Fin de vie

Publiée 29 mars 2019

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Défavorable à l’euthanasie, le Comité d’éthique a décidé de ne pas modifier la loi Clayes-Leonetti et a pointé la nécessité qu'elle soit mieux connue par les Français. 

En septembre dernier, après huit mois de débat et de réflexion, le Comité d’éthique a rendu son avis sur la fin de vie : il a jugé qu’il ne faut pas modifier la loi Clayes-Leonetti de 2016, qui interdit l’euthanasie et le suicide assisté. Le Comité insiste en revanche sur la nécessité de la faire mieux connaître, notamment en ce qui concerne les directives anticipées. En effet, d’après un sondage de janvier 2018*, la loi est encore ignorée par 40% des Français âgés de 50 et plus, et seulement 19% de cette population sait précisément ce que sont les directives anticipées. 

Seul 1 senior sur 10 a rédigé ses directives anticipées

Méconnue, la loi est donc aussi peu appliquée. Parmi les Français âgés de plus de 50 ans, seule 1 personne sur 10 dispose de ses directives anticipées et un tiers déclarent qu’elles pourraient les rédiger. En revanche, 1 senior sur 2 exclut de le faire.
Pour la première catégorie de Français « adeptes » des directives anticipées, la principale motivation est de libérer leurs proches de la responsabilité de décider pour eux. Leur priorité est aussi de ne pas subir d’acharnement thérapeutique. 
À l’inverse, ceux qui n’envisagent pas de rédiger de directives anticipées font confiance à leurs proches pour décider à leur place et/ou n’ont pas envie de se projeter dans leur fin de vie.

Le médecin généraliste, interlocuteur privilégié pour parler des droits de la fin de vie

Près de 8 médecins généralistes sur 10 parlent avec leurs patients des directives anticipées, soit parce que leurs patients les interrogent directement, soit parce qu’ils décident d’aborder le sujet, en particulier avec leurs patients gravement malades et avec les personnes âgées.
Parmi les médecins généralistes qui abordent le sujet des directives anticipées avec leurs patients, 4 sur 10 jugent que c’est un sujet difficile à aborder. Pour les aider, le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie met à leur disposition un kit de communication qui inclut un guide à destination des professionnels de santé.

*Sondage BVA pour le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie. Janvier 2018. Échantillon de 201 médecins généralistes représentatifs de la population concernée et 964 Français âgés de 50 ans et plus représentatifs de la population concernée. 

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