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Les dernières actus de la Médicale septembre 2010


Hausse des dépenses de santé à fin juillet : des résultats mitigés


Les derniers chiffres de l’Assurance maladie communiqués le 24 /08 dernier font état d’une hausse de 2,9 % des dépenses de soins de ville sur les 7 premiers mois de 2010. On observe un ralentissement par rapport à fin mai (+ 3,3 %) et fin juin (+ 3,1 %). Les dépenses de soins en médecine générale diminuent de 2,1 % depuis janvier 2010. Les dépenses liées aux honoraires médicaux et dentaires, sont stables à + 0,1 %. Le tableau est différent pour les soins d’auxiliaires médicaux. Avec + 6 %, la hausse est notable. En ce qui concerne les dépenses induites par les médicaments de ville, l’augmentation s’élève à 1,4 %. Enfin, les dépenses d’analyses médicales enregistrent une croissance de + 0,6 % depuis le début de l’année.


La réforme à venir du post-internat : vers la fin du clinicat ?


Le post-internat, c’est environ 7 000 postes dont la moitié sont tenus par des chefs de clinique. En fin de cursus, il est très prisé par ce qu’il offre en matière d’autonomie, de complément de formation, d’enseignement et de recherche. Or, si rien n’est fait, ce post-internat va se transformer « en foire d’empoigne » du fait de l’afflux massif d’internes qui se profile (news ci-dessus). Comment permettre un redéploiement équitable des effectifs ? Dans un récent rapport, l’IGAS préconise l’instauration d’une année post-cursus, un « internat senior » accessible à tous les internes qui sonnerait le glas du clinicat, rien de moins ! L’ISNCCA, par la voix du Dr Gay son président s’insurge contre un tel projet. Il rappelle le rôle central dévolu aux chefs dans les services tout en estimant que « … ce n’est pas parce que tous les internes ne peuvent prétendre à un poste de chef de clinique qu’il faut supprimer le clinicat … » Quoi qu’il en soit une telle mesure, si elle était adoptée modifierait en profondeur toute l’organisation hospitalo-universitaire dans notre pays.

 

Cette information fera l’objet d’un développement plus fouillé accessible au lectorat de la news-letter.


Les groupements de coopération sanitaire désormais prêts à fonctionner


Instaurés par une ordonnance du 4 /09 /2003, les GCS se sont vus réactivés par l’article 23 de la loi HPST du 21 /07 /2009. Rappelons que parmi les missions du GCS il y a celle de réaliser ou de gérer, pour le compte de ses membres, des équipements d’intérêt commun, plateaux techniques, blocs opératoires, pharmacies à usage intérieur, etc. Une action croisée et complémentaire des acteurs de soins, établissements et praticiens, y compris libéraux en quelque sorte. Un décret et un arrêté, l’un et l’autre du 23 /07 /2010 (JO du 25 /07) précisent son organisation et son administration ainsi que les compétences qui peuvent lui revenir de la part du directeur de l’ARS en fonction des besoins locaux en matière de soins. Un des pôles sur lesquels les pouvoirs publics comptent dans le cadre de la nouvelle organisation des soins est désormais en situation de jouer pleinement son rôle.


Rentrée Universitaire 2010 – 2011. Une hausse significative du nombre d’internes


6 839 postes d’internes sont ouverts dans le cadre de la présente rentrée, soit 10,5 % de plus que l’an dernier ce qui est très important. Les postes en médecine générale sont au nombre de 3 632 (+ 9 % par rapport à 2009). La progression s’avère aussi notable pour certaines spécialités telles que la cancérologie, la rééducation fonctionnelle, anatomo-cyto-pathologie, la biologie médicale. La hausse est plus modérée en psychiatrie (+ 4,8 %) et en pédiatrie (+ 8,3 %). A contrario, le nombre de postes s’inscrit à la baisse en chirurgie (- 2,3 %), les pouvoirs publics estimant que la spécialité bénéficie d’un nombre de praticiens en formation suffisant (550 postes). Ce sont quelques 38 500 internes que les pouvoirs publics prétendent former d’ici à 5 ans. Il importe dès à présent que les facultés se mettent en capacité d’accueil de ces futurs médecins ce qui n’est pas simple. Jamais en effet ils n’auront été en si grand nombre.