Les dernières actualités

RCP et campagne de vaccination contre la Covid-19

publiée le 07 avril 2021

Près de 4 millions de personnes ont déjà été vaccinées en France. Pour faciliter l’accès aux vaccins au plus grand nombre, les infirmiers, les pharmaciens et les sages-femmes ont vu leurs compétences élargies. Mais, il existe des différences entre ces trois professions.

Deux décrets parus le 5 mars et le 26 mars au Journal officiel accordent à de nouveaux professionnels de santé la possibilité d’administrer les vaccins contre la Covid-19, voire dans certains cas de les prescrire.

Ces nouvelles autorisations répondent à une recommandation de la Haute autorité de santé (HAS), qui avait appelé dans un avis publié le 2 mars à simplifier l’accès à la vaccination.

Dans le détail, 
• Les pharmaciens et les sages-femmes sont désormais autorisés à prescrire et injecter les vaccins contre la Covid 19
• Les infirmiers peuvent administrer le vaccin AstraZeneca, sans qu’un médecin soit présent
• Les chirurgiens-dentistes et vétérinaires peuvent administrer les vaccins (décret du 26 mars)

Auparavant, seul le vaccin AstraZeneca, qui se conserve dans un simple réfrigérateur, pouvait être injecté par les pharmaciens, sans que cela soit possible pour les deux autres vaccins à ARN messager, à savoir Pfizer-BioNTech et Moderna.

Le rôle des sages-femmes

Le décret stipule aussi que les pharmaciens ne doivent prescrire les vaccins, ni aux personnes présentant un trouble de l’hémostase, ni aux femmes enceintes.

Ces dernières doivent passer par les sages-femmes, qui pourront également prescrire un vaccin à l’entourage des parturientes et du nouveau-né.

Quelques règles à respecter

Tous ces professionnels de santé doivent bien sûr vérifier que les Français qui prennent rendez-vous sont prioritaires.

Les décrets précisent également qu’ils ne sont pas autorisés à administrer les vaccins aux personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique à un des composants de ces vaccins ou ayant présenté une réaction de ce type lors de la première injection. Face à ce risque, les pharmaciens doivent disposer du matériel et des produits pharmaceutiques adaptés, dont de l’adrénaline injectable.

Un questionnaire de santé a été conçu pour guider les pharmaciens dans la conduite de l’entretien pré-vaccinal destiné à s’assurer l’éligibilité à la vaccination des personnes.

Une fois réalisées, les vaccinations doivent être enregistrées sans délai sur le système de téléservice Vaccin Covid accessible via AmeliPro.

Un démarrage sélectif

Pour l’heure, aucune dose n’a été réservée aux sages-femmes ni aux infirmiers, potentiellement, 18.800 officines sont habilitées à vacciner. 

La commande de vaccins se fait à travers le portail de télédéclaration des officines. Et, sur le plan pratique, chacune d’entre elles peut s’équiper, si elle le souhaite, d’un logiciel de prise de rendez-vous de son choix.

Cette nouvelle campagne a débuté officiellement le 15 mars. Une opération pilote est déjà en cours en Bretagne auprès de 20 officines. 



Vous êtes couverts par La Médicale

Afin de permettre une vaccination en toute sérénité, notre garantie RCP est acquise d’office aux professionnels de santé pour la couverture de cette nouvelle compétence, dès lors que les textes officiels sont publiés.

Il appartient aux professionnels de connaitre et de respecter les éventuelles limitations réglementaires prévues dans le décret du 16 octobre 2020.

Zoom sur les élections URPS 2021

publiée le 07 avril 2021

Les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) ont pour mission d’assurer le rôle d’interface entre les Agences Régionales de Santé (ARS) et les professions de santé libérales, notamment en participant à l’organisation de l’exercice (Permanence des soins, prévention…) et de l’offre de soins des territoires. Cette année, les élections se déroulent par vote électronique. Il s’agit de leur troisième édition depuis leur création par la loi HPST de juillet 2009, ce scrutin ayant lieu tous les cinq ans. Il existe une URPS par région, qui représente les professionnels de santé libéraux en fonction de leur secteur d’activité : médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, orthophonistes et pharmaciens. Soit six professions pour un total de 365 000 électeurs et de 1 893 sièges, répartis sur 300 listes présentant 10 000 candidats, selon la Direction de la Sécurité Sociale (DSS).

