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Facebook interdit la publicité anti-vaccin

publiée le 23 novembre 2020

Mark Zuckerberg a décidé mi-octobre d’interdire la publication de publicités incitant à ne pas se vacciner. Cela concerne des réseaux sociaux très populaires comme Facebook et Instagram, ainsi que les messageries WhatsApp et Messenger. Cette décision aura-t-elle un impact sur l’acceptation d’un futur vaccin anti-Covid ?

Il s’agit d’un pas en avant, car jusqu’à présent, seules les fausses informations sur les vaccins étaient retirées. Avec néanmoins un bémol, puisqu’il fallait pour cela attendre une vérification par des autorités compétentes, comme l’OMS. De nombreuses publicités nocives passaient ainsi à travers les mailles du filet.

Deux associations très actives

Des chercheurs américains ont montré qu’avec un budget de 499$, un message antivax pouvait toucher jusqu’à 50.000 personnes. Grâce aux algorithmes, ces publicités visaient principalement les parents de jeunes enfants. Elles étaient conçues pour bousculer les indécis. 

Deux petites associations antivax sont particulièrement virulentes :  
  • Children's Health Defense (ex-World Mercury Project) de Robert F. Kennedy Jr (189.000 followers sur Twitter). 
  • Et Stop Mandatory Vaccination (200.000 fans sur Facebook), de l’activiste Larry Cook. 
Ces organisations mettent en avant certains ingrédients, entrant dans la composition du vaccin, comme l’aluminium, censés provoquer des maladies comme l’autisme.

Mais leurs attaques balayent un spectre plus large. Elles dénoncent aussi selon les cas la fluorisation de l’eau ou encore la 5G. 

Et, elles accusent de conflits d’intérêt les promoteurs de la vaccination comme Bill Gates.

Un bon timing

La volte-face de Facebook vient à point nommé face au risque tant redouté d’une superposition de la grippe saisonnière et de la pandémie de Covid-19. 
Concrètement, un utilisateur Français de Facebook qui fait une requête sur le mot « vaccin » reçoit désormais cette réponse.



Néanmoins, Facebook n’a pas poussé la logique jusqu’au bout car :  
  • Les membres du réseau social peuvent continuer à échanger des posts anti-vaccins avec d’autres membres. 
  • Et, les publicités à caractère de politique publique qui « s’opposent à la législation ou aux politiques gouvernementales en matière de vaccins » restent autorisées.

Le vaccin anti-Covid déjà critiqué

L’épidémie de Covid-19 a aussi nourri des thèses complotistes, comme la rumeur d’un projet d’implantation de puces RFID à l’insu des patients sous prétexte de vaccination. 

Selon les enquêtes du Pew Research Center, seuls 51% des Américains se disent prêts à se vacciner contre le Covid-19, si cela était possible aujourd’hui. Ce chiffre a chuté de 21 points de mai à septembre. Les trois quarts des Américains pensent d’ailleurs qu’un vaccin contre le coronavirus sera mis sur le marché de manière précipitée.

Néanmoins, un sondage réalisé fin octobre par STAT et The Harris Poll a mis l’accent sur les avantages associés au vaccin anti-Covid. Il obtient donc un taux d’adhésion supérieur à d’autres enquêtes d’opinion.
  • Les deux-tiers des Américains seraient prêts à se vacciner si le risque de contracter le coronavirus baisse de 75%. 
  • Et même 60% de la population se ferait aussi vacciner, si le risque chute de moitié.  
Ceci est plutôt de bon augure, puisque le vaccin développé conjointement par Pfizer et BioNTech, et annoncé le 9 novembre, serait efficace à 90%. Cette nouvelle a été réalisée après les élections américaines, au grand dam de Donald Trump, qui l’espérait plus tôt.

En France, il existe une forte résistance à toute forme de vaccination. D’après un sondage réalisé le 10 et 11 novembre réalisé par Odoxa pour France Info, seul un Français sur deux se dit prêt à se faire vacciner contre le Covid-19. Les réponses varient avec l’âge : 34% chez les moins de 25 ans contre 58 % chez les 65 ans et plus. Enfin, 60% des Français déclarent être contre l'obligation de se faire vacciner.

Lettres-types et fiches d’information à disposition

publiée le 20 novembre 2020

Notre service Protection Juridique met à votre disposition des fiches d'information et des lettres-types dans plusieurs domaines pour simplifier et fiabiliser vos propres démarches en cas de litige.
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« Début 2021, nous organiserons une journée des professionnels de santé »

publiée le 16 novembre 2020

Entretien 

Alors que l'Agence du numérique en santé fêtera bientôt sa première année d'existence, son président détaille le fonctionnement et les travaux de cette entité qui a succédé à l'ASIP-Santé.

La Médicale : Quels sont vos domaines d’intervention et vos champs de compétence ? 

Dr Jacques Lucas : Ils sont sensiblement les mêmes que ceux de l’ASIP-Santé* qui était la structure qui précédait l’Agence du numérique en santé. La différence réside dans le fait que le pilotage de l’Agence, qui est toujours un GIP réunissant l’État, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (Cnsa), est effectué directement par la Délégation ministérielle du numérique en santé.


Et la Direction Générale de l’Offre de Soins ? 

