Les dernières actualités du praticien

Déserts Médicaux

publiée le 19 juin 2018

Quand on parle de désert médical, on pense immédiatement à la Creuse ou à l’Ardèche. Mais la désertification médicale ne touche pas que les milieux ruraux. Qui sait en effet que l’Île-de-France, région la plus riche du pays, est en voie de désertification médicale. 


Quelques chiffres pour dresser le constat :

  • Entre 2010 et 2017, la région francilienne a perdu 15,5% de ses médecins généralistes libéraux en activité, selon le dernier atlas du Conseil national de l’Ordre des médecins.
  • Un chiffre à mettre en parallèle avec l’augmentation des besoins de soin sous l’effet de la hausse de la démographie de la région, du vieillissement de la population et de l’augmentation des maladies chroniques.
  • À cette baisse des effectifs s’ajoute de surcroît une diminution de l’activité, les jeunes médecins privilégiant leur « qualité de vie » aux cadences infernales (soirées et week-ends).
  • En 2017, la moyenne d’âge des praticiens franciliens s’élevait à 57 ans et 44% d’entre eux étaient même âgés de plus de 60 ans.
  • Plus de 650 petites communes franciliennes, soit une commune sur deux, n’ont pas de médecin généraliste. Conséquence, 430.000 habitants de la région doivent se déplacer dans une autre ville pour consulter.
  • Le département rural de la Seine-et-Marne et le département socialement défavorisé de la Seine-Saint-Denis sont les plus touchés par le manque de médecins.

Les causes de cette situation sont nombreuses : des loyers trop chers et des charges élevées (notamment pour Paris), l’insécurité grandissante dans certains départements de la région (Seine-Saint-Denis, Val d’Oise, …) et arrondissements de Paris, le manque d’attractivité des cabinets situés à quelques dizaines de kilomètres de Paris, l’envie des jeunes praticiens de travailler en groupe plutôt qu’isolés dans une petite commune, etc. 

Pour remédier à ce phénomène, la Région Ile-de-France a pris plusieurs mesures :

  • Soutien à la création de maisons de santé,
  • Aide à la formation et à l’installation des professions paramédicales (kinés, infirmiers, sages-femmes),
  • Extension des aides à l’installation aux médecins choisissant d’exercer en secteur 2 (honoraires libres mais contrôlés),
  • Développement de la télémédecine (suivi post-hospitalisation, maladies chroniques, …),
  • Sécurisation et équipement des cabinets des praticiens libéraux (sous forme d’une aide plafonnée).

L’Ile-de-France bénéficie néanmoins de la présence sur son territoire de nombreux hôpitaux et de services d’urgence. Mais le manque de médecins met en évidence le changement de mentalité des jeunes médecins qui recherchent des régions « où il fait bon vivre ». Une attente à laquelle ne semblent plus répondre Paris et sa région. 

BON À SAVOIR :

Ce chiffre peut paraître étonnant, mais deux arrondissements entiers de la Capitale, - le XVIIIe et le XIXe -, sont classés en « zone d’intervention prioritaire » (ZIP), le nom pour désigner les anciennes « zones déficitaires ». Au sein même de certains arrondissements, il existe des zones touchées par la désertification : cinq quartiers du XIIIe (parfois minuscules) ainsi qu’un quartier du XIVe font également partie des ZIP.


Revenus 2018

publiée le 14 juin 2018

Le 1er janvier 2019 marquera l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Les professions libérales sont concernées, comme tous les travailleurs indépendants, mais aussi les salariés, les inactifs ou encore les demandeurs d’emploi. 

Pour éviter un effet de double imposition, un crédit d’impôt sera réalisé à l’été 2019 pour annuler l’impôt sur les revenus de 2018 qui auront été déclarés au printemps 2019. Ce crédit concernera uniquement les revenus considérés comme « normaux ». En revanche un impôt sera appliqué sur les revenus de 2018 qui seront considérés par l’administration fiscale comme « exceptionnels ». Quels sont les revenus qui entreront dans cette catégorie ?



Un bénéfice supérieur à celui de 2015, 2016 ou 2017 sera considéré comme un revenu exceptionnel

Pour les professionnels libéraux, la réponse est simple : mi 2019 ils seront redevables d’un impôt sur les revenus 2018 dans le cas où leur bénéfice 2018 excède le meilleur de ceux enregistrés durant les trois précédents exercices. Le revenu exceptionnel correspondra à la part de bénéfice dépassant le plafond du plus élevé des trois revenus précédents.