Un double enjeu régional et national 

C’est le résultat des listes pour chacun des collèges qui détermine, dans chaque région, le nombre de sièges dont les syndicats des professionnels de santé disposeront au sein de l’URPS. Mais les finalités ne sont pas que régionales. En effet, les « scores » atteints au cours de ces élections permettent également de mesurer l’audience des syndicats des professionnels de santé et leur représentativité dans la perspective des négociations conventionnelles nationales. 

Publications des résultats

Les professionnels de santé concernés peuvent voter jusqu’au 7 avril, à 12 heures. Après clôture du scrutin, le décompte des suffrages « fait l’objet d’une édition sécurisée afin d’être porté au procès-verbal du vote par voie électronique. En cas d’égalité de voix, les sièges restants sont attribués aux candidats les plus âgés » indique la Commission Nationale du Vote Électronique (CNVE). Enfin, selon un décret du 29 mars, les résultats des élections seront publiés, pour chaque profession, par le ministère de la Santé, sur son site internet. Cette publication centralisée remplace la procédure de proclamation orale des résultats mise en place lors des précédents scrutins.

Décès maternels : comment les prévenir ?

publiée le 02 avril 2021

Les maladies cardiovasculaires et les suicides sont désormais les premières causes de morts maternelles. C’est ce que révèle la dernière enquête publiée par l’Inserm et Santé Publique France. La majorité des décès maternels étant évitables, les auteurs du rapport proposent plusieurs améliorations du parcours de soin.

Il s’agit de la 6e Enquête nationale confidentielle sur les morts maternelles (ENCMM). Sur la période 2013-2015, elle comptabilise 262 décès maternels (survenus au cours de la grossesse ou jusqu’à un an après l’accouchement), soit un ratio de mortalité maternelle de 10,8 décès pour 100 000 naissances vivantes. Ce ratio est stable depuis 2010, et situé dans la moyenne européenne.

Plus d’un décès maternel sur deux pourrait être évité

Parmi les enseignements majeurs de l’enquête, outre le fait que les maladies cardiovasculaires et les suicides arrivent désormais en tête des causes, il faut noter que les hémorragies obstétricales, pour la première fois, ne sont plus la première cause de mortalité maternelle. Leur fréquence a été divisée par 2 en 15 ans, grâce à une meilleure prise en charge par la communauté obstétricale.
L’enquête souligne que 58% des décès maternels sont considérés comme « évitables » ou « peut-être évitables » grâce à l’amélioration de la prévention, des soins et de l’organisation des soins.

Les principales causes de décès :

  • 14% maladies cardiovasculaires
  • 13% suicide
  • 11% embolies amniotiques
  • 9% thrombo-embolies veineuses
  • 8% hémorragies obstétricales


Quant aux inégalités de mortalité maternelle, elles restent inchangées. L’âge et l’obésité sont des facteurs de risques, tout le comme le lieu de résidence (le ratio est plus élevé dans les DOM et en Ile-de-France), le pays de naissance (la surmortalité est particulièrement marquée pour les femmes nées en Afrique subsaharienne) et le contexte socio-économique.

Des pistes pour éviter des décès maternels

Constitué de gynécologues-obstétriciens, anesthésistes-réanimateurs, sages-femmes, spécialistes de médecine interne et épidémiologistes, le Comité national d’experts sur la mortalité maternelle a élaboré de nombreuses pistes de prévention, notamment à destination des professionnels de santé. En voici quelques-uns :

• Sortir de la sphère obstétricale lors de l’examen de la femme enceinte : auscultation cardiaque, examen mammaire, recherche d’antécédents psychiatriques et d’addictologies, dépistage d’une vulnérabilité psychosociale…
• Renouveler l’interrogatoire sur la santé mentale tout au long du suivi prénatal et en post-partum.
• Prendre en compte une dyspnée récente, qui s’aggrave, tout particulièrement pendant la fin de la grossesse et en post-partum. Elle doit évoquer une complication cardiaque.
• Retarder la sortie de suites de couches en cas de doute sur un trouble anxieux ou dépressif et organiser un suivi à domicile, en lien avec le médecin traitant.



