L’historique des actus de la Médicale - Faits divers

2010

 

Un clash conventionnel – Changement de président à MG-France

La médecine libérale semble en ébullition. La CSMF quitte avec éclat la table des négociations conventionnelles reprochant à la ministre de la Santé ses dernières déclarations sur l’inconcevabilité de conclure une nouvelle convention médicale à moins d’un an d’importantes élections aux URPS au titre desquelles les rapports de force entre les uns et les autres pourraient se voir modifiés. Et le syndicat de reprocher aussi la marginalisation de la médecine libérale, le blocage des honoraires, la gestion de l’épidémie H1N1… Au même moment ou presque, à MG-France, le président Olivier-Koeret est débarqué au profit du docteur Claude Liecher, généraliste dans la Drôme. D’évidence le président sortant paye son soutien – seul contre presque tous – à la loi HPST alors que les médecins généralistes sont très critiques vis-à-vis du gouvernement (blocage des honoraires, contrats santé-solidarité, mise à l’écart dans le cadre des vaccinations anti-H1N1…).

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La médecine et l’accroissement du nombre de plaintes en Italie

Le Quotidien du Médecin du 17 /02 /2010 fait état de la situation de l’Italie en matière médico-légale et cette situation se tend. Les plaintes sont en nombre croissant : 30 000 en 2007, soit le double du nombre enregistré en 1994. Les alertes et requêtes lancées visant à une prise en compte de ce phénomène ne semblent pas, pour l’instant, donner lieu à des actions de prévention des risques suffisamment efficaces. La typologie des demandes portent d’abord sur l’orthopédie (17,5 % des cas), l’oncologie (13,5 % des cas), la gynécologie (7,7 % des cas) et les urgences (3 % des cas). 1 plainte sur 2 a trait à un problème survenu lors de l’intervention chirurgicale, 1 sur 4 à l’erreur de diagnostic, 1 sur 8 à une thérapie inadaptée. 68 % des erreurs sont commises à l’hôpital. La moyenne par plainte de règlement à l’amiable s’élève à 25 000 €. Enfin, les observateurs font état d’une augmentation sensible des infections nosocomiales.

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Pour le médiateur de la République, les médecins doivent davantage communiquer avec leur patient

Le pôle santé de la médiation de la République est en place depuis maintenant une année. Durant cette période, il a reçu 5 000 appels de patients ou d’ayants droit, appels portant en majorité sur le manque de communication des médecins envers la patientèle. Pour le médiateur, par crainte du procès « … les professionnels se sont focalisés sur la technique au détriment du relationnel… » Or, ce relationnel prend aujourd’hui une place très importante, celle voulue par le législateur. De fait, et sans qu’il soit besoin de la loi pour cela, la médecine est d’abord un humanisme d’où une dimension d’oralité qui doit demeurer prégnante.Et les réclamations pour défaut d’information – ou supposé telle – conduisant à un consentement vicié constituent désormais un gisement durable de contentieux.

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Les médecins à expertise particulière (MEP) se structurent

Acupuncteurs, mésothérapeutes, nutritionnistes… On dénombre à environ 15 000 le nombre de MEP exerçant dans notre pays. Se sentant quelque peu « oubliés », ils viennent de se doter d’un Conseil national professionnel présidé par le docteur Michel Fauré, médecin acupuncteur à Marseille. Placé sous l’égide du Syndicat des médecins libéraux, ce conseil aura pour tâche de mieux mettre en lumière l’ensemble des disciplines concernées et d’en défendre les expertises. C’est le premier acte vers la recherche d’un statut clairement identifié du MEP, condition sine qua none pour pouvoir discuter en propre avec l’Assurance-Maladie. Dans l’immédiat, le CNP se rapproche de la Fédération des spécialités médicales afin de se greffer aux discussions en cours, notamment sur le DPC.

