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Bientôt un vaccin contre le chikungunya ?

publiée le 24 septembre 2021

Le laboratoire (le groupe franco-autrichien Valneva) a annoncé que son candidat vaccin contre le chikungunya a généré des anticorps chez 98,5% des personnes qui ont reçues une dose. De plus, le vaccin est globalement bien toléré par les patients, avec des effets secondaires déclarés qui restent légers ou modérés. Les cas d’effets indésirables de forte intensité — le plus souvent des maux de tête — concernant 1,6% des personnes vaccinées.

À l’heure actuelle, il n’existe que des traitements symptomatiques contre le chikungunya alors que la maladie est endémique, principalement en Amérique, en Afrique et en Asie du Sud.


Une infection invalidante qui peut devenir chronique 

Le chikungunya provoque des douleurs articulaires aiguës, souvent très invalidantes, ainsi que d’autres symptômes comme des maux de tête ou des douleurs musculaires. Le plus souvent, la maladie évolue favorablement et ne laisse pas de séquelle. 

Mais il arrive que l’infection devienne chronique avec des douleurs persistantes. Elle peut également provoquer des formes neurologiques graves principalement chez les personnes âgées ou présentant un système immunitaire affaibli, ou encore chez les nouveau-nés infectés in utero via leur mère.


Le chikungunya en France

En 2005, l’Île de La Réunion a été touchée par l’importante épidémie de chikungunya survenue dans l’Océan indien. En France métropolitaine, les premiers cas autochtones ont été signalés 5 ans plus tard, dans le Sud de la France. Depuis, le nombre de cas varie fortement d’une année sur l’autre, jusqu’à 450 en 2014. Il faut savoir qu’aujourd’hui la plupart des départements de France métropolitaine réunissent toutes les conditions favorables à l’émergence du virus, en particulier la présence du moustique vecteur (le moustique tigre).



Dr Pascal Gendry, Président d’AVECSanté – Avenir des Équipes Coordonnées

publiée le 13 septembre 2021

Entretien

En quinze ans d’existence, les maisons de santé ont fait la preuve de leur efficacité, gardant un socle commun mais n’hésitant pas à évoluer en fonction des besoins des territoires. Rencontre avec un des généralistes pionniers de l’aventure.
 
La Médicale : Les maisons de santé ont été inscrites dans le code de santé publique en 2007, vous souvenez-vous de ce qui a conduit à leur création ?

Dr Pascal Gendry  : Ce petit saut dans le temps remonte à l’époque des pionniers qui avaient une conception de soins primaires peut-être différente de ce qui était admis au préalable, c’est-à-dire une vision d’intervention séquencée de professionnels de santé différents dans la prise en charge des patients. L’idée de ces pionniers était de créer des équipes pluriprofessionnelles dans la prise en charge de patients, avec son corollaire logique, la création de structures ad hoc.

Cette période marque aussi le début d’un changement de conception de l’exercice en solo des généralistes…

Dr Pascal Gendry : Il y a sans doute un peu de cela aussi. La naissance des maisons de santé est le fruit des percussions entre les problématiques de démographie médicale, des changements sociétaux sur la notion de travail collectif entre professionnels de santé, de la question du temps de travail et des conditions d’exercice, avec une certaine prise de conscience qu’à plusieurs on est toujours plus fort. A partir de là se sont aussi greffés des défis de santé publique et de prévention face à l’accroissement du vieillissement de la population et à l’explosion des maladies chroniques. Maintenant que nous devons aussi faire face à un accroissement de la précarité chez nos patients et à de nouvelles crises sanitaires, nous savons qu’un collectif pluripro est beaucoup plus à même de répondre à ces défis.

