Pharmaciens

Publiée 01 avril 2019

démographie population pharmaciens 

Alors que le rendez-vous annuel de la profession, PharmagoraPlus, vient de fermer ses portes, une récente étude de la Drees révèle que l’arrivée de nouveaux pharmaciens devrait compenser les nombreux départs à la retraite de la génération du baby-boom, escomptés ces dix prochaines années. 

Sans préjuger de ce qui restera, in fine, des nouvelles prérogatives dévolues aux pharmaciens (vaccination, possibilité limitée de prescription…), dans le cadre du projet de loi de santé qui vient d’être adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, la profession peut, en tout cas, être certaine d’une chose. Sur le volet démographique, la relève est a priori assurée jusqu’en 2040. 
Une étude de la Drees publiée à la fin du mois de mars estime, en effet, que le nombre de pharmaciens devrait passer de 73 000 aujourd’hui, à 79 000 en 2040. Soit une augmentation de 8%. L’une des raisons principales de ce changement de tendance qui voyait la population des pharmaciens en exercice stagner depuis des années ? Le relèvement du numerus clausus opéré à partir de 2003 qui commence cette année à porter ses fruits.

La piste du scénario tendanciel 

Comme le relèvent les auteurs de l’étude, dans les dix prochaines années, les pharmaciens devraient bien être « plus nombreux à cesser leur activité en raison de l’arrivée de l’âge à la retraite des générations ayant connu un numerus clausus élevé au début des années 1980 ». Cependant, poursuit la Drees, « si le nombre de places offertes aux étudiants demeurait au niveau du numerus clausus actuel et si le flux de professionnels diplômés à l’étranger se maintenait, alors l’arrivée de nouveaux praticiens compenserait ces nombreux départs ». 
A condition toutefois que les différentes données sur lesquelles reposent cette projection n’évoluent pas. C’est ce que la Drees appelle le scénario tendanciel qui « repose sur l’hypothèse de comportements constants, observés à partir du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) de 2015 à 2018.

Portrait-robot du pharmacien de demain

Tout d’abord, l’officine devrait rester le lieu d’exercice principal du pharmacien, puisque la part des praticiens y exerçant restera stable (autour de 69%). Avec l’accentuation d’un phénomène actuel cependant : l’accroissement du salariat dans les officines. En effet, « la part des titulaires d’officines continuerait de diminuer passant de 37% à 33% entre 2018 et 2040, alors que celle des adjoints augmenterait (36% des pharmaciens seraient salariés dans une officine en 2040, contre 33% aujourd’hui), soulignent les auteurs de l’étude. Qui ont par ailleurs relevé la confirmation de deux autres tendances :  le rajeunissement de la profession puisque l’âge moyen des pharmaciens passerait de 46,4 ans en 2018 à 44,9 ans en 2040. Et la poursuite de la féminisation du métier passant de 68% en 2018 à 70% en 2040. A noter que cette progression des femmes se fera au bénéfice des titulaires d’officine qui passeraient ainsi de 55% aujourd’hui à 66% en 2040. En effet, les auteurs relèvent que la part des femmes pharmaciens exerçant dans les établissements de santé et comme salariées d’officine devrait diminuer. 

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