L’historique des actus de la Médicale - Les cursus

2010

 

La Roumanie attire les étudiants en médecine français

262 étudiants français ont, à la rentrée 2009, entamé ou poursuivi leurs études de médecine à l’Université de Cluj en Roumanie et leur nombre croît rapidement. Une évolution forte se dessine donc. Pour ces étudiants, cet exil leur permet de contourner les difficultés posées par le numerus clausus national. Pas de concours d’entrée pour les étudiants non roumains mais un système d’admission sur dossier. Le coût de l’inscription s’élève à 5 000 €. 70 % des cours sont obligatoires. Qui plus est, la Roumanie entrée dans l’Union en 2007 est un pays à forte inclination francophone. Pour les étudiants étrangers admis, les 3 premières années se font dans la langue maternelle. A compter de la 4ème année le roumain devient langue commune à tous. Ces étudiants ambitionnent majoritairement de revenir exercer en France à la fin de leurs études. De fait, la reconnaissance des cursus médicaux au sein de l’UE les y autorise ce qui pousse certains observateurs à s’interroger sur l’âpreté du cursus français alors que le pays commence à manquer de médecins.

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Première Année des Etudes de santé (PAES) effective dès la prochaine rentrée

L’ambitieuse réforme de la PAES va produire ses effets dès la rentrée. Cette 1ère année sera commune aux étudiants en médecine odontologie, pharmacie et maïeutique (sage-femme). A l’issue de cette 1ère année, les étudiants pourront se présenter à l’un ou à plusieurs des 4 concours propres à chacune de ces disciplines. En cas d’échec, le redoublement ne sera autorisé – une seule fois – que pour les étudiants de rangs en-deçà de 2,5 à 3 fois la somme des 4 numerus clausus. Mais en amont, dès la fin du 1er semestre, les étudiants en difficulté se verront proposer immédiatement une réorientation. Reste que le flou demeure quant aux conditions de cette réorientation en cours d’année. Des passerelles sont à l’étude vers des cursus en économie, psychologie, etc. On se rappelle la volonté du ministre de l’Enseignement supérieur de mettre en place cette réforme afin de lutter contre les très nombreuses situations d’échec sans possibilité de rebond à l’issue de la 1ère année de 1er cycle.  

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Permanence des soins des vétérinaires comme pour les médecins ?

L’accroissement du nombre d’étudiants en médecine liée à l’ouverture du numerus clausus au cours des dernières années se traduit aujourd’hui, au niveau de l’internat, par à une saturation des lieux de stage hospitaliers, notamment en pédiatrie et en gynécologie. Or, ces stages sont nécessaires aux internes en médecine générale afin de valider leur 3ème année d’internat. C’est la raison pour laquelle l’ISNAR-IMG réclame l’ouverture de stages en ambulatoire. Une expérience menée après de pédiatres libéraux en région Rhône-Alpes a donné toute satisfaction. Mais pour la généraliser et l’institutionnaliser, une réforme des textes est nécessaire. Ceci noté, la disposition prévue dans la loi HPST prévoyant l’ouverture de stages d’internats en établissements privés pourrait aussi contribuer à régler en partie ce problème.

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La réforme à venir du post-internat : vers la fin du clinicat ?

Le post-internat, c’est environ 7 000 postes dont la moitié sont tenus par des chefs de clinique. En fin de cursus, il est très prisé par ce qu’il offre en matière d’autonomie, de complément de formation, d’enseignement et de recherche. Or, si rien n’est fait, ce post-internat va se transformer « en foire d’empoigne » du fait de l’afflux massif d’internes qui se profile (news ci-dessus). Comment permettre un redéploiement équitable des effectifs ? Dans un récent rapport, l’IGAS préconise l’instauration d’une année post-cursus, un « internat senior » accessible à tous les internes qui sonnerait le glas du clinicat, rien de moins ! L’ISNCCA, par la voix du Dr Gay son président s’insurge contre un tel projet. Il rappelle le rôle central dévolu aux chefs dans les services tout en estimant que « … ce n’est pas parce que tous les internes ne peuvent prétendre à un poste de chef de clinique qu’il faut supprimer le clinicat … » Quoi qu’il en soit une telle mesure, si elle était adoptée modifierait en profondeur toute l’organisation hospitalo-universitaire dans notre pays.

 

Cette information fera l’objet d’un développement plus fouillé accessible au lectorat de la news-letter.

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Rentrée Universitaire 2010 – 2011. Une hausse significative du nombre d’internes

6 839 postes d’internes sont ouverts dans le cadre de la présente rentrée, soit 10,5 % de plus que l’an dernier ce qui est très important. Les postes en médecine générale sont au nombre de 3 632 (+ 9 % par rapport à 2009). La progression s’avère aussi notable pour certaines spécialités telles que la cancérologie, la rééducation fonctionnelle, anatomo-cyto-pathologie, la biologie médicale. La hausse est plus modérée en psychiatrie (+ 4,8 %) et en pédiatrie (+ 8,3 %). A contrario, le nombre de postes s’inscrit à la baisse en chirurgie (- 2,3 %), les pouvoirs publics estimant que la spécialité bénéficie d’un nombre de praticiens en formation suffisant (550 postes). Ce sont quelques 38 500 internes que les pouvoirs publics prétendent former d’ici à 5 ans. Il importe dès à présent que les facultés se mettent en capacité d’accueil de ces futurs médecins ce qui n’est pas simple. Jamais en effet ils n’auront été en si grand nombre. 

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