En revanche 2018 pourra devenir une « année blanche » (zéro impôt sur le revenu) pour les professionnels libéraux dont le bénéfice enregistré en 2019 sera équivalent ou supérieur au bénéfice de 2018. Dans cette situation, l’impôt payé en 2019 pourra alors être totalement ou partiellement remboursé en 2020.

Pour ceux qui devront verser un impôt sur les revenus 2018, reste à noter que les revenus qualifiés d’ « exceptionnels » seront taxés selon le taux moyen d’imposition et non pas selon le taux marginal, donc à un taux forcément moindre.


Quid du paiement de l’impôt sur les revenus 2019 ?

S’agissant des revenus perçus en 2019, leur versement s’effectuera sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels, à compter du 1er janvier 2019. C’est la déclaration des revenus perçus en 2017, faite ce printemps, qui servira de base de calcul de l’acompte. Le montant des acomptes sera ensuite automatiquement actualisé chaque année, au mois de septembre, à partir de 2019. En cas de changement de situation (surcroit d’activité, baisse des revenus ou encore cessation d’activité), le professionnel libéral pourra demander en cours d’année à réviser le montant de l’acompte ou à cesser son paiement.

Paris Healthcare Week

publiée le 11 juin 2018

Hospitaliers et libéraux : comment travailler ensemble !

Le renforcement du lien ville-hôpital était au cœur des rencontres de la récente édition de la Paris Healthcare Week. Dans l’attente d’une annonce du président de la République sur la réforme du système de soins, la ministre de la santé Agnès Buzyn et Frédéric Valletoux, président de la FHF, ont rappelé les piliers de la « Stratégie de transformation du système de santé 2018 ». Parmi lesquels, la coopération des professionnels de santé hospitaliers et libéraux au sein des territoires.


Le rendez-vous annuel du monde hospitalier 2018 s’est ouvert sous de bons auspices. En effet, selon le Baromètre santé 360 Odoxa « Regards des Français et des Européens sur l’hôpital et la santé aujourd’hui », 94 % de nos compatriotes ont une bonne image des infirmiers et des aides-soignants, suivis par les médecins de ville (89%), talonnés par les hospitaliers (87%).

Pour autant, « si notre système de santé reste l’un des plus performants au monde, il est (…) confronté à d’importantes mutations, et des efforts sont nécessaires pour maintenir son haut niveau de performance et pour, sans cesse, le faire progresser » rappelait Agnès Buzyn, lors de l’inauguration de la Paris Healthcare Week. La ministre prône un système « qui reconnaît à sa juste valeur l’engagement des talents, qui donne plus de liberté d’action (..), plus proche des citoyens et ancré dans les territoires ». Des propos partagés par le président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), qui martèle que les défis du système de santé « ne pourront être relevés que si l’hôpital et la ville travaillent en synergie ».


Rendre les métiers plus attractifs

De bon augure : c’est un médecin généraliste, le Dr Jean-Pierre Jardry qui avait été missionné par la FHF pour déterminer des pistes afin de construire, d’organiser et de simplifier les échanges entre libéraux et hospitaliers, à l’heure où les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) se développent.

À la suite de son rapport Ville-Hôpital, vingt-deux propositions sont portées par la FHF, dont certaines concernent les modalités d’exercice mixte ville/hôpital avec, notamment, la volonté d’encourager les coopérations entre professionnels de santé. Leurs objectifs ?
  • Valoriser l’expérience acquise en libéral pour faciliter l’accès au statut de praticien hospitalier, à temps plein ou partiel.
  • Libérer du temps médical et valoriser les compétences des professionnels paramédicaux.
  • Mettre en œuvre l’exercice en pratique avancée dès la finalisation de la règlementation pour les infirmiers en poste avancé (IPA).
  • Généraliser le numérique pour simplifier les process et partager les plateaux médico-techniques.

Réussir le virage ambulatoire 

Mais si l’exercice collectif et coordonné sous différentes formes (maisons et centres de santé pluriprofessionnels, cabinets de groupe) mobilise les libéraux et attire à nouveau de jeunes professionnels vers l’exercice ambulatoire, celui-ci doit encore se structurer. La réussite reposera-t-elle sur la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) ?

Oui, à entendre Cécile Courrèges, Directrice Générale de la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins) qui, lors de la Paris Healthcare Week, a accueilli son auditoire par cette introduction en forme d’avertissement : «Le virage ambulatoire ne sera pas possible s'il n'y a pas une structuration des soins primaires en amont». Car, si l’ensemble des acteurs de santé semblent favorables à ces nouvelles organisations territoriales, il reste encore beaucoup à faire pour accompagner les professions de santé dans une adhésion volontaire à ces communautés.

