SAMU : Les premiers assistants de régulation médicale seront formés dès septembre

Publiée 02 septembre 2019

Samu soignants 

Le diplôme d'assistant de régulation médicale a officiellement vu le jour cet été. Une dizaine de centres de formation ont été agréés à la faveur d'un décret et de deux arrêtés (textes n°14 et n°16) parus dimanche 21 juillet au Journal Officiel.

En début d'année, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait annoncé la création d'une formation d’un an afin d’améliorer la formation des opérateurs du SAMU. C’est désormais chose faite. 
En effet, dès septembre prochain, jusqu'à 400 candidats pourront être acceptés dans les centres de formation agréés par le ministère de la Santé à Marseille, Paris, Vannes, Amiens, Angers, Grenoble, Nancy, Nîmes, Poitiers et Reims.

Validation de 4 blocs de compétence

Les candidats devront suivre 1 470 heures d'enseignement pendant leur année de cursus. Une moitié sera théorique. L'autre, pratique, s'appuiera notamment sur des « stages et situations simulées ».
 
Durant cette année d'apprentissage, les postulants devront valider quatre blocs de compétence afin de savoir assurer : 
  • le « traitement d'un appel dans les SAMU »,
  • la « mobilisation et le suivi des moyens opérationnels nécessaires au traitement de la demande sur décision médicale »,
  • mais aussi de maîtriser le « traitement des informations associées à la régulation, à la qualité, à la sécurité et à la vie du service »
  • ou encore de réaliser « l'appui à la gestion des moyens lors de la mise en œuvre des dispositifs prévisionnels de secours, en situation dégradée et en situation sanitaire exceptionnelle ».
À l’arrivée, le diplôme d'assistant de régulation médicale sera accessible à tout ressortissant d'un état membre de l'Union Européenne ou d'un autre État partie à l'accord sur l'espace économique européen, pour peu qu’il soit titulaire du baccalauréat ou d'une attestation d'équivalence.

Mise en confiance et écoute active

Concrètement, dans le cadre du traitement d'un appel au Samu, l'assistant de régulation médicale devra :
  • être à même d’ouvrir un dossier de régulation,
  • de recueillir les informations permettant la localisation de l'appelant,
  • de hiérarchiser les appels et de les orienter vers le médecin régulateur de spécialité en tant que de besoin,
  • de transmettre au médecin régulateur des informations sur une situation,
  • et si nécessaire de guider par téléphone des gestes d'urgence à réaliser à partir de protocoles médicaux préétablis.
Si le candidat sera jugé sur sa pratique de l'écoute active de l'appelant et de la mise en confiance de ce dernier, sa capacité à hiérarchiser les situations en fonction du degré d'urgence constituera un socle essentiel pour l’obtention du diplôme. Rappelons en effet que ce nouveau métier voit le jour à la suite du décès de Naomi Musenga, le 29 décembre 2017. L’appel téléphonique de cette strasbourgeoise de 22 ans, victime d’une « intoxication au paracétamol », n’avait pas été pris au sérieux par une opératrice du Samu de Strasbourg.

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