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Dépenses de soins de villes en 2009 : une hausse qui reste modérée

Mi-avril, lors de son point d’information, la CNAM a présenté l’état des dépenses de soins de villes pour l’année 2009. Les dépenses remboursées par le régime général croissent globalement de 3,9 % par rapport à 2008. On est loin des pics entre 7 et 8 % du début des années 2000. Ce sont les frais médicaux et dentaires qui évoluent le moins : + 1,9 %. Les dépenses de soins de spécialistes augmentent de 2,8 % (contre 2,7 % en 2008). Ce sont les dépenses de soins infirmiers et kinésithérapiques qui évoluent le plus : + 6,7 %.

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Permanence des soins des vétérinaires comme pour les médecins ?

On en parle peu, mais les vétérinaires assument depuis toujours une véritable et efficace permanence de soins, notamment en zones rurales. De ce point de vue, ils protègent aussi l’homme puisque 75 % des maladies infectieuses proviennent d’une contamination de celui-ci par l’animal. Or la médecine vétérinaire rurale connaît aujourd’hui une crise des vocations qui crée les conditions d’une possible dégradation de cette permanence de soins. C’est pourquoi la profession, par la voie des ses institutionnels, Ordre et syndicat en appelle aux collectivités locales pour l’aide à la création de structures médicale de gardes à l’instar de ce qui se fait déjà en médecine.

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Revenus 2008 des médecins : un cru moyen

La CARMF vient de rendre public sur son site internet le revenu net moyen avant impôt des médecins pour 2008. Il y est question de stagnation, ce revenu moyen s’établissant à 81 791 € (+ 0,14 % par rapport à 2007). Bien entendu, des écarts importants sont à pointer selon le secteur et la spécialité ; 77 554 € en secteur I contre 96 724 € en secteur II. Le revenu moyen des généralistes s’établit à 69 403 € tandis que celui des autres spécialités est de 98 000 €. Au sein de ces dernières, on passe du simple au triple : 46 974 € pour l’endocrinologue à 156 722 pour l’anesthésiste-réanimateur. Les spécialités cliniques (médecine générale, pédiatrie, rhumatologie) enregistrent une baisse de leurs revenus. A contrario, les néphrologues (+ 8,5 %), les ophtalmologistes (+ 3,8 %) font partie des spécialistes « mieux lotis » au titre de cet exercice.

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Vers des professions de santé intermédiaires ?

Le député Laurent Hénart a été chargé par les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur de réfléchir à la création de professions de santé dites « intermédiaires » notamment pour pallier les effets de la baisse de la démographie médicale. Il s’agirait de créer un échelon intermédiaire entre les professionnels paramédicaux et les médecins à l’instar de ce qui existe déjà dans certains pays, notamment en Suisse et au Québec où interviennent des infirmières spécialisées dans certains domaines (néonatologie, cardiologie, etc.) Il s’agit de donner une plus grande place aux non-médecins au sein de la sphère de soins, ce que préconisait, dès 2004, l’Observatoire national de la démographie des professions de santé. Ce n’est ni plus ni moins qu’un transfert de tâches, système déjà acquis dans de nombreux domaines en matière de soins.

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Hausse des dépenses de santé à fin juillet : des résultats mitigés

Les derniers chiffres de l’Assurance maladie communiqués le 24 /08 dernier font état d’une hausse de 2,9 % des dépenses de soins de ville sur les 7 premiers mois de 2010. On observe un ralentissement par rapport à fin mai (+ 3,3 %) et fin juin (+ 3,1 %). Les dépenses de soins en médecine générale diminuent de 2,1 % depuis janvier 2010. Les dépenses liées aux honoraires médicaux et dentaires, sont stables à + 0,1 %. Le tableau est différent pour les soins d’auxiliaires médicaux. Avec + 6 %, la hausse est notable. En ce qui concerne les dépenses induites par les médicaments de ville, l’augmentation s’élève à 1,4 %. Enfin, les dépenses d’analyses médicales enregistrent une croissance de + 0,6 % depuis le début de l’année.

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