Les dernières actualités du futur praticien

Faciliter l’accès aux soins des personnes fragiles

publiée le 12 avril 2018

Après une forte initiative en 2017 visant à favoriser les projets associatifs en lutte contre les déserts médicaux, la Fédération nationale du Crédit Agricole, par le biais de sa Fondation oriente cette année son action plus spécifiquement sur les moyens de faciliter l’accès aux soins, notamment des personnes parmi les plus fragiles. Dans ce but, la Fondation s’est entourée de plusieurs compétences « terrain » issues du Groupe lui-même dont Jean Vilanova, notre expert auprès des professions de santé. Ce collège a planché sur plusieurs projets qui lui étaient présentés. Le plus difficile a été, comme toujours, de choisir les lauréats parmi ces projets, tous de grande qualité.

Découvrez l'ensemble des projets sur notre territoire et en cliquant sur ce lien



Entretien avec la présidente du conseil national de l’Ordre des pharmaciens

publiée le 06 avril 2018


Entretien 


Alors que le salon annuel dédié aux pharmaciens, Pharmagora, tenait ses portes ce week-end, la présidente du Conseil national de l’Ordre revient sur dix ans d’existence du Dossier Pharmaceutique et présente, pour la Médicale, les enjeux qui attendent la profession cette année en termes de prévention et de santé publique.


La Médicale : Le gouvernement vient d’annoncer, entre autres mesures, la généralisation du vaccin anti-grippe par les pharmaciens. Est-ce une bonne nouvelle pour la profession ?

Carine Wolf-Thal : Globalement, tout ce qui va dans le sens de la prévention et de la protection de la santé publique est une bonne mesure. Et le fait qu’on fasse appel aux pharmaciens pour protéger la population fait sens puisque les pharmacies sont réparties de façon homogène sur le territoire et sont accessibles sept jours sur sept sans rendez-vous. De plus, les pharmaciens ont apporté la preuve, au travers d’une expérimentation réalisée dans deux régions cet hiver, non seulement qu’ils avaient la pleine capacité de le faire mais aussi qu’ils répondaient à une attente de la population pour être vaccinée rapidement sans rendez-vous en toute sécurité par le pharmacien.


Mais, au-delà de la grippe, vous allez également être à même de vérifier les rappels de vaccins. Comment pensez-vous que cela puisse être perçu par les médecins ?

Carine Wolf-Thal : Ce n’est pas une concurrence. Je pense qu’effectivement, il faudra d’abord en parler avec les médecins, décider dans quelles conditions cela pourra se dérouler. L’annonce vient d’être faite par les pouvoirs publics, mais le modus operandi n’a pas été précisé. Nous en discuterons avec l’Ordre des médecins pour voir ce qu’il est judicieux de faire et de ne pas faire, afin de confirmer la population cible, celle qui aura un intérêt à se faire vacciner chez le pharmacien plutôt que chez le médecin, parce qu’il y a des rappels que font, soit les généralistes, soit les pédiatres que le pharmacien n’a pas besoin de faire. A l’arrivée, Il y aura ainsi une amélioration en termes de parcours de soins.


Est-ce le signe d’une évolution vers un exercice pluri-professionnel visant à une véritable prise en charge globale des patients ?

Carine Wolf-Thal : Je le crois. A force, l’expression « remettre le patient au centre du circuit », est devenue un peu galvaudée, mais je pense sincèrement qu’ici elle a vraiment tout son sens. L’avantage de travailler ainsi en inter-professionnalité, quand une équipe se connaît, c’est que la confiance est là, et permet de décider conjointement qui est le plus apte à prendre les personnes en charge en fonction du secteur d’intervention nécessaire : que ce soit la prévention, le chronique ou l’aigu. Le patient y gagne dans l’efficacité et la pertinence de son parcours de soins.


Le Dossier Pharmaceutique (DP) a une dizaine d’années d’existence, quel regard portez-vous sur son accomplissement ?

