Permanence des soins en 2018

Publiée 08 avril 2019

médecins garde 

Alors que le 13è Congrès de Médecine Générale France se terminait samedi dernier, le Conseil de l’Ordre révélait fin mars, dans son rapport annuel, que les volontaires à la participation aux tours de garde étaient à 93% des généralistes libéraux. Et pointait les mutations de l’an passé en matière d’organisation de la PDSA.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a rendu public son rapport annuel sur la permanence des soins ambulatoire (PDSA). En préambule, l’institution ordinale relève que l’année 2018 a été une année de mutations importantes pour la PDSA, avec la création de nouvelles régions et la mise en place du 116-117, le nouveau numéro unique à composer pour joindre un médecin de garde. Ensuite, côté chiffres, l’Ordre indique que le taux de volontariat national s’élevait l’an passé à 38,6% dans 79 départements sur 101. Ce qui représente 23 197 médecins volontaires pour 60 131 médecins susceptibles d’y participer. L’Ordre précise cependant que « la disparité des taux d’un département à l’autre est très importante et la participation peut varier de moins de 10% pour certains à 100% pour d’autres ». A l’arrivée, « 62% des Conseils départementaux de l’Ordre des médecins (Cdom) considèrent que la PDS fonctionne bien dans leur département ». Mais 16% « considèrent que la qualité du fonctionnement est mitigée et fragile ». Les principales raisons avancées par les CDOM concernés pour expliquer cette fragilité ? Une démographie médicale insuffisante, la présence de « zones blanches » au sein du département par manque de médecins ou encore les « difficultés d’organisation liées à la réduction injustifiée du nombre de territoires conduisant à des secteurs de gardes qui mettent à mal les médecins volontaires et compliquent l’accès aux soins ».

31 gardes par an en moyenne

En 2018, les médecins participant à la permanence des soins ambulatoires ont réalisé 31 gardes en moyenne. Ces dernières étant avant tout assurées par les médecins généralistes libéraux exerçant en cabinet. En effet, ils représentaient l’an passé « 93% des médecins participant à la PDSA ». Tandis que la part des médecins salariés exerçant en centre de santé « n’était que de 1% et celle des médecins remplaçants exclusifs de 5% ». 
Par ailleurs, en complément de son rapport annuel, l’Ordre a également commandé une étude à l’institut Elabe pour essayer de cerner les motivations et les freins à la participation des praticiens à la permanence des soins. 4 973 médecins généralistes en activité régulière, retraités actifs ou remplaçants ont ainsi été interrogés.

Le sens du devoir 

Tout d’abord, le jugement de ces praticiens sur le fonctionnement actuel de la PDSA est plutôt positif puisqu’ils sont 68% à estimer « qu’elle fonctionne bien », même s’ils sont aussi 36% à penser que la situation se détériore. Ensuite, plus de sept médecins sur dix citent « le sens du devoir » et « la solidarité avec les autres médecins de leur secteur » comme principaux leviers de participation aux tours de garde, devant les motivations financières (53%). Quant aux principaux freins, les médecins interrogés indiquent à 81%, « un emploi du temps professionnel déjà chargé », la « fatigue induite par les gardes (68%) » et la « difficulté de concilier gardes et vie de famille », un item évoqué à 84% par les médecins de moins de 40 ans, les remplaçants et les femmes. Pour conclure, près de sept médecins sur dix qui assurent des gardes estiment être « bien informés sur la PDS », mais cette proportion est moindre chez les jeunes. En effet, « 55% des moins de 30 ans, et 46% des 30-40 ans se disent mal informés » sur le fonctionnement de la permanence des soins.

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