge, voire le très grand âge des animaux. Ce qui n’est pas sans parfois poser, comme pour nous les humains, des questions éthiques.

Par exemple ?

Jacques Guérin :  Prenons l’insuffisance rénale du chat. Nous sommes aujourd’hui capables de réaliser des transplantations rénales, d’un chat donneur vers un chat receveur. La question sous-jacente est la suivante : quelles obligations éthiques avons-nous vis-à-vis de ce chat qui a « donné » son rein à l’un de ses congénères ? Pour le moment les textes réglementaires ne prévoient rien en la matière, mais ces questions sont actuellement étudiées par le Comité d’éthique animal-environnement-santé que nous avons créé l’année dernière. Il rassemble un certain nombre de personnes issues de la société civile : des chercheurs, des éleveurs, des scientifiques et des spécialistes du droit et de l’agronomie. Au mois de mars, nous attendons un premier avis sur l’euthanasie non-médicalement justifiée des animaux. 

Enfin, l’autre facette la plus connue de votre métier concerne le suivi et le soin du bétail…

Jacques Guérin : Ce qui a créé et fondé la profession vétérinaire, par un décret royal qui date de 260 ans, c’était la volonté de trouver des solutions sur les grandes maladies du bétail qui décimaient les troupeaux et appauvrissaient les campagnes. C’est ainsi que le corps vétérinaire a été formé. Nous avons donc un ADN historique commun avec les animaux du bétail et les éleveurs. Et dans la deuxième moitié du 20ème siècle, nous avons eu à gérer d’autres grandes maladies du bétail transmissibles à l’homme, comme la brucellose ou la tuberculose. En tant que vétérinaires, habilités par l’État, nous avons contribué à dépister, à diagnostiquer, à traiter et à assainir les troupeaux. Ce qui est à porter au crédit à la fois des éleveurs, de l’État et des vétérinaires. Une réalité qui est fondamentale pour la société, puisqu’il s’agit non seulement de garantir la bonne santé des animaux, mais à travers elle, la sécurité sanitaire des aliments et celle de nos concitoyens.

Propos recueillis par François Petty

Crédit photo : CNOV

Santé publique : retour sur les 7èmes journées santé environnement de l’EHESP

publiée le 28 octobre 2019


Entretien 


Entretien avec Nathalie Bonvallot, Enseignante-chercheuse à l’EHESP* et IRSET*, spécialisée en toxicologie en santé publique

Les Journées d’échanges en santé environnement organisées par l’EHESP se sont tenues à la mi-octobre. Au menu de cette 7ème édition : surveillance des produits phytopharmaceutiques et biocides. Rencontre avec une des organisatrices de l’événement.


La Médicale : Quel est l'objectif des Journées d'échanges en santé environnement ?

Nathalie Bonvallot De faire le point sur un sujet d’actualité pour permettre aux acteurs de la prévention et de la gestion des risques sanitaires liés à l’environnement d’échanger sur leurs pratiques. Cette année, nous avons fait le point sur la surveillance, l’actualité scientifique et échangé sur la gestion des risques liés à l’exposition aux pesticides dans l’eau, l’air et l’alimentation. Les journées Santé environnement ont lieu chaque année et sont principalement destinées aux Agences régionales de santé (ARS) et plus particulièrement aux services santé-environnement de ces agences, toutes les personnes qui œuvrent à la prévention et à la gestion des risques sanitaires environnementaux. 

Ces risques sanitaires environnementaux ont-ils évolué ces dernières années ?

Nathalie Bonvallot : Les risques sanitaires liés à l’environnement sont multiples et ils ne sont plus du tout les mêmes aujourd’hui qu’au 19ème siècle. A l’époque, on parlait davantage de l’accès à l’eau ou des problématiques de maladies transmissibles. Aujourd’hui, les risques environnementaux mis en avant, si on parle des pays occidentaux, sont par exemple liés aux expositions à la pollution atmosphérique, à l’usage des produits chimiques, dont les pesticides, ou encore aux maladies vectorielles**. Mais les risques sanitaires étudiés continuent toujours à être liés à l’activité humaine en général.

Le thème de la santé environnementale a récemment été rattrapé par l’actualité, notamment sur la question des pesticides et de l’agriculture. Les travaux des participants aux Journées peuvent-ils contribuer à dresser une politique de prévention ?

