Les dernières actualités des étudiants-internes

Comment évolue le nombre de pharmacies en France

publiée le 28 septembre 2020

Depuis 10 ans, le nombre de pharmacies ne cessent d’augmenter, en conservant un maillage harmonieux sur le territoire national. La population des pharmaciens rajeunit et se féminise.

Démographie des pharmaciens : les données chiffrées de 2020

Près de 75 000 pharmaciens sont actuellement inscrits à l’Ordre national des pharmaciens*. 70% d’entre eux exercent en officine (53% comme titulaires et 47% comme adjoints). Si l’âge moyen est stable ces dernières années — autour de 46/47 ans —, les pharmaciens de moins de 35 ans sont de plus en plus nombreux. Ils représentent désormais un quart de la population de pharmaciens inscrits à l’Ordre. À l’inverse, 4% des pharmaciens ont 66 ans ou plus.

Avec 68% de pharmaciennes, la profession est fortement féminisée. La tendance va se poursuivre puisque trois quarts des pharmaciens de moins de 30 ans sont des pharmaciennes. À noter toutefois que seulement 55% des titulaires d’officines sont des femmes.

Création de pharmacies : quelles évolutions ces dernières années ?

Les inscriptions à l’Ordre sont en hausse depuis 10 ans (+1,2%). La croissante a été particulièrement forte concernant les pharmaciens exerçant dans les territoires d’outre-mer (+18 % en 10 ans). Toujours côté hausse, le développement des activités de pharmacie clinique (rendu possible par le décret du 21 mai 2019) a contribué à augmenter le nombre de pharmaciens exerçant dans les établissements de santé ou médico-sociaux ainsi que dans les services d’incendie et de secours (+33 % en 10 ans). Dans le même temps, le nombre d’inscriptions a fortement baissé chez les pharmaciens biologistes (-12,5 % en 10 ans).

Ces évolutions n’ont pas impacté le bon maillage territorial des officines. Un enjeu important car les pharmaciens sont appelés à jouer un rôle croissant dans la lutte contre les déserts médicaux et l'offre de soins de proximité.

Et demain ? Les effectifs devraient continuer à augmenter mais de manière modérée

Pour ces 20 prochaines années, la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) prévoit dans une récente étude** une hausse de 8% (soit +0,3% par an) pour atteindre 79 000 pharmaciens inscrits à l’Ordre en 2040. D’après les scénarios de l’étude, la proportion de pharmaciens baisserait jusqu'à 106 professionnels pour 100 000 habitants en 2030, puis le ratio remonterait à 109 en 2040, ce qui correspond à son niveau de 2018.

*74 227 au 1er janvier 2020. Source : Ordre national des pharmaciens
** Études et Résultats, n°1110, Drees, mars 2019.




Médecin-conseil : lever les préjugés !

publiée le 21 septembre 2020

Entretien 

Connaissez-vous vraiment le métier de médecin-conseil de l’Assurance Maladie ? Rencontre avec le Dr Irène Bohn, chef de l'échelon local du service médical du Val d'Oise

La Médicale : Vous-même, comment êtes-vous devenue médecin-conseil ?

Dr Irène Bohn : Je suis médecin généraliste de formation et médecin-conseil depuis 2008. En 2005, lors de mon internat en médecine générale, il y avait la possibilité de faire un stage d'une semaine au service médicale de l'Assurance Maladie. C'est ainsi que j'ai pu faire une première découverte du métier de médecin-conseil et de ses missions. 
Après une expérience de trois ans en médecine libérale, j'avais toujours en tête ce stage qui m'avait plu. Je suis très attachée à l'Assurance Maladie en tant qu'institution et à sa place au sein du système de soins français. 


C'est donc la notion d'engagement pour la préservation de notre système de soins, unique, qui vous motive ? 

Dr Irène Bohn Je trouve que nous pouvons être très fiers de notre système de soins qui ne serait pas possible sans l'Assurance Maladie. J'avais envie d'apporter ma contribution à cette institution et j'étais attirée par trois valeurs : solidarité, universalité mais aussi la responsabilité qui va avec. Parce que pour pouvoir garantir les soins à ceux qui en ont besoin, il faut aussi être vigilant collectivement sur "le juste soin au juste coût". 

En une douzaine d'années de pratique, trouvez-vous que l'image du médecin-conseil 
et sa perception auprès de ses confrères libéraux a évolué ?

Dr Irène Bohn : Cela reste toujours un métier assez peu connu, et comme tous les métiers que l'on connaît mal, il y a des préjugés. Mais maintenant, nous sommes de plus en plus en contact, intuitu personae, avec le terrain, tant avec les acteurs du monde hospitalier que libéral. En outre, le métier a aussi évolué depuis que je suis en poste. 


Un exemple ? 

Dr Irène Bohn  Quand je suis entrée à l'Assurance Maladie en 2008, j'étais sur des missions de contrôle de prestations pour les assurés avec des contacts avec les médecins centrés sur nos décisions. Désormais, nous menons beaucoup d'actions d'accompagnement des professionnels de santé basées sur la co-gestion de cas concrets de leur patientèle (arrêts de travail, dépistage de l'insuffisance rénale, antibiorésistance...). J'ai ensuite travaillé à la région pendant trois ans sur la mise en place des services en santé comme SOPHIA* et PRADO**. Une expérience très enrichissante, parce que la mise en place de ces programmes innovants ne pouvait se faire sans les professions libérales, les associations de patients ou les hôpitaux. 


Et aujourd'hui ? 