Ce n’était pourtant pas forcément gagné d’avance… 

Dr Pascal Gendry : Clairement, cela a été un grand changement culturel. Il a fallu le temps que tout le monde fasse sa révolution dans sa tête. Ce n’est pas un hasard s’il y a 4 ans, le thème de nos rencontres nationales à Nantes s’intitulait « Faisons la révolution ensemble ». Il s’agit vraiment d’une modification de l’appréhension de sa profession et de son exercice professionnel qui se trouve intégré dans un collectif


Une MSP compte aujourd’hui en moyenne une quinzaine de professionnels de santé, chacun a dû apprendre à se découvrir…

Dr Pascal Gendry : Bien sûr. Les médecins savent ce qu’ils font, les pharmaciens, les masseurs-kinésithérapeutes, les infirmiers aussi, bref tous les professionnels de santé connaissent leur métier. En revanche, l’appréhension des champs de compétence des uns et des autres, c’est une découverte pour chacun des membres qui composent l’équipe. De la même manière, il faut aussi évoquer le processus d’adaptation du système de santé lui-même, à travers le législateur et les financeurs, comme l’Assurance Maladie ou les Agences Régionales de Santé. Il y a encore quinze ans, il n’y avait aucun financement, il n’y avait pas de loi, les maisons de santé n’existaient pas, pas plus que les financements spécifiques. Nous sommes passés de l’expérimentation des nouveaux modes de rémunération à un règlement arbitral puis à un accord conventionnel. Là aussi, il fallait le temps pour que le chemin se fasse.

Quels sont les partenaires principaux qui concourent à la création d’une MSP ?

Dr Pascal Gendry : Schématiquement, il y en a trois : l’équipe de professionnels de santé libéraux qui veulent monter le projet, l’ARS de la région concernée et l’Assurance Maladie. Et depuis environ trois ans, nous assistons à une montée en charge vraiment très importante des maisons de santé. Selon les derniers chiffres dont dispose AVECSanté, entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2021, malgré la crise Covid, 230 MSP se sont ouvertes. Il y a quinze ans, il fallait en moyenne 5 années pour monter un projet de maison de santé, aujourd’hui, le délai se situe entre 2 et 3 ans. Pourquoi ? Parce que les modalités d’accompagnement et d’appropriation du concept de MSP ont été intégrées par l’ensemble des acteurs.


D’autant que les MSP ne concernent plus que les seules structures en dur, par exemple, le concept de Pôle de Santé s’est également développé…

Dr Pascal Gendry : Oui, les choses ont aussi beaucoup évolué à ce niveau-là. Beaucoup des membres des équipes pluriprofessionnelles sont hors-murs. Je prends un exemple. Quasiment toutes les équipes comptent au moins un pharmacien. Et leur officine est rarement dans les locaux de la maison de santé. Ce qui ne les empêchent pas d’être partie intégrante de l’équipe avec qui ils partagent des projets de prévention, ou de coordination et de gestion de parcours de soins des patients.
Dans les zones rurales, il y a beaucoup d’endroits avec une maison de santé en dur et un regroupement physique. Mais avec, à distance, des médecins isolés ou un cabinet infirmier qui font tout autant partie de l’équipe, même s’ils sont situés à 5 ou 10 à km.

Et qu’en pensent les patients qui sont dans ce dispositif ?

Dr Pascal Gendry : Ce qui est vraiment amusant, c’est qu’ils sont un nombre croissant à s’être appropriés le concept de maison de santé et du travail en pluripro. Parfois même, certains nous morigènent gentiment quand ils se rendent compte que nous n’avons pas parlé entre nous de leur situation. Ils n’hésitent pas à nous le faire remarquer. On se fait parfois tirer les oreilles par nos patients. Ce qui prouve qu’eux aussi ont bien intégré le principe de l’exercice coordonné. 
 
Propos recueillis par François Petty
Crédit photo : DR


Avenir des Équipes Coordonnées (AVECSanté)

Anciennement appelée la FFMPS (Fédération Française des Maisons et Pôles de Santé), AVECsanté est une association loi 1901 créée en 2008. Ce mouvement est porté par les professionnels de santé adhérents via ses fédérations régionales. Ses valeurs sont la volonté d’exercer en équipe, la pluriprofessionnalité, la proximité, l’innovation, les collaborations avec d’autres acteurs et d’autres organisations territoriales, permettant d’assurer sa part dans la responsabilité populationnelle, l’accès aux soins, l’amélioration de la santé en général pour tous et partout. Son président, le Dr Pascal Gendry est médecin généraliste à Renazé (Mayenne).

