Chirurgiens-dentistes

Publiée 12 janvier 2018

L’effectif des chirurgiens-dentistes devrait progresser de 18% pour atteindre 48.000 professionnels en 2040. Cette hausse s’explique en partie par l’afflux grandissant de praticiens diplômés à l’étranger.

Voilà une profession de santé qui se porte comme un charme. Selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère des Solidarités et de la Santé parue le 25 septembre 2017, le nombre de chirurgiens-dentistes va exploser dans les trente prochaines années.
De 41.200 professionnels en activité âgés de moins de 71 ans recensés au 1er janvier 2016, l’effectif devrait passer à 48.000 d’ici 2040. Soit une progression de 18% en l’espace de 24 ans. A titre de comparaison, la population française dans son ensemble devrait augmenter dans le même temps de seulement 9%, selon les projections de l’Insee. C’est-à-dire deux fois moins vite !

Engouement pour le cumul emploi-retraite

Ce résultat est d’autant plus remarquable que la profession va connaître des départs massifs à la retraite durant cette période. Entre 2016 et 2025, les cessations d’activité vont bondir de 32% pour dépasser les 2.000 (contre environ 1.500 aujourd’hui). Le numerus clausus en études d’ontologie ayant été élevé dans les années 1970, une cohorte importante de chirurgiens-dentistes va prendre sa retraite en même temps. Ce phénomène de « papy-boom » est toutefois atténué par deux mesures : le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite (l’âge minimum à partir duquel un actif est autorisé en France à quitter la vie professionnelle) et l’assouplissement du cumul emploi-retraite (CER).
Depuis le 1er janvier 2009, les retraités peuvent cumuler, sans limitation, leurs pensions et un revenu d’activité s’ils sont partis à l’âge de retraite à taux plein (l’âge à partir duquel la décote est automatiquement supprimée et qui est progressivement porté de 65 à 67 ans d’ici 2022) ou s’ils ont liquidé leurs droits à la retraite en respectant leur durée d’assurance. Il s’agit du nombre de trimestres de cotisations vieillesse exigé pour percevoir une retraite de base sans abattement qui varie selon l’année de naissance de l’assuré. Du coup, le nombre de chirurgiens-dentistes retraités qui reprennent une activité ne cesse de progresser. Chez les actifs de 62 ans et plus, leur part est passée de 12% à 14% de 2012 à 2016.

Hausse du numerus clausus

La hausse annoncée du nombre de chirurgiens-dentistes ne s’explique pas seulement par l’engouement de ces professionnels pour le CER. Elle résulte avant tout de l’augmentation du numerus clausus depuis 2004 qui a atteint 1.199 places en 2017. Reste que, comme il faut six ans pour former un chirurgien-dentiste (et même neuf ans pour les spécialistes en chirurgie orale), cette hausse ne produira pas tout de suite ses effets.
Le dynamisme démographique de la profession sera d’abord alimenté par l’afflux de diplômés de l’étranger. Déjà, 31% des nouveaux inscrits à l’Ordre national des chirurgiens-dentistes avaient obtenu leur diplôme hors de France en 2016, contre 5% en 1999. Le nombre de « primo-entrants » diplômés de l’étranger devrait augmenter de 5% par an d’ici 2025, d’après la Drees.
Ces arrivées vont entraîner un rajeunissement de la profession. L’âge moyen des chirurgiens-dentistes en activé dans l’Hexagone va passer de 48 ans en 2012 à 44 ans en 2032. La part des 55 ans ou plus va chuter de 17 points pour représenter 19% de la profession en 2040. A contrario, la part des moins de 35 ans devrait grimper de 20% en 2016 à 23% en 2040.

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