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Portrait de la première interne à avoir choisi médecine générale

publiée le 15 octobre 2019

Classée 28ème aux ECNi, Aurélie Mégnien est la première interne à avoir choisi la médecine générale comme spécialité. Rencontre avec une future médecin généraliste convaincue.

23 ans et la vie devant elle. Une vie dans laquelle la médecine générale devrait bientôt tenir une place essentielle. C’est, en effet, la spécialité qu’a choisie Aurélie Mégnien, classée au 28ème rang des dernières Epreuves Classantes Nationales informatisées (ECNi). 

« Je sais qu’il n’est pas si fréquent, avec mon classement, de choisir médecine générale, mais je suis sûre de mon choix », explique la jeune femme, originaire du Val de Marne. Il faut dire que la décision s’est mûrie et construite au fil de ses différents stages d’externat. « Cardiologie, dermatologie, néphrologie… Tout m’intéressait et je n’arrivais pas à choisir un seul organe. La médecine générale s’est donc assez naturellement imposée comme une évidence, même si j’ai un temps hésité avec médecine interne ». 

Et quelle a été la réaction de sa mère, médecin, cadre dans l’industrie pharmaceutique, et de son père cardiologue, à l’annonce de cette décision ?  « Rien de particulier, maman m’a juste demandé si je ne craignais pas de m’ennuyer. Mais quand je lui ai expliqué les raisons de mon choix, elle a compris ce qui m’intéressait dans cette discipline ». 

C’était le dernier jour du stage d’Aurélie au cabinet de médecine générale et le praticien la laisse faire la consultation. Une femme se plaint de douleurs au ventre. Aurélie l’ausculte, la consultation se termine. Son maître de stage lui demande son diagnostic. « Sans doute une constipation, mais il y avait un truc bizarre ». Le généraliste confirmera plus tard, une fois la radio effectuée. Il s’agissait d’une grossesse extra-utérine. « Le pire, c’est que si cela s’était produit en stage à l’hôpital, je ne serais probablement pas passée à côté. J’aurais spontanément demandé l’avis d’autres confrères et fait réaliser des examens complémentaires. J’ai appris beaucoup avec cette consult’ et c’est un exemple de ce qui me plaît vraiment dans la médecine générale : Il faut être hyper-vigilant et ne pas risquer de passer à côté de cas graves ».

Portrait : ces soignants qui s'engagent

publiée le 27 août 2018

Dr Yannick Schmitt, président de ReAGJIR, bénévole à Médecins du Monde.

Parce qu’il croit en une certaine idée de la médecine, ce jeune généraliste a fait le choix de l’engagement. Et prouve, qu’avec une bonne dose d’organisation, il est possible d’exercer en adéquation avec ses idéaux.

À trente-trois ans, cela fait maintenant quatre ans que le Dr Yannick Schmitt exerce dans son cabinet d’Ingolsheim, dans le sud de la banlieue de Strasbourg. Ce fils unique, d’une maman infirmière et d’un papa qui travaillait dans les pompes funèbres, le reconnaît volontiers. « Comme beaucoup de mes confrères, je ne suis pas devenu médecin généraliste par hasard ». Mais la génération des «médecins Millennials » a appris de l’expérience de ses aînés. Et tend vers une nouvelle organisation de l’exercice. En mode collaboratif. « Les journées sont toujours aussi longues, mais en travaillant à plusieurs, on parvient à répondre aux demandes des patients, tout en se ménageant des plages qui nous permettent de nous atteler à, qui sait, une définition plus proche et plus satisfaisante de ce qui nous a conduit à choisir cette profession », analyse le Dr Yannick Schmitt. Pour preuve, le généraliste cumule aujourd’hui les casquettes qui le voient exercer à deux en médecine générale, assumer les fonctions de président du syndicat des jeunes généralistes remplaçants, ReAGJIR (Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants), tout en assurant une participation bénévole au centre de consultations de Médecins du Monde (MDM), à la périphérie de Strasbourg. 

Semaine intense 


« La semaine est intense et court de 8h30 à 19h. Pour autant, le fait de travailler à deux et de faire appel à un remplaçant le cas échéant, me permet de dégager une demi-journée par mois, le mercredi, où je participe aux consultations de MDM. Il y a deux niveaux d’intervention », poursuit le jeune généraliste investi : « le centre de consultations, lui-même, qui assure une permanence tous les matins, et la mission mobile, une équipe de maraude (une forme de consultation itinérante des personnes à la rue), qui se déplace auprès des sans domicile fixe une fois par semaine ». « À priori, les professionnels de santé ne font partie que d’une seule de ces deux équipes, mais compte-tenu de mon emploi du temps particulier, j’ai eu la chance, si je puis dire, d’alterner les deux expériences ». 

L’école de l’humilité 


Verdict ? « C’est l’école de l’humilité. Pour les maraudes, cela prend du temps d’arriver à tisser un lien. Et on pare souvent au plus pressé. Une ébauche de contact, une bouteille d’eau, un rendez-vous pour une consultation au centre lui-même… c’est un travail de longue haleine ». Quant à la consultation physique dans le local de MDM : « au-delà des pathologies, ce sont surtout les travailleurs sociaux qui font le gros du boulot. Ecouter les gens, leur (ré)ouvrir des dossiers pour faire valoir leurs droits… ». Mais il arrive que parfois, le médecin généraliste se trouve face à face avec un ou une patiente qui le marquera à vie. Comme cette dame qui ne parlait pas très bien le français, venue consulter pour des « douleurs un peu partout. Mais si elle pouvait revenir un peu plus tard, docteur, il faut que j’amène ma fille à l’école ». « Bien sûr madame, je vous attends ».

Parfois la patience et l’écoute font tout. La dame est revenue.  « Nous avons discuté, je l’ai auscultée. Cela a été la toute première brique et ma première expérience dans l’accompagnement d’une femme victime de violences conjugales », se souvient le Dr Schmitt.

Crédit photo : DR

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