Du côté de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, malgré quelques réserves, l’esprit se veut constructif. «Agnès Buzyn a réaffirmé des grands principes avec lesquels nous sommes en phase ; nous sommes confiants, mais nous restons vigilants», énonçait ainsi, Lamine Gharbi président de la FHP.

Rapport OCDE : Panorama de la Santé

publiée le 07 juin 2018

Dans un rapport publié fin 2017, l’OCDE* met en avant l’amélioration des soins de santé comme un facteur important de l’augmentation de l’espérance de vie. Dans son Panorama de la Santé, l’organisation met en évidence que depuis 1970 l’espérance de vie à la naissance a augmenté de plus de 10 ans dans tous les pays de l’OCDE pour atteindre une valeur moyenne de 80,6 ans. D’autres facteurs expliquent aussi ce gain, comme des revenus plus élevés, des modes de vie plus sains et de meilleurs niveaux d’éducation.

Pour l’OCDE, le niveau des dépenses de santé n’explique pas à lui seul les gains d’espérance de vie. Elles se situent en moyenne pour les pays membres de l’organisation à 4.000$ par habitant et par an, avec un pic aux Etats-Unis (9.900$), soit 17.2% du PIB. En Suisse, en Allemagne, en Suède et en France, elles dépassent ou sont égales à 11% du PIB.

Face à ce constat, certains pays ont cherché à faire des économies :

  • En favorisant le recours aux médicaments génériques, qui pèsent aujourd’hui plus de 75% des ventes en volume de produits pharmaceutiques aux États-Unis, au Chili, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.
  • En ne prescrivant les antibiotiques uniquement qu’en dernier recours. Leur usage varie du simple au triple selon les pays, avec des volumes plus marqués en Grèce et en France.
  • En généralisant la prise en charge des interventions chirurgicales mineures en ambulatoire.

Un bon niveau de soin

Ces mesures n’ont pas entravé la qualité des soins de santé :

  • Plus de 80% des patients déclarent avoir un ressenti positif concernant le temps passé avec un médecin, la clarté des explications données et la manière dont ils ont été associés aux décisions médicales.
  • De nombreux pays sont parvenus à éviter des hospitalisations en lien avec des pathologies chroniques (diabète, asthme).
  • Les décès liés à un infarctus du myocarde ou un AVC reculent.
  • Principale cause de mortalité dans la plupart des pays de l’OCDE, les cardiopathies ischémiques sont en revanche relativement faibles au Japon, en Corée, en France et aux Pays-Bas.
  • Certains cancers sont mieux traités, comme le cancer du sein (taux de survie à cinq ans de 85%) ou les cancers du côlon et du rectum (un peu plus de 60%).

Quelques problèmes chroniques

L’OCDE se félicite de la baisse des taux de tabagisme, mais pointe du doigt un échec des politiques de lutte contre l’obésité et la consommation nocive d’alcool.

  • 20% des adultes s’adonnent régulièrement à une suralcoolisation épisodique (binge drinking).
  • En Belgique, en Autriche et en France, le nombre de litres consommés par habitant est nettement supérieur à la moyenne de l’OCDE.

De même, la question de la pollution de l’air ne semble pas prioritaire.

Hausse du personnel médical

La part des travailleurs employés dans le secteur médico-social n’a cessé de progresser dans la plupart des pays de l’OCDE entre 2000 et 2015. Ainsi, elle a augmenté en moyenne de 1,7% par rapport à l’emploi total sur cette période.

Les activités médico-sociales représentent ainsi en moyenne environ 10% de l’emploi total en 2015, avec des pics à plus de 15% dans les pays scandinaves, en Finlande et aux Pays-Bas. Ce chiffre s’élève à 14,3% en France.

Un tiers des médecins dans les pays de l’OCDE étaient âgés en moyenne de plus de 55 ans en 2015, contre seulement 20% en 2000. Entre 2000 et 2015, la part des médecins de plus de 55 ans a plus que doublé en France, en Italie, en Espagne et en Autriche.

Pour anticiper ce mouvement, certains gouvernements ont pris des mesures en amont. Le nombre de médecins nouvellement diplômés a progressé sensiblement, à la suite de décisions concernant le numerus clausus, comme en Irlande. Depuis 2000, la plupart des pays de l’OCDE ont relevé ce quota. Certains pays font aussi largement appel à des médecins formés à l’étranger.

Les femmes médecins sont aussi de plus en plus nombreuses. En 2015, en moyenne, elles représentaient 46% des médecins exerçant dans l’OCDE, contre 39% en 2000. Dans 11 pays, elles sont à parité, et leur part grimpe même à plus de 70% en Lettonie et en Estonie.