Les derniers chiffres
En juin 2021, le ministère de la Santé recensait 1 889 MSP en fonctionnement et 366 projets.

Médecine, engagement, vocation : les trois fils d’Ariane

publiée le 09 septembre 2021

Ariane, 22 ans tout juste depuis cet été. Et la (presque) dernière ligne droite en ligne de mire. En cette rentrée, Ariane est étudiante en cinquième année de médecine au CHU de Dijon. Avec les ECN qui se profilent déjà à l’horizon. Une échéance qui n’effraie pas la jeune carabine. Cela fait longtemps qu’elle s’y est préparée. Depuis toute môme. Mais quand, précisément ? 
« En fait je ne sais pas vraiment, c’est difficile à dire. Il n’y a pas eu de déclic à proprement parler. Simplement, au fond de moi, j’ai toujours su quelque part que médecin, c’était ce que je voulais faire », explique la future praticienne. Qui a déjà choisi sa spécialité : gynéco-obstétrique

La conviction ne fait pas tout

Il n’empêche. La conviction ne fait pas tout. Et la cadette d’une fratrie de quatre a dû sérieusement plancher pour passer les examens successifs. Tout en voyant du pays durant son enfance. Car la famille d’Ariane est bourlingueuse. Quatre ans passés à Tahiti. Quatre autres au Canada. Puis trois années en République dominicaine. Pour finalement poser leurs valises à Dijon, où Ariane entre alors en classe de seconde. « J’avais toujours médecine en tête, j’ai donc logiquement opté pour un bac S. Ensuite, j’ai eu la PACES du premier coup, mais ça a été une année compliquée parce que je n’ai pas été super bien classée. J’ai dû m’organiser », explique la jeune externe. Avec un rythme de révision serré. « Je travaillais tous les jours de 8 heures à 13 heures ». Ensuite pause d’une heure pour le déjeuner. Pour réattaquer de 14 heures à 20 heures, samedi et dimanche inclus.

La solidarité malgré la compétition

Ariane découvre aussi à ce moment les incidences parfois douloureuses de la réalité des concours. « Je me suis fâchée avec ma meilleure amie de lycée qui était aussi dans cette promo. Je n’avais pas les moyens de me payer une prépa et, compétition oblige, elle a refusé de me montrer ses notes de cours auxquels je ne pouvais assister. Ça m’a vraiment blessée. Heureusement, d’autres étudiants, spontanément, m’ont aidée. Dijon est une fac où on ne se fait pas de crasses, c’est un message que je veux transmettre aux prochains externes ».

Lancée dans le grand bain

Depuis bientôt trois ans maintenant, Ariane est donc en stage à l’hôpital. Et comme elle le dit elle-même, « là on entre vraiment dans le dur ». A tourner au gré des différents services, c’est la médecine interne qui l’a attirée au premier chef, suivie de près par la pneumologie. Mais c’est finalement la gynéco-obstétrique qui sera son premier choix à l’issue des prochains ECN. En attendant l’échéance, Ariane se réjouit d’avoir été réquisitionnée en septembre 2020 pour aider pendant la crise Covid. « Comme d’autres étudiants, j’ai donné un coup de main dans le service des maladies infectieuses, j’ai aussi beaucoup participé à la régul’ pour répondre aux patients et les orienter. On était tous dans le vrai, dans la réalité des soignants, avec l’angoisse et les responsabilités qui vont avec. J’ai touché du doigt ce que nos profs nous avaient dit dès la deuxième année : à partir d’aujourd’hui, vous êtes considérés comme des professionnels de santé ». Et Ariane, les mains dans le cambouis, a désormais confirmation de sa vocation. Soigner, elle aime ça ! 
Plus qu’une dernière épreuve classante nationale, suivie de six années de spécialisation…



Crédit photo : DR

Notre sélection lecture août 2021 : le patient enfant

publiée le 06 septembre 2021

Le grand livre des 1000 premiers jours de vie

Rédigé par des experts internationaux, l’ouvrage récapitule toutes les connaissances relatives à l’impact des 1 000 premiers jours — de la conception aux 2 ans de l’enfant — sur le développement somatique et psychique.

