Les dernières actualités des étudiants-internes

Innovations en santé

publiée le 26 juin 2019

La 4ème édition de VivaTech, qui s’est tenue à Paris du 16 au 18 mai, a attiré 124.000 visiteurs, soit une hausse de 24% en un an. Ils ont pu rencontrer 13.000 startups, sans compter la présence de 3.300 investisseurs. Toutes les composantes de l’économie y étaient représentées, comme la santé, la beauté connectée, les télécoms, le bâtiment ou encore les transports.

Sanofi a tenu plusieurs talks lors du salon comme « Démarche collaborative en e-santé́ » ou encore « Comment créer sa startup en e-santé ? « dans le cadre des Sanofi startup challenges. De son côté, La Poste a présenté « Sport et numérique : les meilleurs alliés en matière de prévention santé ».

Mais, l’intérêt de ce salon, c’est aussi d’aller sur le stand des start-ups et de découvrir leurs projets, parfois bien avancés, parfois encore au démarrage. En voici trois :

Prise de sang à domicile

xRblood est un petit boîtier. Relié à un smartphone, il permet via le prélèvement d’une simple goutte de sang de réaliser en trente secondes des analyses. Certains malades pourront désormais rester à domicile.

Cette technologie ouvre également de nouveaux horizons aux sportifs, qui surveillent leur niveau de globules après l’effort.

Vidéo tournée au CES 2019 de Las Vegas



Jean Viry-Babel, son président, a été victime d’une maladie auto-immune. Il a été sauvé par une transplantation en 2012. Ancien banquier, il sentait le besoin de s’investir utilement.

Simplifier le traitement de l’anévrisme

Dans les cas des patients qui présentent des anévrismes, le suivi de l'évolution des dilatations anormales de vaisseaux sanguins est assez contraignant.

Grâce à une combinaison d’outils, comme l’intelligence artificielle, les réseaux de modélisation numérique et le traitement d'images médicales, Nurea réalise des cartographies du système vasculaire, à partir d’un IRM. Son dispositif permet un gain de temps pour les médecins. En se concentrant sur les zones les plus vulnérables, l’idée est d’éviter les urgences.

Nurea a été créée en juillet 2018, via un projet de recherche mené à l'INRIA. Son logiciel d’aide à la décision est actuellement testé au CHU de Bordeaux.

Florian Bernard, son fondateur, a dû acquérir les bases de l’entrepreneuriat, via de nombreux dispositifs existants comme IT Barcamp. C’est au Medispace de décembre 2016 à Bordeaux, qu’il a fait une rencontre déterminante pour son projet. Le défi pour un chercheur est souvent de sortir de sa zone de confort et de bien comprendre le monde de l’industrie.

Détecter les mauvais caillots

Grâce au capteur d’impédancemétrie de la jeune pousse Sensome, les caillots qui suscitent des inquiétudes pourront désormais être plus facilement identifiés par les chirurgiens. L’innovation en question consiste à placer ce capteur dans le système sanguin du patient.

Le capteur, qui bénéficie d’une miniaturisation extrême, a pour fonction de mesurer l’impédance du caillot, c’est-à-dire sa résistance lors du passage d’un faible courant électrique. Ainsi, il est possible de savoir si le caillot est dur ou mou, car les différents caillots réagissent différemment face à ce stimuli.



Sensome est le fruit des recherches menées au sein du Laboratoire d’hydrodynamique (CNRS/Ecole Polytechnique). Actuellement en phase préclinique, le capteur devrait bientôt être industrialisé.

Greffes d'organes et de tissus : la force du don

publiée le 24 juin 2019

Aujourd’hui en France, plus de 63 000 personnes vivent avec un organe greffé. Chaque année, le 22 juin, une journée organisée par l’Agence de la biomédecine invite le grand public à la réflexion sur le don d’organes et de tissus, et la reconnaissance aux donneurs. Présentation de la campagne d’information 2019.

L’objectif de cette journée, organisée en collaboration avec les associations et les établissements hospitaliers, l’Ordre des pharmaciens et l’Agence de la biomédecine « est de faire prendre conscience à la population que tout le monde est un donneur potentiel d’organes et de tissus ». Ainsi, selon la loi, chacun est un donneur présumé à moins qu’il n’ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. En France, il n’existe pas de registre du “oui“ : la personne qui consent au don de ses organes en vue de greffes n’a aucune démarche officielle à faire.

