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Professionnels de santé : ce qui change pour vous en 2020 !

publiée le 24 janvier 2020

Nouvelles règles du jeu pour la délivrance de médicaments « non substituables », première étape du déremboursement des produits homéopathiques, ou encore les AINS et le paracétamol qui « passent derrière le comptoir »… La Médicale fait le point sur les changements qui concernent les professionnels de santé en ce début d’année.

Homéopathie : déremboursement, étape 1

Jusqu'ici remboursés à 30 %, les produits homéopathiques pris en charge par la Sécurité sociale ne le sont plus qu'à 15 % depuis le 1er janvier 2020. Pour mémoire, cette décision avait été annoncée au début du mois de juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique. Le déremboursement complet des produits homéopathiques est prévu pour intervenir en 2021. 

« Non substituable » : la règle de 3 

C’est l’arrêté du 12 novembre 2019 qui a fixé les trois seules situations médicales où un médecin peut exclure la substitution générique en le mentionnant explicitement sur l’ordonnance. Il s’agit :

1- Des cas de médicaments à marge thérapeutique étroite pour assurer la stabilité de la dispensation, lorsque les patients sont effectivement stabilisés avec un médicament, et à l'exclusion des phases d'adaptation du traitement ;
2- Chez l'enfant de moins de six ans, lorsqu'aucun médicament générique n'a une forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration ;
3- Pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans tous les médicaments génériques disponibles, lorsque le médicament de référence correspondant ne comporte pas cet excipient.

Nouvelles avancées pour le Reste à Charge (RAC) zéro 

Résultat des négociations entre l’Assurance Maladie et les syndicats de professionnels de santé, certaines lunettes et prothèses dentaires d'entrée de gamme sont, depuis le début de l’année, remboursées intégralement dans le cadre du panier de soins 100 % santé. La réforme est prévue pour aboutir à son terme en 2021.

La fin du Régime Social des Indépendants (RSI)

Après deux ans de période transitoire, le régime social des indépendants (RSI) a rejoint, depuis le 1er janvier, les rangs du régime général. Pour mémoire, le RSI couvrait notamment les prestations maladies de 4,9 millions de travailleurs indépendants. Sa disparition concerne quelque 29 800 médecins libéraux de secteur II qui cotisaient à ce régime pour la partie maladie/maternité.

Cigarettes : une nouvelle hausse de près de 1 %

Au 1er janvier, le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est passé de 9,10 euros à 9,20 euros (soit près de 1 % de hausse).

Le défibrillateur est devenu obligatoire dans certains établissements publics

Il s’agit des établissements recevant du public de catégorie 1 à 3 (ceux qui accueillent plus de 300 personnes). Ils ont désormais l’obligation d’installer un défibrillateur automatisé externe qui doit être visible du public et facilement accessible. A partir du 1er janvier 2021, cette obligation s’étendra aux établissements recevant du public de catégorie 4 (moins de 300 personnes).

Le paracétamol et les AINS passent derrière le comptoir

Depuis le 15 janvier 2020 et afin de lutter contre certains risques de mésusage, le paracétamol et les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS) ne seront plus placés en libre accès dans les pharmacies. Ils restent disponibles sans ordonnance, mais ces médicaments anti-douleur devront être demandés au pharmacien.

TROD en pharmacie : attendus au printemps

Les pharmaciens devaient pouvoir pratiquer dès ce 1er janvier les Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD), dont le but est de vérifier si une angine est virale ou bactérienne. Mais les décrets d'application n'étant pas prêts, la mesure est finalement prévue pour entrer en vigueur au printemps.


Reconnaissance du travail du personnel infirmier et des sages-femmes

publiée le 21 janvier 2020

Le Conseil international des infirmières (CII) a décidé de faire de 2020 l’Année internationale du personnel infirmier et des sages-femmes. L’idée est de pousser les chefs d’Etat à reconnaître le travail de ces professions. Un de ses autres objectifs est de favoriser l’émergence de la couverture sanitaire universelle.

L’année 2020 va être riche en événements, afin de valoriser le rôle du personnel infirmier et des sages-femmes, en particulier vis-à-vis des jeunes générations.

