Retraite des professionnels de santé

Publiée 03 novembre 2017

La caisse de retraite des médecins libéraux donne la possibilité à ses affiliés d’avoir une évaluation en ligne de leurs pensions en fonction de leur âge de départ.

Qu’ils soient généralistes ou spécialistes, les médecins qui exercent à leur compte peuvent savoir à tout moment ce qu’ils pourraient toucher à la retraite. La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) met à disposition de ses affiliés un simulateur en ligne. Accessible via l’espace personnel baptisé « e-CARMF », l’outil donne une estimation du montant annuel des pensions en se basant sur les points de retraite cumulés par le praticien et ceux qu’ils pourraient acquérir dans le futur avec le même niveau de rémunération (et donc de cotisation).
Les estimations portent sur les pensions servies par les trois régimes de retraite des médecins. A savoir : le régime de base, le régime complémentaire et le régime des allocations supplémentaires vieillesse (ASV). Pour ce dernier, il faut rappeler que les deux-tiers des cotisations sont prises en charge par l’Assurance maladie pour les médecins conventionnés en secteur 1. Présentés sous forme d’un tableau, les montants annuels estimés varient selon les régimes et en fonction de l’âge éventuel de départ à la retraite (de 62 à 70 ans).

Taux pleins indiqués

Des cases grisées indiquent le moment où l’affilié pourra liquider ses droits à taux plein dans chacun des trois régimes de retraite. Pour bénéficier d’une pension de base complète, les médecins libéraux (à l’image des autres professions libérales, hormis les avocats) doivent respecter leur durée d’assurance. Cette dernière équivaut à un nombre de trimestres de cotisations vieillesse qui dépend de l’année de naissance de l’assuré. Un médecin né en 1955 devra disposer d’au moins 166 trimestres (41,5 ans) pour percevoir une retraite de base sans décote, contre 172 trimestres (43 ans) pour les confrères nés à partir de 1973.
Si la durée d’assurance n’est pas respectée, la pension de base est minorée de 1,25% par trimestre manquant (dans la limite de 25%, soit 20 trimestres manquants). La décote est automatiquement supprimée pour les départs à la retraite effectués à partir de 67 ans, soit l’âge de retraite à taux plein.

Les conjoints collaborateurs pas oubliés

Dans le régime complémentaire et ASV, il n’y a pas de durée d’assurance et donc, pas de taux plein. En revanche, il existe un système de « surcote ». Les pensions complémentaires et ASV sont majorées de 1,25% par trimestre supplémentaire travaillé entre 62 et 65 ans, puis de 0,75% par trimestre entre 66 et 70 ans. Ces « bonus » visent à inciter les médecins à travailler et ainsi à cotiser plus longtemps.
Les conjoints collaborateurs des praticiens peuvent de la même manière estimer leur future retraite via e-CARMF. Pour rappel, il s’agit des conjoints mariés ou pacsés des médecins qui travaillent pour eux sans être rémunérés, ni détenir de parts dans le cabinet. Le médecin peut verser des cotisations vieillesse à la CARMF au bénéfice de son conjoint collaborateur.
Selon les dernières données disponibles, la CARMF comptait 123.362 cotisants « directs » et 1.630 au titre des conjoints collaborateurs. La pension totale moyenne servie aux médecins retraités s’élève en 2017 à 2.632 euros par mois, dont 21% issus de la retraite de base, 44% de la retraite complémentaire et 35% de l’ASV.

Contactez-nous

Recherchez votre agence

rechercher agences La MédicaleEn cliquant
sur la carte

Posez une question, informez-vous

Les assurances Médicale de France proposent des prestations spécifiques pour les métiers de la santé : découvrez les offres responsabilité civile pour professionnel de santé, la protection juridique du médecin, l'assurance emprunteur du professionnel de santé et les offres multirisques habitation pour protéger le lieu de travail