Qui peut être donneur ?

Il faut savoir qu’il n’y a pas de limite d’âge pour donner ses organes. Ni pour en recevoir. Certes, des personnes de plus de 60 ans peuvent rarement donner leur cœur, « mais les reins ou le foie peuvent être prélevés chez des personnes beaucoup plus âgées. Une seule chose compte : l’état des organes », explique l’Agence de la biomédecine. Qui poursuit : « les donneurs âgés de plus de 65 ans représentaient près de 40% des donneurs en 2018. La moyenne d’âge des donneurs augmente (42 ans en 2000, 57 ans en 2018) notamment parce que des personnes plus âgées peuvent avoir accès à la greffe (moyenne d’âge de 44 ans en 2000, 52 ans en 2018) ». Enfin, il n’existe pas de contre-indication médicale de principe. C’est l’équipe médicale qui évalue au cas par cas la possibilité de prélèvement en fonction des antécédents médicaux de la personne décédée et des résultats des tests de dépistage des maladies transmissibles comme les hépatites.

La greffe d’organes, en chiffres

Selon les chiffres de l’Agence de la biomédecine, plus de 63 000 Français vivent aujourd’hui grâce à un organe greffé. Au total, 5 805 greffes d’organes ont été réalisées en 2018, dont 561 à partir de donneurs vivants. Dans le détail, il s’agit de « 1 325 greffes de foie dont 20 grâce à un don du vivant » ; de 78 greffes de pancréas ; de 3 greffes d’un segment d’intestin ; de 373 greffes de poumons et de 9 greffes cardio-pulmonaires pour les patients atteints de mucoviscidose de bronchites chroniques (BPCO, emphysème) et de fibroses pulmonaires ». Aujourd’hui certains patients vivent avec de nouveaux poumons depuis plus de 20 ans !
Enfin, 450 greffes de cœur ont été pratiquées pour ceux qui souffrent d’une malformation ou d’une maladie cardiaque bien sûr, mais aussi pour ceux qui ont subi un infarctus grave évoluant vers une insuffisance cardiaque terminale. Et 3 567 greffes de rein dont 541 grâce à un don du vivant, ont été effectuées à destination de malades souffrant d’insuffisance rénale chronique terminale, en lien avec une hypertension artérielle sévère ou un diabète, une malformation ou des maladies du filtre rénal ». A ce jour, le rein reste l’organe pour lequel il y a le plus de patients en attente sur la liste nationale.

(*) Enquête réalisée par l’institut Viavoice du 10 au 19 janvier 2019, par téléphone, auprès d’un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 16 ans et plus.

Agressions de médecins en hausse

publiée le 21 juin 2019

En 2018, le nombre d’agressions envers les médecins a atteint un nouveau record avec 1126 incidents signalés. 8 cas sur 10 concernent des médecins libéraux. 
 

Les médecins généralistes en première ligne

Les médecins généralistes sont les plus touchés. En effet, ils sont à l’origine de 70 % des déclarations d’agressions, alors qu'ils représentent moins de la moitié des effectifs médicaux. A noter également que 8 déclarations sur 10 émanent de médecins libéraux.

Surtout des agressions verbales et des menaces

2/3 des violences signalées sont des agressions verbales et des menaces. Les médecins sont parfois victimes d’agressions physiques (78 cas signalés en 2018) : coups et blessures volontaires, crachats… Le vol présente près d’1 agression sur 5 (vol de l’ordonnancier le plus souvent).

Le motif principal : la contestation de la prise en charge médicale

Plus d’une fois sur deux, c’est le patient qui est l'agresseur. Son accompagnant ou un membre de sa famille est parfois en cause. 
Le principal motif d’agression est un reproche sur la prise en charge médicale (31%). L’agression peut aussi être motivée par un refus du médecin de prescrire un médicament ou un arrêt de travail (16%), un temps d’attente jugé comme excessif (11%)…


Assistant médical, un nouveau métier

publiée le 21 juin 2019

Après cinq mois de négociations, l’Assurance maladie et les trois principaux syndicats de médecins libéraux ont signé un accord le 20 juin qui officialise le nouveau métier d’assistant médical. Rappelons que cette mesure vise à décharger les médecins de tâches chronophages afin qu’ils puissent recevoir davantage de patients. Ainsi, l’assurance maladie versera une subvention aux médecins ayant recruté un assistant médical, mais en contrepartie les praticiens s’engageront à augmenter leur patientèle.