Zoom sur la spécialité de psychiatre

publiée le 29 mars 2021

Le psychiatre est un médecin spécialiste des souffrances psychiques, des troubles du comportement, de l’anxiété, des dépendances et des problèmes relationnels. La durée de ses études est de dix ans.

Comme tout médecin, son objectif premier est d’établir un diagnostic, puis de préconiser un traitement et des actes de prévention adaptés ses patients, quel que soit leur âge :  enfants, adolescents, adultes, personnes âgées. Afin de parvenir à ce diagnostic, le psychiatre procède toujours, au préalable, à un ou plusieurs entretiens approfondis avec ses patients. A l’issue, il applique différentes méthodes thérapeutiques (non exclusives), comme l’administration de médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques ou neuroleptiques). Qui sont couplés, en parallèle, à une psychothérapie visant à générer chez le patient un changement via une relation par la parole. 

Modes d’exercice pluriels

Le psychiatre peut exercer dans une variété de structures multiples : secteur public, libéral, médico-social, activité d’expertise, psychiatrie de secteur, urgence, addictologie, pédopsychiatrie, psychiatrie de la personne âgée, psycho-oncologie dans les centres de lutte contre le cancer. Un psychiatre peut aussi intervenir en tant qu’expert auprès des tribunaux.
A noter que cette profession peut être émotionnellement épuisante et qu’elle exige un bon équilibre personnel et une très grande capacité d’écoute.

Modus operandi

Lors d'une consultation, le psychiatre :

• réalise un ou plusieurs entretiens avec le patient ;
• établit un diagnostic précis de la pathologie du patient ;
• propose un traitement adapté : neuroleptiques, anxiolytiques, psychotropes, antidépresseurs... ;
• peut demander la mise en œuvre de « soins sous contrainte » lorsqu’il le juge nécessaire ;
• organise la prise en charge avec les autres interlocuteurs du patient : médecin généraliste, agents sociaux, spécialistes...

Grille de salaires

Quelle est la moyenne de la rémunération des psychiatres selon qu’ils exercent en salarié, en libéral ou en activité mixte ?

• Environ 7 000 € brut par mois pour un psychiatre confirmé exerçant en mixte (hôpital + cabinet libéral).
• Environ 3 000-3 200 € brut par mois pour un psychiatre débutant hospitalier.
• Environ 3 400-3 600 € brut par mois pour un débutant en libéral.

* Fiche réalisée avec le concours de l’ISNI


Santé des Français : 5 chiffres-clés

publiée le 15 mars 2021

Selon le Baromètre d‘opinion de la  Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques,

73 % des Français résidant en France métropolitaine se déclarent en bonne santé, dont 26 % s’estiment même en très bonne santé.

Pour autant, avec l’âge, la perception de l’état de santé se dégrade. Alors que 92 % des 18-24 ans affirment être en bonne santé, ce n’est plus le cas que pour 54 % des 65 ans ou plus. 
 

Les Français en mauvaise santé déclarent davantage consulter en premier lieu leur médecin lorsqu’ils sont malades.

57 % des Français indiquent recourir en premier lieu à leur médecin en cas de problème de santé, tandis que 22 % font le choix de l’automédication ou de la consultation de sites internet spécialisés et de forums de discussion. Le restant déclare en parler à la famille ou à un ami (12 %) ou à un pharmacien (9 %). Alors que 69 % des Français en mauvais état de santé disent consulter un médecin en premier ressort, c’est le cas pour seulement 54 % de ceux qui se perçoivent en bonne et en très bonne santé.
Inversement, l’automédication et la consultation de sites internet spécialisés ou de forums de discussion sont davantage privilégiées par les personnes en bonne et en très bonne santé (23 %) que par les répondants en mauvaise santé (16 %).

Des Français satisfaits de la qualité des soins quel que soit l’état de santé déclaré.

Une grande majorité des Français estiment que la qualité des soins est satisfaisante. Ainsi, 87 % d’entre eux sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par les médecins généralistes et par les infirmiers, 82 % sont satisfaits des dentistes et 82 % des médecins spécialistes. 


 
Pour en savoir plus : source Drees 
L'enquête a recueilli l'opinion, avant la crise sanitaire, de près de 3 000 personnes sur leurs expériences du système médical et le ressenti de leur propre état de santé.

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