Service Sanitaire

Publiée 10 septembre 2018

Côté réglementaire, tout est prêt ! Les textes officiels ont été publiés à la mi-juin, consolidés ce 31 août pour les dispositions relatives au code de santé publique et le 3 septembre pour celles du code de l’éducation nationale. Comme annoncé à la fin du printemps, le service sanitaire entre donc en application pour les étudiants en santé dès cette rentrée 2018. La Médicale répond à vos interrogations. 

Qui concerne-t-il ?

À partir de cette rentée 2018, tous les étudiants en médecine, en pharmacie, en odontologie, en maïeutique, en kinésithérapie et en soins infirmiers, soit un peu plus de 47 000 futurs professionnels de santé seront concernés par ce module, désormais obligatoire dans leur cursus pour l'obtention du diplôme. 
Et à partir de la rentrée 2019, le service sanitaire est prévu pour être élargi aux autres filières santé. Il concernera les orthophonistes, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les audioprothésistes, les diététiciens ou encore les manipulateurs d’électroradiologie médicale.

Combien de temps dure-t-il ?

Pour laisser de la souplesse dans la gestion de l’emploi du temps des futurs professionnels de santé, la durée du service sanitaire est de trois mois à mi-temps. Mais il pourra aussi se faire en six semaines à temps plein (ou 60 demi-journées). Il devrait intervenir en deuxième année pour les futurs infirmiers, en quatrième année pour les dentistes, en cinquième année pour les pharmaciens, et en troisième année pour les médecins. 
Cependant, il faudra attendre l’annonce de la réforme des études de santé prévue pour cette année 2018-2019 par le gouvernement pour savoir si ce projet initial d’organisation restera en l’état. D’autant qu’au vu des discussions estivales entre les parties concernées, la majorité des facultés semblaient préférer intégrer le service sanitaire dans le premier cycle des études.

Comment s’organise-t-il ?

De façon schématique, le service sanitaire comporte trois phases : une formation théorique et pratique des étudiants, l'intervention de prévention elle-même auprès du public ciblé et enfin, le débriefing et une évaluation réalisés par leur enseignant « référent sanitaire ».

Quels sont les thèmes concernés ?

Les actions de prévention. En conformité avec la stratégie nationale de santé des pouvoirs publics, plusieurs thématiques « prioritaires » ont été retenues. Il s’agit notamment de l'alimentation, l'activité physique, les addictions, la santé sexuelle. D'autres actions doivent ultérieurement y être ajoutées comme la sensibilisation à la vaccination, certains dépistages, les troubles du sommeil, l'hygiène bucco-dentaire ou encore l’apprentissage des gestes qui sauvent. 

Qui assure sa mise en œuvre et les thématiques d’actions de prévention ?

Les comités régionaux stratégiques du service sanitaire, co-présidés par le directeur général de l’agence régionale de santé et le recteur de la région académique. À charge pour ces derniers de :
  • « déterminer la stratégie visant à assurer la mise en œuvre du service sanitaire »
  • « élaborer une liste des thématiques d’actions de prévention identifiées comme pertinentes au regard des spécificités du territoire »
  • « identifier les publics auprès desquels le service sanitaire peut être effectué » (écoles, collèges, lycées, mais aussi établissements pénitentiaires, entreprises (santé au travail), maisons de retraite et EHPAD (Etablissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes), ou participation à des maraudes à la rencontre des personnes sans domicile fixe
  • « veiller à faciliter la mise en œuvre des principes d’inter-professionnalité et de pluridisciplinarité dans la réalisation des actions du service sanitaire »
  • « s’assurer d’une répartition équilibrée de la réalisation des actions du service sanitaire sur le territoire. »

Combien ça va coûter ?

Initialement, le budget estimé avoisinait les 7 millions d’euros. Du moins sur la base du rapport du Pr Loïc Vaillant, PU-PH en dermatologie et pilote de la mission préparatoire du service sanitaire. Ce dernier proposait des indemnités kilométriques de 130 euros par mois. Tandis qu’un forfait d'aide au transport ou à l'hébergement de 200 euros était envisagé pour les étudiants intervenant dans les zones éloignées ou isolées.
Les pouvoirs publics ont revu ces estimations à la baisse, avec, entre autres, une contre-proposition d’une enveloppe de 89 euros brut par mois au titre de l’indemnité kilométrique, suscitant cet été, une levée de boucliers des syndicats des carabins. 

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