Carine Wolf-Thal : Je pense que quand on a créé le DP il y a dix ans, on n’avait pas imaginé à quel point il serait utile. Au départ, on pensait créer un outil qui aiderait à la sécurisation de la délivrance et de la dispensation de médicaments. Mais au fil du temps, on s’est aperçu que c’était un outil fabuleux pour lutter contre la iatrogénie, surtout auprès des patients nomades ou polymédicamentés. Aujourd’hui, je pense que tous les pharmaciens d’officine reconnaissent qu’ils ne sauraient plus travailler sans le Dossier Pharmaceutique. Un avantage qui s’est accru avec l’accès au DP par les établissements hospitaliers. Aujourd’hui, il existe plusieurs DP : le DP-Alertes, le DP-Rappels (pour les retraits de lots), le DP-Ruptures, et bien sûr, le DP-suivi sanitaire.


Ce qui fait combien de DP aujourd’hui ?

Carine Wolf-Thal : Ca bouge. Nous sommes aujourd’hui à environ 35 millions de DP actifs. Mais les DP se ferment automatiquement quand il n’y a pas d’activité pendant trois ans. Du coup, des DP s’ouvrent et se ferment tous les jours. En termes d’échanges d’informations c’est énorme. Cela représente 5 millions d’échanges de données par jour. 


Un socle qui permettra d'alimenter le futur DMP ?

Carine Wolf-Thal : Nous travaillons en effet dans ce sens avec l’assurance-maladie. C’est le DP qui alimentera le DMP. 

 
Quel est le profil de la nouvelle génération de pharmaciens d’officine ?

Carine Wolf-Thal : Nous travaillons en ce moment à l’analyse des résultats de notre observatoire démographique et les jeunes semblent vouloir s’installer de plus en plus dans de petites structures, dans les milieux ruraux et semi-ruraux. Ils apparaissent être à la recherche d’un exercice proche du patient, proche de la pharmacie clinique. Et dans des territoires où il pourrait y avoir des déserts médicaux, ils ne sont pas affolés par l’absence de médecins, au contraire. Ils voient là l’opportunité d’exercer pleinement leur acte pharmaceutique. C’est économiquement peut-être plus difficile, mais en termes d’intérêt, les jeunes sont attirés par cet exercice. Il est trop tôt pour faire un constat définitif, nous sommes encore en phase d’analyse, mais c’est ce que nous ressentons.


Propos recueillis par François Petty


Crédit photo : CNOP

Deuil d'un patient

publiée le 05 avril 2018

Infirmiers et médecins libéraux sont tous confrontés à la mort d’un patient. Contrairement aux professionnels qui exercent dans un service, ils sont seuls face à cette situation. Et la plupart d’entre eux n’y sont pas préparés. Hormis quelques exceptions en facultés de médecine, notamment à Rouen et à Nantes, les étudiants en médecine appréhendent la question du deuil d’un patient lorsqu’ils sont déjà praticiens.

Accompagner le deuil de la famille du patient

Accompagner la famille d’un patient qui vient de décéder fait partie intégrante de la pratique professionnelle des soignants et des médecins. Le plus souvent, ce sont les premiers « compagnons de douleur » des proches. Il s’agit de les rencontrer, les informer, les écouter, leur faire exprimer leurs émotions (colère, tristesse…) en restant calme, patient, compréhensif.

Un rôle d’autant plus difficile que, face à la mort d’un patient, le professionnel de santé peut lui aussi être confronté au deuil d’une personne qu’il a appris à connaître, parfois pendant des années. 

Gérer son propre deuil entre sentiment de culpabilité et volonté de cacher ses émotions

Nombre de médecins et infirmiers/ères cachent leurs émotions, par autocensure ou par pression sociale. Ils ne se donnent pas le droit faiblir. La mort du patient les renvoie pourtant, comme tout un chacun, à l’appréhension de leur propre mort et à des décès vécus antérieurement. Les médecins peuvent aussi souffrir d’un sentiment d’échec voire de culpabilité face à la mort de leur patient.

Si le praticien se retrouve lui-même en souffrance, il peut alors être nécessaire de consulter un psychologue ou un psychiatre, pour préserver sa capacité à pratiquer son métier, pour continuer à aider les autres.