Dr Jacques Lucas : La DGOS garde, bien sûr, ses compétences territoriales. Les moyens numériques en définitive ne viennent qu’en appui des actions de la DGOS, qui est elle-même sous l’autorité du ministre. Quant à la Cnam, elle s’est vue déléguer en matière de numérique en santé, le déploiement du DMP et la prescription électronique.
L’Agence du numérique en santé est une agence exécutive des décisions prises. Par exemple, nous portons les outils numériques nécessaires à l’identifiant national de santé.
Idem pour le développement de la prescription électronique et la dématérialisation de la carte de professionnel de santé. Voici pour le panorama d’ensemble. Il n’y a pas un grand chef du numérique, mais un écosystème avec un pilotage national qui définit une stratégie.

Cette stratégie, quelle est-elle ?

Dr Jacques Lucas : La stratégie qui a été décidée est que l’Etat ne pouvait être à la fois opérateur et stratège. Il fallait laisser aux acteurs libéraux de terrain du monde libéral, (professionnels de santé, éditeurs de logiciels, start-ups, industriels, établissements hospitaliers… ), la liberté d’entreprendre, ce qui est fondamental. Mais dans le respect de référentiels nationaux techniques et éthiques qui, eux, relèvent de l’autorité de l’Etat.


Avec la volonté affichée de parvenir à une interopérabilité de ces différents systèmes numériques ? 

Dr Jacques Lucas C’est tout à fait cela. Parce qu’on avait vu émerger au fil des années passées un certain nombre de projets où chacun dans son coin se mettait à réinventer la roue. Je force un peu le trait, certes, mais désormais les référentiels que nous mettons sur pied ont pour objectif de permettre une mutualisation de la recherche afin que l’utilisateur final - un établissement, un professionnel de santé, ou un patient - ait, quel que soit l’outil qu’il choisisse, un outil validé par l’autorité régalienne de l’Etat qui a défini les règles du jeu.


En un an d’existence, sur quoi avez-vous travaillé ? 

Dr Jacques Lucas : Beaucoup sur ces sujets d’interopérabilité. Nous avons ainsi créé l’outil « Convergence », qui permet aux industriels de vérifier que les systèmes qu’ils proposent sont conformes à la doctrine du numérique que nous avons élaborée avec la Délégation du numérique en santé. Elle est en ligne sur le site de l’Agence.
Nous avons aussi travaillé sur la dématérialisation de la Carte des Professionnels de santé, avec Pro Santé Connect, en veillant à la protection des données de santé.
Enfin, nous avons organisé beaucoup de colloques et de séminaires pour lier le niveau national au régional dans notre volonté de faire avancer la e-santé. Et début de l’année prochaine, nous comptons organiser une journée des professionnels de santé. L’objectif étant de recueillir leur sentiment et leur analyse critique sur les travaux que nous menons depuis un an.


L’Agence des Systèmes d’Information Partagée de Santé avait été créée en juillet 2009. Elle était chargée de définir des référentiels, de relancer le DMP et de faciliter l’émergence de la télémédecine.

Crédit photo : ANS 


Pratique des TROD en officine

publiée le 05 novembre 2020

La pratique de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) est possible pour les pharmaciens libéraux.

L’exercice de cette activité est couverte dès lors que vous respectez les préconisations règlementaires sanitaires disponibles ici.

Quelques rappels :

  • Qui peut pratiquer ces tests ? Dans le cadre d’un dépistage individuel, seul le pharmacien est autorisé à pratiquer ces tests. Dans le cas d’un dépistage à large échelle autorisé par le préfet, les préparateurs et les étudiants ayant validés leur première année en pharmacie peuvent également pratiquer ces tests, sous le contrôle d’un pharmacien. Une formation est nécessaire mais les professionnels ayant bénéficié dans le cadre de leur formation initiale d'une formation théorique et pratique à l'utilisation de tests similaires sont réputés avoir suivi cette formation test.

  • Où pratiquer ces tests ? En officine ou bien hors du local professionnel avec autorisation du préfet. Si ces tests sont réalisés sur le domaine public, une autorisation d’occupation temporaire du domaine public est nécessaire.

  • NB :  La couverture du contrat Pharmaglobale est étendue à ces lieux de tests. Nous vous recommandons cependant de prendre et de mettre en œuvre toutes les mesures contre le vol concernant les installations et tout le matériel se trouvant hors du local déclaré au contrat. Il en est de même pour les installations « légères » (type barnum) en cas d’événement climatique faisant l’objet d’une alerte météorologique.

En savoir plus

Communiqué Coronavirus

publiée le 03 novembre 2020

Durant cette deuxième période de confinement, La Médicale est aux côtés de ses assurés par la mise en place des mesures suivantes :
  • Extension gratuite de la couverture RCP dans le cadre de de la réorganisation des services hospitaliers, de la mobilisation de la réserve sanitaire, des réquisitions, des professionnels volontaires, de la télémédecine et du télésoin. Consulter ici toutes nos mesures RCP
  • Échéances pour l'Assurance emprunteur : en cas de prolongation de la durée de votre prêt, vous avez la possibilité de reporter d’autant vos échéances liées à l’assurance de votre crédit.
  • Automobile : en cas d’accident entre votre domicile et votre lieu d’exercice professionnel ou le lieu de résidence de vos patients, la franchise sera offerte pour les médecins, les infirmiers, les pharmaciens et les biologistes.
  • Le maintien de vos garanties professionnelles en cas d’incident de paiement pendant le confinement

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La Médicale propose des solutions d'assurances dédiées aux professionnels de la santé : Responsabilité Civile Professionnelle, Prévoyance, Multirisque Professionnelle mais aussi Santé, Auto, Habitation, Assurance Emprunteur... Quelle que soit votre activité, découvrez l'ensemble des offres de La Médicale pour vous couvrir aussi bien dans votre vie professionnelle que privée.