Il est structuré en 4 parties : 
  • les enjeux du développement normal,
  • l’impact des aléas et de l’adversité comme une naissance traumatique ou la prématurité,
  • les stratégies d’intervention et de prévention possibles, 
  • un focus sur la psychothérapie.
Parution le 22 septembre 2021 – Dunod



Allergologie de l’enfant et de l’adolescent

Précis et didactique, l’ouvrage détaille les caractéristiques et spécificités de l'allergologie chez l'enfant et l'adolescent avec des cas cliniques, des examens complémentaires, des recommandations de prise en charge… Tous les types d’allergie sont abordées : respiratoires, oculaires, cutanées, médicamenteuses, digestives et alimentaires. Coordonné par deux spécialistes de l'allergologie pédiatrique, l'ouvrage est largement enrichi par d’autres spécialistes, notamment en pneumologie, immunologie, nutrition

Parution le 18 août 2021 – Elsevier-Masson



Le jeu en psychothérapie de l’enfant

Le jeu constitue un terrain exploratoire majeur de la psyché enfantine car il permet à l’enfant d’exprimer directement son activité pulsionnelle. Fondé sur l’expérience clinique de trois psychanalystes, l’ouvrage aborde notamment :
  • la pratique du jeu en psychothérapie de l’enfant de 0 à 5 ans,
  • la pratique du psychodrame,
  • le travail de symbolisation des conflits psychiques, des angoisses… 
Parution le 2 juin 2021 – Dunod



Pas besoin de pass sanitaire pour donner son sang

publiée le 31 août 2021

Alors que les stocks de produits sanguins sont toujours très faibles actuellement, l’Établissement Français du Sang (EFS) rappelle que les collectes de sang n’étant ni des lieux de loisirs et de culture, ni des lieux rassemblant des personnes fragiles, le pass sanitaire n’est pas nécessaire pour y accéder. Et ce même lorsque les sites de collecte se trouvent à l’intérieur d’une enceinte hospitalière. Ainsi, l’EFS continue d’accueillir pendant la période estivale tous les donneurs, dans le respect des gestes barrières dont le port du masque qui reste obligatoire. Et fait appel à la population.

Une situation critique des réserves de sang

Car les réserves de sang sont aujourd’hui très basses en France, indique l’Établissement français du sang qui lance un appel d’urgence pour que les gens viennent faire un don « avant, pendant ou après leurs vacances. Les stocks de sang sont toujours critiques, nous avons besoin de tous les groupes sanguins », a récemment alerté l’établissement sur Twitter qui s’inquiète également du niveau de poches qui seront disponibles à la rentrée. En effet, 100.000 poches au moins sont nécessaires pour avoir un niveau de réserve permettant de disposer de suffisamment de sang de chaque groupe sanguin dans tous les hôpitaux. Pour mémoire, environ 500.000 patients sont transfusés par an auxquels s’ajoutent 500.000 soignés avec des médicaments dérivés du plasma sanguin (immunoglobulines, facteurs de coagulation, albumine...).

Le don de sang, même après avoir contracté le Covid

En mai dernier, l'Établissement français du sang rappelait qu'il est possible de donner son sang "avant ou après une injection de vaccin contre le Covid-19, sans aucun délai d'ajournement". En revanche, les personnes qui ont contracté la maladie doivent attendre un délai de 14 jours après la disparition des symptômes avant de donner leur sang, précisait l’EFS. Qui réitère son message d’urgence et ajoute que « toutes les mesures de précaution sont prises pour les collectes de sang afin d’éviter les risques de transmission du coronavirus, avec le port du masque obligatoire pour tous, accompagné de mesures de distanciations et d’hygiène renforcées ».

Pour connaitre les lieux de collecte :

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