De nombreuses actions sont prévues

  • Un concours photos sera ouvert au personnel infirmier. Il est organisé avec d’autres partenaires, l’ONG Jhpiego, (qui est liée à la Johns Hopkins University) et la campagne Nursing Now. Il s’agit là d’exposer la réalité de la profession de manière visuelle.
  • Le CII doit aussi publier de nouvelles lignes directrices sur la pratique infirmière avancée. Elles mettront en relief une vision commune pour appuyer une meilleure compréhension du développement des rôles d’infirmière clinicienne spécialisée et d’infirmière praticienne.
  • Le 7 avril prochain, l’OMS publiera un rapport qui dressera un tableau complet de l’état des soins infirmiers dans le monde.
  • 12 mai sera la Journée internationale des infirmières, qui donnera lieu à la publication d’études de cas et de vidéos. Cette journée marque aussi le 200ème anniversaire de la naissance de Florence Nightingale (1820-1910), qui a symbolisé l’entrée des soins infirmiers dans la modernité.
  • En fin d’année, une conférence sera aussi organisée à Londres, Nightingale2020, afin de valoriser l’héritage de cette pionnière.
Le hashtag #Nurses2020 a été imaginé pour suivre ces événements sur Twitter tout au long de l’année.

Cette campagne annuelle de sensibilisation répond à des enjeux cruciaux. Lors du dernier congrès du CII à Singapour, le Directeur Général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesu, avait ainsi indiqué qu’il manque 18 millions d’agents de santé dans le monde pour instaurer durablement la couverture sanitaire universelle d’ici à 2030. Le déficit anticipé de personnel infirmier et obstétrical représente la moitié de ce chiffre. 
Pour l’OMS, l’augmentation du personnel de santé est un investissement, car il génère un triple impact – pour la santé, l’égalité des sexes et la croissance économique.

Focus sur le CII

Basé à Genève, le Conseil international des infirmières (en anglais International Council of Nurses) a été fondé en 1899. Il œuvre dans le but de garantir des soins infirmiers de qualité pour tous, des politiques de santé solides, le progrès du savoir infirmier, le respect de la profession et enfin la compétence et la satisfaction de la main-d’œuvre infirmière. Le CII représente plus de 20 millions de professionnels dans le monde. 

Sécurité de vos données patient

publiée le 17 janvier 2020

De plus en plus collaborative, notamment pour coordonner le parcours de soin du patient, la pratique de la médecine libérale va de pair avec la numérisation des informations médicales et leur échange fréquent entre professionnels de santé. Il est crucial de sécuriser toutes ces données numériques. Focus sur les 3 postes clés à protéger : ordinateur, emails et applications de messagerie instantanée.

Utilisez un ordinateur toujours sécurisé

Afin de protéger votre ordinateur d’éventuels virus, il est important d’utiliser un système d’exploitation dont les mises à jour de sécurité continuent à être développées. C’est le cas de Windows 10 pour les PC et de Mac OS X v10.12 pour les ordinateurs Apple. Il est prudent d’appliquer les mises à jour du système de manière régulière, dès qu’elles sont disponibles. Ce conseil est valable également pour votre logiciel métier car ils contient les données personnelles et médicales de vos patients.
Un antivirus est indispensable pour les détenteurs de PC. Quant aux ordinateurs Appel, ils intègrent automatiquement des logiciels antivirus standards.

Gérer vos emails avec précaution

En matière de messagerie email, le premier conseil est de disposer d’un compte dédié à vos échanges professionnels — donc distinct de votre compte personnel —, et d’utiliser une authentification à double facteur.
Autre bon réflexe : il est recommandé de ne pas ouvrir les pièces jointes incluses dans des emails d’émetteurs inconnus ou dont le message vous semble suspect. Car les virus entrent souvent dans les ordinateurs par cet intermédiaire. Même si l’antivirus est censé les détecter, deux précautions valent mieux qu’une.

Préférez des applications de messagerie instantanée spécialisées

De nombreux professionnels de santé utilisent des applications de messagerie instantanée grand public comme WhatsApp, Telegram ou encore Signal. Ces outils facilitent la coordination et l’échange d’avis entre pairs. Cependant, au regard de la réglementation française, ces messageries ne sont pas adaptées pour échanger des données de santé non anonymisées. La solution ? Il existe des applications spécialisées, avec des fonctionnalités spécifiquement conçues pour les besoins des professionnels de santé. C’est le cas par exemple de MiSS, Globule, Idomed…

Rémunération fixée pour les infirmiers en pratique avancée

publiée le 14 janvier 2020

Deux syndicats d’infirmiers libéraux ont signé début novembre un accord avec l’Assurance maladie fixant la rémunération forfaitaire des futurs Infirmiers de pratique avancée (IPA). 