Nathalie Bonvallot Oui, bien sûr. En matière de pesticides, la thématique de cette année, la question qui se posait était de savoir comment gérer et surveiller leurs résidus que l’on peut retrouver dans l’alimentation, dans l’air et dans l’eau ? L’ensemble des travaux réalisés, surtout tous les travaux de terrain de surveillance, ainsi que les travaux de recherche qui dressent un état des lieux des connaissances disponibles en lien avec les expositions aux pesticides, permettent d’améliorer la mise en œuvre d’actions de prévention et de gestion. C’est une thématique qui est très d’actualité cette année pour la question des distances de sécurité entre les cultures et les habitations. Mais ce n’est pas le seul sujet à avoir été adressé. 

Existe-t-il un réseau de surveillance des pesticides ?

Nathalie Bonvallot : Ces derniers sont largement surveillés. Les pesticides sont des substances qui, comme les médicaments, sont connus pour être potentiellement toxiques. Ils sont surveillés dans l’eau et commencent aujourd’hui à être surveillés dans l’air. D’ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis cette année préconisant de prendre en compte, non plus les seuls pesticides, mais également « leur produit de dégradation environnementale », tout ce qu’on appelle les métabolites dans les eaux. Et une campagne sur la surveillance des pesticides dans l’air est en cours avec de nouvelles données qui paraîtront l’an prochain.

Les conclusions de vos 7èmes Journées ont-elles débouché sur des recommandations ? 

Nathalie Bonvallot : Tout d’abord, nous pensons qu’il est souhaitable de poursuivre les systèmes de vigilance, même si, par essence, la vigilance relève du domaine du « a posteriori », par rapport à la mise sur le marché de nouveaux produits. Du fait que la réglementation ne peut ni tout prévoir ni tout prédire de manière parfaite, un système de vigilance gagne toujours à être poursuivi. Ce sont des choses qui existent déjà à l’échelle nationale, mais qu’il faudrait sans doute renforcer à l’échelle régionale. En parallèle, poursuivre la surveillance est aussi fondamental, puisque c’est cela qui permet de mettre en œuvre des actions correctives efficaces pour protéger nos ressources essentielles. Et enfin, il est aussi important de continuer les initiatives de recherche pour compléter la connaissance sur les usages ou les risques que l’on connaît moins bien.

* Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique
* Institut de Recherche en Santé Environnement et Travail 

** Les maladies à transmission vectorielle sont des maladies infectieuses transmises par des vecteurs, essentiellement insectes et acariens hématophages. 

*** En biologie, les métabolites sont des substances organiques formées au cours du métabolisme ou qui y participent. 

Propos recueillis par François Petty
Crédit photo : DR

Entretien avec la Pr Catherine ADAMSBAUM, présidente des Journées Francophones de Radiologie

publiée le 16 octobre 2019


Entretien 


Entretien avec la Pr Catherine ADAMSBAUM, présidente des Journées Francophones de Radiologie 

Le grand rendez-vous annuel de la profession s’est terminé ce lundi. Le thème de cette édition 2019 ? « Le radiologue augmenté ». Explication de texte avec la présidente des JFR et Chef du service de radiologie pédiatrique de l’hôpital Bicêtre.   


La Médicale : Depuis combien de temps les JFR existent-elles ?

Pr Catherine Adamsbaum Nous en sommes à la 67è édition. Avec plus de cent conférences scientifiques et quelque trois cents heures d’ateliers sur le thème de la radiologie, je pense qu’il s’agit du plus grand rendez-vous francophone mondial de la profession. Les JFR sont vraiment un carrefour d’échanges extrêmement important.


Pourquoi avoir choisi le thème du « radiologue augmenté » ; en quoi « augmente » -t-il ?

Pr Catherine Adamsbaum : Le radiologue a toujours été un médecin avec des outils puissants à sa disposition. Il a d’abord « augmenté » parce que sa technologie a extrêmement évolué. Il y a quarante ans, nous n’avions que les radiographies. Progressivement nous avons eu l’anatomie en coupe (échographie, scanner, IRM), puis l’imagerie fonctionnelle. Nous pouvons désormais faire de l’imagerie paramétrique, donner les caractéristiques des tissus. La radiologie interventionnelle se développe énormément (thrombolyse d’AVC, traitement percutané ciblé d’une tumeur, etc.). Le radiologue a donc « augmenté » technologiquement, ce qui l’a un peu cantonné derrière les consoles. Je pense que la véritable « augmentation « du radiologue aujourd’hui réside dans sa prise de conscience qu’il est au cœur du parcours de santé et qu’il va vers le patient et les autres soignants qui entourent également ce dernier. A l’arrivée, le radiologue devient donc « augmenté » dans plusieurs dimensions, diagnostiques et thérapeutiques, mais aussi éthiques. 

À propos d’avancées « algorithmiques », que représente pour vous l’arrivée de l’intelligence artificielle, source de fantasmes et de crainte pour certains ?