Face au spectre du vieillissement démographique, le nombre d’infirmiers est passé de 7,3 pour 1.000 habitants en 2000 à 9 pour 1.000 habitants en 2015 ; avec un pic à plus de 14 pour 1.000 dans certains pays (Suisse, Norvège, Danemark, Islande, Finlande).

On dénombrait environ 3 infirmiers par médecin en moyenne dans les pays de l’OCDE, avec à peu près la moitié des pays enregistrant un chiffre compris entre 2 et 4.


* L'OCDE compte 35 pays membres à travers le monde, de l’Amérique du Nord et du Sud à l’Europe et l’Asie-Pacifique.

Fiche conseil : Remplaçant-Remplacé

publiée le 04 juin 2018

Fiche conseil 👍

Paradoxe ! Alors que le nombre de remplaçants ne cesse d’augmenter, se faire remplacer reste pourtant difficile. Et, une fois la perle rare trouvée, il importe de bien s’organiser afin d’assurer la bonne tenue du cabinet et la permanence des soins. La Médicale dresse la check-list des points à vérifier entre remplacé et remplaçant.


Confier les clés de son cabinet et sa patientèle n’est jamais chose facile, d’autant plus que le remplacement peut être plus ou moins long et pour diverses raisons. Alors, que ce soit pour la durée des vacances ou pour pallier une absence pour congé maladie, maternité ou autre, il faut anticiper et prévoir une relation contractuelle en bonne et due forme, tant sur le plan personnel que professionnel. Il en va de la bonne marche du cabinet et de la confiance des patients à l’égard du nouveau venu.

Établir une relation de confiance

Passer du temps ensemble avant la prise effective des fonctions, permet d’une part de se familiariser aux pratiques du médecin remplacé et d’autre part, de mettre en confiance certains patients. Cette courte période permet de connaître les outils informatiques dont dispose le praticien et de s’assurer des modalités d’utilisation de la Carte Professionnelle de Santé (CSP) ou de la Carte de Professionnel de sante´ en Formation (CPF) pour les médecins non thèsés. Pour les autres professionnels de santé, rendez-vous sur le site de l’Assurance Maladie.

S’accorder sur la rémunération

C’est la question de la rétrocession des honoraires. Généralement, elle s’échelonne entre 50 et 80% en fonction de l’activité. Il est donc impératif de définir les jours et les horaires de remplacement. 

Évaluer d’éventuels « avantages en nature »

Préciser si le médecin met gracieusement à disposition son logement personnel pour le remplaçant et éventuellement sa voiture pour les déplacements (trajet maison-cabinet, visites à domicile).

Rédiger un contrat

Une fois ces points vérifiés, il est fortement recommandé de les coucher par écrit dans un contrat-type proposé par le Conseil de l’Ordre. Il est conseillé d’oublier la clause de non-installation dans l’hypothèse où le remplacé souhaite transmettre son cabinet à l’issue du remplacement.

Démarches à effectuer

  • Très simples du côté du remplacé Le remplacé doit avertir le Conseil départemental de l’Ordre de son remplacement et s’engager à ne pas exercer pendant la période de celui-ci. Il lui est fortement recommandé d’informer son remplaçant sur la nécessité de souscrire une assurance en responsabilité civile. Dans le cas où il met à disposition son logement ou son véhicule, il doit en informer son assureur qui vérifiera l’étendue de ses garanties habitation et véhicule.
  • Plus complexes du côté du remplaçant
    • Pour remplacer, il faut soit être inscrit au tableau de l’Ordre, soit demander une licence de remplacement au Conseil départemental de l’Ordre. Ensuite, s’immatriculer à l’Ursaff auprès du Centre de formation des entreprises du lieu d’activité.
    • Il faut également vérifier son assurance en responsabilité civile et signaler à l’assureur l’activité de remplacement pour les internes.
    • Et prévoir une couverture prévoyance pour ceux qui ne sont plus couverts après l’internat.

  • BON À SAVOIR :

    Depuis un an, existe le contrat de Praticien Territorial Médical de Remplacement (PTMR). Celui-ci est conclu avec l’Agence Régionale de Santé et peut être renouvelé 6 fois. Il n’est valable que dans les zones sous-denses, mais il garantit une protection prévoyance, maternité et paternité.

    L’info en plus : Sur la période 2007-2016, le nombre de médecins remplaçants n’a cessé de croître (+17,1 %) pour s’élever à 11 285 pendant que celui des généralistes diminue de 8,4%, passant de 97 012 à 88 886, constate l’étude Remplact réalisée par le syndicat des jeunes médecins généralistes remplaçants.

    À voir également : la vidéo de La Médicale.

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