La santé des étudiants

Publiée 20 août 2018

Fondé en 1989, l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE) a publié en septembre dernier les conclusions de son enquête nationale « Conditions de vie des étudiants ». Réalisée à un rythme triennal depuis sa création, l’enquête a pour ambition depuis 1994 de recueillir et d’analyser des informations pertinentes sur les conditions de vie des étudiants. Bien qu’à leur âge, les étudiants devraient se déclarer en bonne santé, il reste de nombreuses zones insatisfaisantes.

Pour ce faire, l’OVE sollicite les étudiants, en les invitant à répondre à un questionnaire. Plus de 67.000 étudiants l’ont complété. 
Voici les premiers enseignements de leur autoévaluation. D’une manière générale, 
•    61,9% d’entre eux se disent satisfaits ou très satisfaits de leur état de santé.
•    Cette proportion est plus forte chez les hommes (66,9%) que chez les femmes (57,5%).
•    1 étudiant sur 10 seulement est peu ou pas satisfait. 

Pourtant, dans le détail, il existe des zones de mal-être comme l’extrême fatigue, le stress et des problèmes de sommeil.

Alors qu’en 2013, 20% des étudiants indiquaient n’être concernés par aucun des symptômes proposés, ils ne sont plus que 16% dans ce cas en 2016. Entre 2013 et 2016, on observe une augmentation de la déclaration de l’ensemble des symptômes (+ 6 points de % en moyenne), particulièrement l’épuisement (+ 8 points). 

Un accès au soin inégal

30,3% des étudiants affirment avoir déjà renoncé à des soins et, dans 44,5%, des cas, ils l’ont fait en raison de contraintes financières.

Ce chiffre est élevé, car ils disposent tous d’une couverture médicale. De plus, 64% d’entre eux sont affiliés à la sécurité sociale étudiante. En outre, il faut savoir qu’un étudiant sur quatre bénéficie d’une protection complémentaire, celle des parents (45,2%). Seuls 9% des étudiants déclarent ne pas avoir de couverture complémentaire.

Comportement à risque

Les jeunes peuvent être tentés d’adopter des pratiques interdites ou déconseillées.
•    15% des étudiants déclarent fumer tous les jours, mais heureusement 75,7% résistent à l’appel du tabac.
•    Un tiers de ces jeunes boivent de l’alcool au moins une fois semaine (2% tous les jours). 
•    Dans le mois qui a précédé l’enquête, 46% des étudiants ont été au moins une fois en état d’ivresse (dont 7,9% plus de quatre fois).

Une étude de la Smerep, réalisée en 2017, apporte quelques précisions complémentaires, en termes d’alimentation et de prise de risque.
•    En moyenne, les étudiants ne consacrent que 9 euros pour se nourrir tous les jours, et, pire, 38% d’entre eux dépensent moins de 5 euros par jour dans ce but (contre 22% en 2016). 
•    La « malbouffe » entraine certains symptômes. Près de 10% des étudiants ont déjà rencontré un taux de cholestérol et/ou taux de glycémie trop élevé ou encore des problèmes de tension artérielle.
•    Par ailleurs, 30% des étudiants (contre 25% en 2016) ont déjà testé au moins 1 type de produits psychoactifs, du type cannabis, amphétamines, ou autres. 

Contactez-nous

Recherchez votre agence

rechercher agences La MédicaleEn cliquant
sur la carte

Posez une question, informez-vous

Les assurances Médicale de France proposent des prestations spécifiques pour les métiers de la santé : découvrez les offres responsabilité civile pour professionnel de santé, la protection juridique du médecin, l'assurance emprunteur du professionnel de santé et les offres multirisques habitation pour protéger le lieu de travail