En juin 2020, les premiers IPA termineront leurs deux années de formation supplémentaire dans l’un des 3 domaines de spécialisation possible : les maladies chroniques « stabilisées » (diabète et Alzheimer par exemple), les cancers et l'insuffisance rénale. Ils se verront confier des patients par un médecin afin de réaliser un suivi régulier de leur pathologie. 
Début novembre 2019, leur future rémunération a fait l’objet d’un accord entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), la Fédération nationale des infirmiers (FNI) et le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (Sniil).

Un forfait annuel de 180 euros pour chaque patient avec pathologie chronique

L’IPA percevra des rémunérations forfaitaires pour le suivi régulier d’un patient, à raison d’un entretien par trimestre au minimum. Après un entretien initial rémunéré 20 euros permettant de vérifier l’éligibilité au suivi par un IPA, le professionnel touchera 58,90 euros pour le premier entretien — consacré notamment à un bilan global—, puis 32,70 euros pour les 3 entretiens trimestriels suivants. À noter que l’IPA pourra alterner les modalités de contact (en présentiel ou par vidéotransmission).
L’accord prévoit une majoration de 3,90 euros pour les patients dont la prise en charge est plus complexe en raison de leur âge (moins de 7 ans, plus de 80 ans). Les frais de déplacements seront également pris en compte. 

Une aide au démarrage de 27 000 euros sur deux ans

En complément du forfait par patient, l’IPA en exercice coordonné percevra un forfait annuel de 400 euros. Ce forfait sera revalorisé à hauteur de 1120 euros pour l’IPA qui exercera dans une zone sous-dotée en médecins.
En cas d’activité dédiée exclusivement à la pratique avancée, l’infirmier pourra bénéficier d'une aide de 27 000 euros pour les deux premières années de démarrage. Cette aide sera conditionnée au nombre de patients (a minima 50 patients la première année, et 150 la seconde). Les syndicats infirmiers et la Sécurité sociale ont estimé que l’activité en pratique avancée sera économiquement viable à partir de 300 patients.



Notre sélection de livres

publiée le 10 janvier 2020

Parmi les nouveautés en librairie, nous avons sélectionné plusieurs ouvrages susceptibles de vous intéresser en tant que professionnel de la santé. On aborde cette fois-ci le burn-out parental, le déni de grossesse et la contraception.

Comment traiter le burn-out parental ? Manuel d'intervention clinique

Il s’agit du tout premier manuel destiné aux professionnels de santé pour les aider à accompagner les parents en situation de burn-out dans le cadre d’une prise en charge de groupe. L’ouvrage propose un programme en 8 séances de 2 heures. Tout le matériel nécessaire est inclus dans le manuel : déroulé, rappel des notions fondamentales, exercices à proposer avec des supports en version imprimable. Des témoignages de parents et de professionnels éclairent chaque séance avec notamment des astuces et des points de vigilance.
Paru en octobre 2019 – De Boeck Supérieur

Elles accouchent et ne sont pas enceintes : le déni de grossesse

Paru en 2011 et réédité récemment pour la première fois en format poche, ce livre remet en cause un certain nombre de certitudes sur l'instinct maternel, la grossesse, le lien précoce parents/bébé… En s’appuyant sur de nombreux cas, l’ouvrage répond aux questions que pose le déni de grossesse : comment le corps peut-il dissimuler une grossesse ? Comment le bébé arrive-t-il à se développer normalement ? Quels sont les types de personnalités victimes du déni de grossesse ? Quel est le rôle de l'entourage de la femme enceinte ?
Paru en octobre 2019 –  Les liens qui libèrent


La contraception : répondre aux questions les plus fréquentes, déconstruire les idées reçues, retenir l'essentiel

Conçu par trois gynécologues-obstétriciens, ce guide pratique s’adresse aux gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes pour faciliter leurs rôles d’information et de prescription des contraceptifs. Il explique avec simplicité les mécanismes d'action de chaque contraceptif ainsi que la façon de l’utiliser et les contre-indications. Grâce aux différents cas cliniques présentés, il permet de faire face à toutes les situations possibles.
Paru en octobre 2019 –  Vuibert

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