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Médecins libéraux : comment préparer votre retraite ?

publiée le 19 août 2019

Deux publications gratuites aident les médecins libéraux à bien préparer leur retraite et, pour ceux qui le souhaitent, à cumuler retraite et activité. Suivez les guides !

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) vient de publier deux guides pratiques destinés à préparer la retraite des médecins libéraux.

Le guide pour anticiper son départ en retraite

Le guide « Préparer votre retraite » récapitule les démarches à effectuer, alerte sur les délais à respecter, détaille le mode de calcul de la pension et explique comment augmenter celle-ci, notamment grâce au rachat de trimestres. 
A savoir ! Le paiement du rachat de trimestres peut être échelonné sur 1 ou 3 ans lorsque le rachat porte sur 2 à 8 trimestres. Il peut s’étaler sur 1, 3 ou 5 ans au-delà de 8 trimestres. Une décision qu’il vaut mieux anticiper.
Synthétique, le guide est ponctué d’exemples didactiques pour y voir clair sur la date d’effet de la retraite de base selon sa date de naissance, les taux de majorations de la pension selon le nombre de trimestres acquis, le calcul de la pension…

Le guide du cumul retraite + activité libérale

Le second guide explique les conditions du cumul de la retraite avec l’activité libérale, et l’effet du cumul sur le calcul des cotisations et le montant de la pension de retraite. 
Il compare les avantages et inconvénients du cumul et de la retraite « en temps choisi ». La CARMF conclut que cette dernière est plus avantageuse à long terme car elle permet de poursuivre son activité sans les inconvénients du cumul (cotisations sans droits, absence d’assurance invalidité décès).


Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

publiée le 12 août 2019


Entretien 


Entretien avec Alice Belliot, vice-présidente de Kinés du Monde

L’association Kinés du Monde a été créée il y a un peu plus de trente ans. Basée à Grenoble, elle intervient, pour l’heure, essentiellement en Afrique et en Asie. Rencontre avec la représentante de kinésithérapeutes bénévoles et engagés. 


La Médicale : Depuis combien de temps votre association existe-t-elle ?

Alice Belliot Kinés du Monde a été fondée par un groupe de kinés basés en Corse. C’est là qu’a été situé le premier siège social, il a ensuite bougé à Paris, puis à Grenoble, où il est toujours aujourd’hui. L’idée est de répondre aux besoins de partenaires locaux, sur le terrain, dans des pays en voie de développement. Nous proposons un accompagnement dans la formation des professionnels de santé sur place et des personnes gravitant autour de la personne en situation de handicap. Mais en aucun cas, nous ne faisons des soins nous-mêmes. C’est l’une des valeurs de KdM : on ne fait pas à la place de. On accompagne les personnels, l’idée est que notre présence soit juste temporaire tout en favorisant une pérennité dans le soin.


Dans quel pays intervenez-vous ?

Alice Belliot : Actuellement, nous sommes surtout présents en Afrique. Au Sénégal, à Dakar précisément, sur un projet autour de la rééducation de la main et du membre supérieur. C’est un projet assez particulier puisque ce n’est pas une mission avec la présence de volontaires à long terme, qui partent six mois par exemple. On est plus sur de la formation continue. Ce sont des kinés de Dakar et des villes environnantes qui viennent deux à trois fois par mois à Dakar pour des sessions de formation. Nous avons répondu à une sollicitation qui émanait d’un chirurgien de Dakar.

Comment s'effectue le choix du pays et du domaine d'intervention ?

Alice Belliot : Nous sommes sollicités par des structures locales par mail et nous les étudions : répondent-elles aux compétences de Kdm ? Par exemple, certains ne nous demandent que du matériel, ce qui n’est pas de notre compétence. Quand on voit en revanche que les demandes rentrent dans le cadre de nos critères - la formation - nos bénévoles vont échanger avec les structures sur place pour voir ce que l’on peut mettre sur pied.

Quels sont les programmes en cours ?

Alice Belliot : Le programme de la main de Dakar existe aussi à Douala, au Cameroun, où il existe également un deuxième programme, plus classique celui-là, avec des volontaires qui partent sur place. C’est un programme qui dure un an. La première volontaire est partie six mois et est rentrée il y a peu. On devrait faire partir un autre volontaire en septembre, pour six mois également, afin de clôturer le programme. Toujours en Afrique, nous avons une mission diagnostic au Togo. Pendant quinze jours, deux bénévoles se rendent sur place pour échanger avec les partenaires et faire le tour de ce qui existe en matière de rééducation dans le pays ou dans la région. Les responsables de missions pourront ensuite écrire un projet. Le projet entre ensuite dans le cadre du budget prévisionnel de la mission et Il faut qu’on trouve des fonds. Ce qui est notre plus grande difficulté : trouver des bailleurs ou des mécènes qui financent nos missions. Sachant qu’à KdM, les missions ne partent que si on a, au préalable, les 100% du budget. Enfin, deux autres missions doivent se dérouler en septembre au Mali et à Madagascar. Et nous sommes intervenus également au Cambodge.

Combien de bénévoles compte Kdm ? Recherchez-vous des volontaires ?

Alice Belliot : Nous sommes une association. Il y a un bureau et un conseil d’administration qui compte quatorze membres. Nous avons une salariée à temps-partiel et des bénévoles partout en France, voire dans les pays limitrophes. D’une manière permanente, on doit être environ une trentaine de personnes. La plus grande difficulté n’est pas de trouver des volontaires pour partir en mission mais de trouver des bénévoles qui peuvent s’investir dans l’association pour son fonctionnement propre.

La ville de Grenoble a ouvert un pôle de solidarité internationale, dont vous faites partie. Cela vous rend-il la tâche plus aisée ?