Suicide des professionnels de santé

publiée le 30 mars 2018

Plusieurs études réalisées notamment par l’Ordre des Médecins suggèrent que près de 8 % des décès des médecins en activité seraient dus à un suicide, soit deux fois plus que pour la population générale.


25% des professionnels de santé ont déjà eu des idées suicidaires

Second chiffre à retenir, issu d’une étude récente de l’Association Soins aux Professionnels de Santé (décembre 2017) : 1 professionnel de santé sur 4 a déjà eu des idées suicidaires en raison de son travail. Une proportion identique quels que soient la profession, l’âge ou le sexe. Cependant les idées suicidaires seraient davantage le fait de professionnels exerçant en milieu rural.

Selon cette même étude, seulement 42% des professionnels ayant eu des idées suicidaires en ont parlé à quelqu’un (44% des médecins, 32% des pharmaciens, 29% des infirmiers), que ce soit un membre de leur famille, un psychiatre, un confrère ou encore un ami. Un constat qui souligne l’importance de la prise en charge des professionnels de santé en souffrance psychologique. En la matière, les solutions les plus adaptées selon les répondants de l’étude sont la consultation d’un psychiatre et le recours à une plateforme téléphonique d’écoute. 

Une plateforme téléphonique d’écoute dédiée aux professionnels de santé

Cette dernière solution a été mise en place en novembre 2016 par l’association Soins aux Professionnels de Santé. Au cours de sa première année de fonctionnement, le service d’écoute a reçu environ 2000 appels. Un tiers des appelants travaillent en libéral. Les professions les plus représentées sont les infirmiers et les médecins, mais aussi les aides-soignants, les pharmaciens et les dentistes. L’épuisement professionnel est le motif d’appel le plus fréquent. En effet le burn-out est de plus en plus courant dans le milieu médical et paramédical

Assurance emprunteur

publiée le 26 février 2018

Le coût de l’assurance de prêt immobilier est calculé à partir de plusieurs critères.

Le montant et la durée du prêt, mais aussi votre situation médicale déterminent le coût de votre assurance emprunteur

Le coût de votre assurance dépend d’abord de votre projet d’achat d’immobilier, en particulier le montant et la durée du prêt, mais aussi le type de prêt (amortissable, relais, in fine…). Le tarif prend également en compte votre âge, votre état de santé actuel et vos antécédents médicaux, votre mode de vie (selon les assureurs, la consommation de tabac peut engendrer un surcoût) … Pour évaluer le risque représenté par votre situation, on vous demandera généralement de répondre à un questionnaire de santé voire de réaliser différents examens médicaux. Enfin, le coût de l’assurance est directement lié à la quotité d’assurance, c’est-à-dire la répartition de la part du capital à couvrir. En cas d’emprunt à plusieurs, l’assurance peut en effet être répartie entre les différents emprunteurs.

Un indicateur : le taux annuel effectif assurance

Le plus souvent, la cotisation d’assurance reste la même pendant toute la durée du prêt. Mais certains assureurs font évoluer la cotisation d’assurance de prêt en la calculant sur le capital restant dû. La cotisation diminue ainsi au fil du remboursement du capital. Elle varie peu pendant les premières années du prêt qui sont consacrées au remboursement des intérêts. Un système donc peu avantageux en cas de revente du bien avant le terme du contrat d’assurance de prêt ou en cas de remboursement anticipé. Sachez que toutes les offres de prêt avec assurance doivent préciser le Taux Annuel Effectif d’Assurance (TAEA), le montant total en euros de l’assurance et le coût en euros de l’assurance par échéance. Il est ainsi plus facile de comparer les coûts entre plusieurs assurances.

Ne choisissez pas votre assurance de prêt en fonction du seul tarif

Mais attention, ce serait un mauvais calcul de choisir une assurance emprunteur sur la seule base de son prix. Le niveau des garanties est tout aussi important car la priorité est de bénéficier d’une protection parfaitement adaptée à votre situation et à votre projet immobilier. Vous devez avant tout comparer le niveau des garanties et les éventuelles exclusions. Vérifiez en particulier la durée de la franchise, le mode d’évaluation du taux d’invalidité, les délais d’attente, sans oublier l’application ou non d’ exclusions liées à des pratiques sportives … 

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