Dr Irène Bohn : Je suis responsable de l'échelon local du Val d'Oise. Là encore, c'est un autre métier où j'ai découvert la gestion d'équipe, la construction de partenariats de manière stratégique avec l'ARS, les directeurs d'établissement, les Ordres départementaux des professionnels de santé, les collectivités locales. Nous accompagnons également les MSP (maisons de santé pluriprofessionnelles) et les CPTS (communautés professionnelles territoriales en santé) pour les aider à construire leurs projets de santé, de manière à ce qu'ils répondent aux enjeux de santé publique et aux critères de financement. Il y a donc aussi une dimension de connaissance locale qui est passionnante. J'invite d'ailleurs mes confrères en exercice à venir en faire l'expérience au cours d'une journée d'immersion pour découvrir la diversité de nos missions. 


* Sophia est le service d'accompagnement des malades chroniques de l'Assurance Maladie. Il aide les patients à mieux connaître leur maladie (asthme, diabète) et à adapter leurs habitudes. 
** Prado, service d'accompagnement du retour à domicile.




 Description métier
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Depuis 2019, il n'est plus nécessaire d'effectuer un concours pour devenir médecin-conseil. La formation des praticiens-conseils est une formation de 6 mois organisée en partenariat avec la Caisse nationale d'Assurance maladie et l'EN3S (école nationale supérieure de la sécurité sociale). 
Elle vise à former des médecins-conseils qui exerceront, en sortie de formation, des activités spécifiques selon le type de cursus suivi. 

  • Médecins-conseils (cursus régime général/Assurance Maladie) : ils accompagnent l'évolution des pratiques des professionnels de santé et des assurés. Ils participents à la structuration des soins dans les territoires pour répondre aux enjeux de santé publique et de maîtrise des dépenses. 
  • Médecins-conseils (cursus agence régionale de santé) : ils contribuent, grâce à la transversalité et à la territorialisation des politiques régionales de santé, à une synergie de tous les acteurs des territoires. Ils contribuent également au développement d'une vision globale de la santé et au décloisonnement des parcours de santé, tout en assurant qualité, efficience et sécurité de la prise en charge et de l'accompagnement dans le système de santé. 

Conditions d'accès et grille de salaire : 

La formation s'adresse aux titulaires : 
  • du diplôme d'Etat de docteur en médecine,
  • d'un diplôme, certificat ou titre exigé, pour les candidats ressortissants d'un Etat membre de l'Union Européenne, en application de l'article L.4131-1 du Code de la Santé Publique, ,
  • d'une autorisation individuelle d'exercice prévue par l'article L.4111-2 du code de la Santé Publique pour les candidats ressortissants d'un Etats tiers. 

Propos recueillis par François Petty
Crédit photo : DRSM Ile-de-France 



Atlas démographique de la profession vétérinaire

publiée le 14 septembre 2020



* Source : Atlas démographique de la profession vétérinaire 2020 / Observatoire national démographique de la profession vétérinaire : https://www.veterinaire.fr/la-profession/observatoire-national-demographique-de-la-profession-veterinaire.html

Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

publiée le 07 septembre 2020

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L’an 1 des nouvelles études en santé

publiée le 07 septembre 2020

Exit la PACES (Première Année Commune des Etudes en Santé). Bienvenue à la filière MMOP (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie) et au PASS (Parcours Accès Santé Spécifique). Avec la fin de la PACES, ce sont trois voies différentes qui permettent désormais aux étudiants d’accéder aux études en santé. Elles remplacent, en cette rentrée, la première année commune aux études de santé. A noter que 2020 voit aussi la disparition du traditionnel numerus clausus. Le décret définissant les parcours de formation permettant d’accéder aux études de médecine, pharmacie, odontologie (dentaire) ou sage-femme (maïeutique) a été publié le 5 novembre 2019. Objectif visé par les pouvoirs publics : la diversification des parcours des futurs soignants. Concrètement, les étudiants ont ainsi le choix entre plusieurs voies sur Parcoursup.

La licence majeure santé


Il s’agit en l’occurrence d’une première année spécifique de l’enseignement supérieur comprenant une majorité d'enseignements en santé. Ce que la Conférence des doyens qui a travaillé à l’élaboration du dispositif avait baptisé le « portail santé ». Les matières qui y sont enseignées sont analogues aux enseignements dispensés en PACES. Toutefois, les étudiants devront obligatoirement choisir une "mineure" dans une autre discipline afin de faciliter leur réorientation en cas d’échec, car ils n’ont plus la possibilité de redoubler. Ainsi, l’étudiant qui ne passerait pas le cap de la sélection pourra poursuivre ses études en licence de "la mineure" choisie. 

La licence mineure santé


La licence mineure santé constitue la deuxième option des étudiants. Elle permet d’intégrer une licence universitaire classique (droit, histoire, biologie, chimie, mathématiques etc.). Mais en optant également, donc, pour une "mineure" santé. Une fois que l’étudiant se sent prêt, que ce soit en L1, L2 ou en L3, il peut ainsi se présenter aux épreuves d’admissibilité qui lui permettront d’intégrer la deuxième année de médecine, de maïeutique, d’odontologie ou de pharmacie.

L'option "passerelle"


Il s’agit ici de la troisième possibilité qui s’offre aux étudiants qui souhaitent intégrer le cursus des études médicales. Elle se présente sous la forme d’une « passerelle d’auxiliaire médical à médecine ». En clair, l’étudiant fait le choix, dans un premier temps, d’opter pour une formation de trois ans conduisant au diplôme d’auxiliaire médical (une école d’infirmiers par exemple). Une fois son diplôme en poche, il ou elle peut ensuite tenter d’intégrer les cursus MMOP.
A noter que le nombre de places ouvertes en deuxième année de ces filières sera conjointement déterminé par les universités et les Agences Régionales de Santé.

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