Quelles tâches confier à un assistant médical ?

Il reviendra à chaque médecin de définir, selon ses besoins, les tâches à confier à l’assistant médical. Le champ des possibles est large : soutien administratif, accompagnement de la consultation, coordination avec les autres acteurs de la santé.

Les tâches administratives consisteront par exemple à accueillir le patient, créer et gérer son dossier médical, recueillir et enregistrer les informations administratives et médicales…

Pendant une consultation, l’assistant médical pourra aider à l'habillage et au déshabillage, prendre les constantes (pesée, taille, tension artérielle), réaliser une vaccination, un test ou un dépistage, préparer et aider à la réalisation d'actes techniques comme un électrocardiogramme…

Pour faciliter la coordination entre professionnels de santé, le médecin pourra également confier à l’assistant médical la prise de rendez-vous avec un médecin spécialiste, un infirmier, un masseur-kinésithérapeute…

Quel profil recruter pour un poste d’assistant médical ?

En attendant la création d'une école d'assistants médicaux, l'accord signé prévoit que les médecins puissent recruter dès septembre prochain des aides-soignants, infirmiers ou secrétaires. Ces assistants devront s’engager à suivre une formation (en cours de définition) dans un délai de 2 ans.

Quels médecins pourront bénéficier de la subvention ?

Tous les médecins libéraux sont concernés, quelle que soit la spécialité, à condition d’exercer en secteur 1 (sans dépassement d’honoraires) ou avec des tarifs maîtrisés (secteur 2 Optam / Optam-CO). Pour certaines spécialités (chirurgien, radiologue…), la subvention sera réservée aux zones déficitaires en praticiens.

Il est important de noter que l’aide financière dépend de deux conditions : avoir un nombre de patients suffisant (plus de 640 pour un généraliste par exemple) et exercer de manière regroupée (sauf en zones sousdotées). Dans le cas d’un médecin exerçant seul, en zone sousdotée, la subvention sera de 36 000 € la première année, 27 000 € la deuxième et 21 000 € la troisième.

Ne pas oublier que la contrepartie de l’aide financière sera de s'engager à augmenter sa patientèle (proportionnellement au niveau de financement reçu).

Dématérialisation de la carte vitale

publiée le 18 juin 2019

La carte vitale va bientôt fonctionner sous la forme d’une application smartphone. Cette version « dématérialisée » sera expérimentée à partir du 3e trimestre 2019.

La dématérialisation de la carte vitale figure dans le plan ministériel pour accélérer le virage numérique dans le domaine de la santé. Annoncée fin avril, cette mesure n’a rien d’une surprise car elle concrétise un projet prévu dans la convention d'objectifs et de gestion de la Caisse nationale d'assurance maladie pour la période 2018-2022.

La carte vitale sur smartphone sera généralisée à partir de 2021

L’application Carte Vitale servira aux patients à s’identifier dans le système de santé, comme c’est le cas actuellement de la « carte verte » physique. Elle leur permettra également d’accéder à différents services, notamment la consultation de leurs droits des organismes complémentaires en santé. Après l’expérimentation lancée cette année, l’application sera généralisée à partir de 2021.

Bientôt la e-prescription pour les médecins, infirmiers, kinésithérapeutes…

D’autres mesures accompagnent cette évolution vers le numérique. On retiendra notamment que les ordonnances vont être prochainement dématérialisées : d’abord les prescriptions des médicaments, puis les actes infirmiers et les analyses biologiques, et enfin les prescriptions de kinésithérapie. Selon le ministère, la e-prescription permettra de « sécuriser le circuit de transmission de l'ordonnance et favoriser la coordination entre les professionnels ».

Contactez-nous

La Médicale propose des solutions d'assurances dédiées aux professionnels de la santé : Responsabilité Civile Professionnelle, Prévoyance, Multirisque Professionnelle mais aussi Santé, Auto, Habitation, Assurance Emprunteur... Quelle que soit votre activité, découvrez l'ensemble des offres de La Médicale pour vous couvrir aussi bien dans votre vie professionnelle que privée.