Alice Belliot : C’est en effet la politique de la ville depuis trois ans. L’idée était de rassembler les associations de solidarité internationale dont le siège est à Grenoble sur un même lieu, dans le même bâtiment, ce qui peut créer des synergies. Les projets en commun, soutenus par plusieurs associations ont souvent plus de poids. Je trouve ça très pertinent et ça commence à donner des résultats. Par exemple la mission diagnostic pour le Mali en septembre, que j’évoquais précédemment, résulte d’un travail conjoint de Kinés du Monde et de Santé Diabète Mali, dont le siège est lui aussi dans ce pôle de solidarité internationale.

Propos recueillis par François Petty

Crédit photo : Kinés du Monde

ComPaRe : projet scientifique et participatif

publiée le 09 août 2019

Projet scientifique et participatif, ComPaRe compte donner un coup d’accélérateur à la recherche médicale sur les maladies chroniques en réunissant sous sa bannière chercheurs, cliniciens, patients et associations de patients. À l’occasion de la journée mondiale contre l’hypertension artérielle le 17 mai dernier, la Communauté de Patients pour la Recherche de l’AP-HP a invité les malades concernés à s’inscrire sur sa plateforme.

Créé à l’initiative de l’AP-HP, ComPaRe s’appuie sur différents moyens complémentaires pour se donner toutes les chances d’obtenir des résultats complets et instructifs dans ses recherches : 
  • Impliquer les patients à toutes les étapes de la recherche,
  • Répondre à de multiples questions,
  • Compléter les données recueillies par des celles provenant de leurs objets connectés, de bases de données hospitalières (entrepôt de données AP-HP) et administratives (SNIIR-AM).
La première étude scientifique issue de ComPaRe a été publiée le 23 avril dernier. Son objectif était de faire remonter toutes les idées des patients en vue d’améliorer la prise en charge de leurs maladies chroniques, plus précisément, "toute affection nécessitant une prise en charge (suivi régulier ou traitement) de 6 mois ou plus". Au total, cela touche 20 millions de personnes en France. 

La question qui leur a été posée était : « Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans votre prise en charge médicale ? ». 1.636 patients ont fait remonter 3.613 idées réparties en 147 axes d’amélioration.

Cela concerne aussi bien les consultations, l’organisation des hôpitaux que le système de santé. Leurs suggestions manifestaient en particulier une attente sur les interactions entre le patient et les équipes médicales et paramédicales.

Une nouvelle consultation vient d’être lancée, sous la houlette du Pr Jacques Blacher, du service d'hypertension artérielle de l'Hôtel-Dieu AP-HP. Baptisée « ComPaRe Hypertension », cette cohorte pourrait rassembler plus de 10.000 patients suivis, partout en France, pour hypertension (HTA).  Aujourd’hui, près d’un adulte sur trois est concerné.



Il leur suffit de s’inscrire en ligne sur la plateforme ComPaRe. Puis de répondre en ligne aux questionnaires des chercheurs, ce qui prend entre 10 et 30 minutes par mois. 

Selon ces initiateurs, ce mode de travail innovant doit permettre d’apporter des solutions plus performantes pour traiter ce mal souvent sous-diagnostiqué et pas toujours bien pris en charge. L’idée est aussi de mieux appréhender la manière dont les patients ressentent le parcours de soins.

Présentation de cette opération sur Europe1 (2'20)


Cette méthode qui mobilise des patients dans un grand nombre de maladies et des contextes variés est une première au monde. Au 28 juin, la communauté réunissait déjà près de 29.000 personnes. ComPaRe table sur 100.000 patients inscrits en 10 ans. 


Déploiement des assistants médicaux

publiée le 05 août 2019

Il y a quelques semaines, nous vous donnions les informations inhérentes à la mise en place du nouveau métier d'assistant médical.
Aujourd'hui, en voici les chiffres clés :

Lien de confiance et respect entre patients et soignants

publiée le 02 août 2019

Une charte d’engagement des soignants libéraux a été élaborée par l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS). Elle vise à renforcer les liens de confiance et de respect entre les patients et leurs soignants.

Burn-out des soignants, risque suicidaire 3 fois plus élevé chez les médecins que dans la population générale, hausse des incivilités et agressions de la part des patients… Pour apaiser ces tensions et violences, l’UNPS a élaboré une charte d’engagements des professionnels de santé. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie gouvernementale « Ma santé 2022 ». Les praticiens libéraux sont invités à l’afficher dans les salles d’attente et lieux d’accueil de leurs cabinets et pharmacies. 

Une charte interprofessionnelle qui rappellent les fondamentaux

Rappelons que l’UNPS regroupe 22 syndicats représentant 12 professions de santé libérales*. Cette charte a donc la particularité d’être interprofessionnelle. Elle a aussi la spécificité d’avoir été validée par France Assos Santé qui rassemble 80 associations de patients et d'usagers.

Outre la mise en valeur de l’importance de la coopération interprofessionnelle dans le parcours de soins, la plupart des 12 items de la charte réaffirment les engagements fondamentaux en termes d’éthique professionnelle : écoute bienveillante, respect mutuel, confidentialité…  Des principes qui figurent déjà dans les codes de déontologie des 7 professions de santé à Ordre représentée par l'UNPS.
L’organisme syndical espère que l'affichage de la charte permettra de susciter des questions de la part des patients voire de leurs aidants, et ainsi engager un échange susceptible de renforcer la confiance et le respect dans leur relation avec les soignants.

Pour aller plus loin

*L’UNPS représente 12 professions libérales : audioprothésistes, chirurgiens-dentistes, biologistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, médecins, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, pharmaciens, transporteurs sanitaires, sages-femmes

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