Pr Catherine Adamsbaum : L’intelligence artificielle (IA) est un outil comme un autre. Comme c’est un fantasme récurrent pour l’homme d’être un jour remplacé par un robot, ce risque a toujours été mis en avant. Mais en réalité, l’IA ne va pas remplacer le radiologue. De même que lorsque le téléphone a émergé, il n’a pas remplacé la discussion physique entre deux individus. C’était juste un autre mode de communication. L’intelligence artificielle va nous aider dans des tâches répétitives pour lesquelles nous n’avons pas de valeur ajoutée, comme des tâches administratives de rédaction de compte rendu, de volumétrie… Bref des tâches qui sont moins brillantes que des tâches réellement médicales. L’IA est un outil extraordinaire, mais comme tout outil, il doit trouver sa juste place. Il faut le faire avancer, lui donner du Big data à étudier, bref, faire travailler les algorithmes. Mais ensuite, ces algorithmes, il faudra les valider.

Selon quels critères ? À qui appartiennent les données de santé :  au patient, aux médecins, voire à l’État…
Pr Catherine Adamsbaum : Votre question est double. La seconde est d’ordre éthique et bien évidemment nous interpelle aussi. C’est la raison pour laquelle nous avons invité le président du Comité Consultatif National d’Ethique, le Pr Jean-François Delfraissy qui est intervenu dans une conférence sur le sujet de la médecine du futur et des enjeux éthiques. 
Ensuite, l’autre question, c’est : une fois que nous aurons les Big data, comment les algorithmes seront-ils implémentés dans notre vie quotidienne de médecin ?
Elles le seront d’une façon progressive. On ne dira jamais au patient : « vous allez dans une machine, celle-ci va vous sortir une cartographie paramétrique et vous aurez votre diagnostic ». C’est tout simplement impossible. Il existera toujours des faux négatifs et des faux positifs, il faudra toujours un(e) radiologue pour analyser les résultats. L’IA ne remplacera jamais un médecin. En revanche, avec cette dernière, nous disposerons de plus de temps pour le patient.
Le radiologue est avant tout un médecin au cœur du parcours de santé.

Propos recueillis par François Petty
Crédit photo : DR

Portrait de la première interne à avoir choisi médecine générale

publiée le 15 octobre 2019

Classée 28ème aux ECNi, Aurélie Mégnien est la première interne à avoir choisi la médecine générale comme spécialité. Rencontre avec une future médecin généraliste convaincue.

23 ans et la vie devant elle. Une vie dans laquelle la médecine générale devrait bientôt tenir une place essentielle. C’est, en effet, la spécialité qu’a choisie Aurélie Mégnien, classée au 28ème rang des dernières Epreuves Classantes Nationales informatisées (ECNi). 

« Je sais qu’il n’est pas si fréquent, avec mon classement, de choisir médecine générale, mais je suis sûre de mon choix », explique la jeune femme, originaire du Val de Marne. Il faut dire que la décision s’est mûrie et construite au fil de ses différents stages d’externat. « Cardiologie, dermatologie, néphrologie… Tout m’intéressait et je n’arrivais pas à choisir un seul organe. La médecine générale s’est donc assez naturellement imposée comme une évidence, même si j’ai un temps hésité avec médecine interne ». 

Et quelle a été la réaction de sa mère, médecin, cadre dans l’industrie pharmaceutique, et de son père cardiologue, à l’annonce de cette décision ?  « Rien de particulier, maman m’a juste demandé si je ne craignais pas de m’ennuyer. Mais quand je lui ai expliqué les raisons de mon choix, elle a compris ce qui m’intéressait dans cette discipline ». 

C’était le dernier jour du stage d’Aurélie au cabinet de médecine générale et le praticien la laisse faire la consultation. Une femme se plaint de douleurs au ventre. Aurélie l’ausculte, la consultation se termine. Son maître de stage lui demande son diagnostic. « Sans doute une constipation, mais il y avait un truc bizarre ». Le généraliste confirmera plus tard, une fois la radio effectuée. Il s’agissait d’une grossesse extra-utérine. « Le pire, c’est que si cela s’était produit en stage à l’hôpital, je ne serais probablement pas passée à côté. J’aurais spontanément demandé l’avis d’autres confrères et fait réaliser des examens complémentaires. J’ai appris beaucoup avec cette consult’ et c’est un exemple de ce qui me plaît vraiment dans la médecine générale : Il faut être hyper-vigilant et ne pas risquer de passer à côté de cas graves ».

Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

publiée le 12 août 2019


Entretien 


Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

L’association Kinés du Monde a été créée il y a un peu plus de trente ans. Basée à Grenoble, elle intervient, pour l’heure, essentiellement en Afrique et en Asie. Rencontre avec la représentante de kinésithérapeutes bénévoles et engagés. 


La Médicale : Depuis combien de temps votre association existe-t-elle ?

Alice Belliot Kinés du Monde a été fondée par un groupe de kinés basés en Corse. C’est là qu’a été situé le premier siège social, il a ensuite bougé à Paris, puis à Grenoble, où il est toujours aujourd’hui. L’idée est de répondre aux besoins de partenaires locaux, sur le terrain, dans des pays en voie de développement. Nous proposons un accompagnement dans la formation des professionnels de santé sur place et des personnes gravitant autour de la personne en situation de handicap. Mais en aucun cas, nous ne faisons des soins nous-mêmes. C’est l’une des valeurs de KdM : on ne fait pas à la place de. On accompagne les personnels, l’idée est que notre présence soit juste temporaire tout en favorisant une pérennité dans le soin.


Dans quel pays intervenez-vous ?

Alice Belliot : Actuellement, nous sommes surtout présents en Afrique. Au Sénégal, à Dakar précisément, sur un projet autour de la rééducation de la main et du membre supérieur. C’est un projet assez particulier puisque ce n’est pas une mission avec la présence de volontaires à long terme, qui partent six mois par exemple. On est plus sur de la formation continue. Ce sont des kinés de Dakar et des villes environnantes qui viennent deux à trois fois par mois à Dakar pour des sessions de formation. Nous avons répondu à une sollicitation qui émanait d’un chirurgien de Dakar.

Comment s'effectue le choix du pays et du domaine d'intervention ?

Alice Belliot : Nous sommes sollicités par des structures locales par mail et nous les étudions : répondent-elles aux compétences de Kdm ? Par exemple, certains ne nous demandent que du matériel, ce qui n’est pas de notre compétence. Quand on voit en revanche que les demandes rentrent dans le cadre de nos critères - la formation - nos bénévoles vont échanger avec les structures sur place pour voir ce que l’on peut mettre sur pied.

Quels sont les programmes en cours ?

Alice Belliot : Le programme de la main de Dakar existe aussi à Douala, au Cameroun, où il existe également un deuxième programme, plus classique celui-là, avec des volontaires qui partent sur place. C’est un programme qui dure un an. La première volontaire est partie six mois et est rentrée il y a peu. On devrait faire partir un autre volontaire en septembre, pour six mois également, afin de clôturer le programme. Toujours en Afrique, nous avons une mission diagnostic au Togo. Pendant quinze jours, deux bénévoles se rendent sur place pour échanger avec les partenaires et faire le tour de ce qui existe en matière de rééducation dans le pays ou dans la région. Les responsables de missions pourront ensuite écrire un projet. Le projet entre ensuite dans le cadre du budget prévisionnel de la mission et Il faut qu’on trouve des fonds. Ce qui est notre plus grande difficulté : trouver des bailleurs ou des mécènes qui financent nos missions. Sachant qu’à KdM, les missions ne partent que si on a, au préalable, les 100% du budget. Enfin, deux autres missions doivent se dérouler en septembre au Mali et à Madagascar. Et nous sommes intervenus également au Cambodge.

Combien de bénévoles compte Kdm ? Recherchez-vous des volontaires ?

Alice Belliot : Nous sommes une association. Il y a un bureau et un conseil d’administration qui compte quatorze membres. Nous avons une salariée à temps-partiel et des bénévoles partout en France, voire dans les pays limitrophes. D’une manière permanente, on doit être environ une trentaine de personnes. La plus grande difficulté n’est pas de trouver des volontaires pour partir en mission mais de trouver des bénévoles qui peuvent s’investir dans l’association pour son fonctionnement propre.

La ville de Grenoble a ouvert un pôle de solidarité internationale, dont vous faites partie. Cela vous rend-il la tâche plus aisée ?

Alice Belliot : C’est en effet la politique de la ville depuis trois ans. L’idée était de rassembler les associations de solidarité internationale dont le siège est à Grenoble sur un même lieu, dans le même bâtiment, ce qui peut créer des synergies. Les projets en commun, soutenus par plusieurs associations ont souvent plus de poids. Je trouve ça très pertinent et ça commence à donner des résultats. Par exemple la mission diagnostic pour le Mali en septembre, que j’évoquais précédemment, résulte d’un travail conjoint de Kinés du Monde et de Santé Diabète Mali, dont le siège est lui aussi dans ce pôle de solidarité internationale.

Propos recueillis par François Petty

Crédit photo : Kinés du Monde

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